Introduction. Geoint, géopolitique et aide à la décision
Pages 15 à 32
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- BOULANGER, Philippe,
- Boulanger, Philippe.
- Boulanger, P.
- P. Boulanger
https://doi.org/10.3917/arco.boula.2024.01.0015
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- Boulanger, Philippe.
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Le Geospatial Intelligence est un domaine d’activités en plein essor depuis le début du xxie siècle, encore plus depuis les années 2010. Au premier abord, il se définirait par « renseignement géospatial », c’est-à-dire un domaine d’activités lié au renseignement et à l’exploitation de l’imagerie satellitaire. Effectivement, à partir des premiers lancements de satellites militaires d’observation et du programme U2 (avion espion) lancé en 1956, une spécialité liée au renseignement s’est développée dès les années 1960, notamment aux États-Unis. Le terme commence à être employé en France, dans les années 1980, par les experts de ce domaine dont le nombre est relativement limité. Depuis les années 2000, marquées par les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, puis par les différentes interventions militaires occidentales d’envergure (Afghanistan entre 2001 et 2014, Irak entre 2003 et 2011, Afrique sahélienne entre 2013 et 2022), le terme désigne une autre réalité à la fois conceptuelle et opérationnelle. Il désigne la recherche de la détection de changement à partir des nouvelles technologies et d’un mode de raisonnement intellectuel. L’acronyme de Geoint traduit bien ces mutations profondes des savoirs militaires liés à l’emploi des nouvelles technologiques de l’information et de la communication, de l’intelligence artificielle et de nouveaux capteurs qui apportent de nouvelles données (drones, ballons, avions, navires, etc.). S’il continue d’être traduit par « renseignement géospatial », il désigne, au second abord, la fusion de données géolocalisées multi-sources et multi-capteurs…
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