Le règne de Constantin (306-337)
- Par Christophe Badel
- et Hervé Inglebert
Pages 112 à 113
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- BADEL, Christophe
- et INGLEBERT, Hervé,
- Badel, Christophe.
- et al.
- Badel, C.
- et Inglebert, H.
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- et Inglebert, H.
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- et al.
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- et INGLEBERT, Hervé,
Dès 309, Constantin fait frapper une nouvelle monnaie d’or (le solidus = le sou, environ 3,5 g) qui sera l’étalon international pendant des siècles. Afin de prévenir les usurpations, il poursuit la séparation des administrations civile et militaire et crée les préfectures régionales du prétoire, grands ensembles qui organisaient l’administration provinciale (provinces et diocèses de Dioclétien) au profit d’un front militaire (Rhin, Danube, Orient). Il crée une élite Sénatoriale élargie qui cumule le prestige, le pouvoir économique et social, et le pouvoir administratif. De 324 à 330, il fait construire une nouvelle capitale, Constantinople, qui permet de surveiller les fronts danubien (les Goths) et Oriental (les Perses). Elle est conçue comme une nouvelle Rome en Orient (où la langue administrative officielle était le latin depuis Dioclétien) et Constantin s’y fait enterrer.
Constantin, grand général, ne perd aucune bataille en trente ans de règne, que ce soit contre les barbares (sur le Rhin ou sur le Danube) ou contre d’autres empereurs romains (Maxence en 312, Licinius en 316 et en 324). Il renforce l’armée de campagne mobile qui suivait l’empereur (les comitatenses) et la sépare des troupes stationnées sur les frontières (les ripenses), tant statutairement (les comitatenses étant mieux payés) que géographiquement (les comitatenses sont plutôt installés en garnison en arrière du limes, dans les villes où se trouvent les arsenaux). Mais lors des grandes expéditions, jusqu’en 363, de…
Date de mise en ligne : 07/10/2024
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