Rue d’Ulm
- Par Jérémie Gallon
Pages 285 à 297
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Notes
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[1]
Daudet Léon, Bréviaire du journalisme, Paris, Gallimard, 1936, p. 135.
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[2]
Introduction de Georges Pompidou à Peyrefitte Alain, Rue d’Ulm. Chroniques de la vie normalienne (3e édition), Paris, Flammarion, 1977, p. 17.
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[3]
Pompidou Georges, Pour rétablir une vérité, op. cit., p. 13-14.
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[4]
Fumaroli Marc, Exercices de lecture. De Rabelais à Paul Valéry, Paris, Gallimard, 2006, p. 13.
-
[5]
Lettre de Georges Pompidou à Robert Pujol, 20 juillet 1930, citée in Pompidou Georges, Lettres, notes et portraits / 1928-1974, op. cit., p. 115.
-
[6]
Roussel Éric, Georges Pompidou, op. cit., p. 40.
-
[7]
Introduction de Georges Pompidou à Peyrefitte Alain, Rue d’Ulm. Chroniques de la vie normalienne, op. cit., p. 16.
-
[8]
Roussel Éric, Georges Pompidou, op. cit., p. 41.
-
[9]
Giraudoux Jean, La Prière sur la tour Eiffel, Paris, Émile-Paul frères, 1923, p. 15-16.
-
[10]
Pompidou Georges, Pour rétablir une vérité, op. cit., p. 15.
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[11]
Lettre de Georges Pompidou à Valentine Tessier, mars 1930, citée in Pompidou Georges, Lettres, notes et portraits / 1928-1974, op. cit., p. 90.
-
[12]
Lettre de Georges Pompidou à Robert Pujol, 7 mars 1930, citée ibid., p. 92.
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[13]
Lettre de Georges Pompidou à Robert Pujol, 2 décembre 1930, citée ibid., p. 116.
-
[14]
Pompidou Georges, Pour rétablir une vérité, op. cit., p. 19.
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[15]
Pompidou Georges, Lettres, notes et portraits / 1928-1974, op. cit., p. 11.
-
[16]
L’Université républicaine, 26, 1er avril 1930, p. 2 et 4.
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[17]
Roussel Éric, Georges Pompidou, op. cit., p. 37.
-
[18]
Pompidou Georges, Pour rétablir une vérité, op. cit., p. 19.
-
[19]
Zweig Stefan, Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen, Paris, Librairie générale française, 1996, p. 147-148.
-
[20]
Bromberger Merry, Le Destin secret de Georges Pompidou, op. cit., p. 66.
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[21]
Pompidou Georges, Pour rétablir une vérité, op. cit., p. 19.
Le 1er décembre 1932, le Tout-Paris littéraire, politique et diplomatique se presse dans les salons du Cercle de l’Union interalliée rue du Faubourg-Saint-Honoré. Point de femmes dans l’assistance, les seules robes sont ecclésiastiques. Le repas est pantagruélique. Dès le lendemain, les gazettes parisiennes feront un compte-rendu fidèle des discours convenus et des petites anecdotes du très couru dîner annuel de la Revue des Deux Mondes. Vexé au plus haut point de ne pas y avoir été convié, Léon Daudet donnera une description cinglante mais à peine teintée d’excès de ce dîner « où venaient s’asseoir et s’abreuver de champagne frelaté et de discours vaseux des bonshommes tels que Millerand, Doumergue, Poincaré et autres politiciens de deux sous, de quatre sous, de cinquante centimes, mais pas davantage, la fleur du panier de la République. Toasts, allocutions, congratulations réciproques, le tout d’une effroyable banalité. Quelques diplomates chenus, des membres des sciences morales, des hauts fonctionnaires, des financiers non incarcérés, sont conviés à ces agapes ».
Au milieu de cette assistance, un jeune homme réservé observe avec attention la comédie humaine qui se joue devant lui. Vêtu d’un smoking flambant neuf, acquis grâce aux dons de ses camarades de promotion, il est l’un des trois normaliens qui ont été invités à représenter la rue d’Ulm. Lui, le descendant de modestes paysans de la Haute-Auvergne, ne veut pas devenir l’un de ces normaliens auxquels la « médiocre expérience des usages de la société contemporaine donne des complexes » et qui, « irrité de se sentir gauche et maladroit dans ce monde des apparences, cherche sa protection dans l’ironie ou l’insolence »…
Date de mise en ligne : 04/03/2026
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