Chapitre d’ouvrage

V. George Sand

Pages 75 à 89

Citer ce chapitre


  • Krulic, B.
(2026). V. George Sand. George Sand (p. 75-89). Gallimard. https://shs.cairn.info/george-sand--9782072950247-page-75?lang=fr.

  • Krulic, Brigitte.
« V. George Sand ». George Sand, Gallimard, 2026. p.75-89. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/george-sand--9782072950247-page-75?lang=fr.

  • KRULIC, Brigitte,
2026. V. George Sand. In : George Sand. Paris : Gallimard. NRF Biographies, p.75-89. URL : https://shs.cairn.info/george-sand--9782072950247-page-75?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Lettres à sa mère, 21 janvier 1831, Corr. I, p. 785-786 ; 31 mai 1831, p. 887.
  • [2]
    Lettre à J. Boucoiran, 12 février 1831, Corr. I, p. 801 ; HV,op. cit., p. 1186.
  • [3]
    Marie-Claude Schapira, « Vivre sa vie en la gagnant », inClaudine Grossir et Michèle Hecquet (dir.), George Sand et l’argent,Les Amis de George Sand, no 33, 2011, p. 9-27.
  • [4]
    HV,op. cit., p. 1184.
  • [5]
    Philip Mansel, Paris capitale de l’Europe, 1814-1852, Perrin, 2003, p. 345 et suiv.
  • [6]
    Lettres à J. Boucoiran, 7 mars 1831, Corr. I, p. 825 ; 4 mars 1831, ibid., p. 817-818.
  • [7]
    HV,op. cit., p. 1212.
  • [8]
    Lettres à Ch. Meure, 14 avril 1831, Corr. I, p. 845 ; 25 février 1831, ibid., p. 809 ; à Casimir Dudevant, 20 mars 1831, ibid., p. 830 ; à Laure Decerfz, 13 juin 1832, Corr. II, p. 103-104 ; à Ch. Meure, 6 juillet 1832, ibid., p. 112.
  • [9]
    HV,op. cit., p. 1198-1199.
  • [10]
    Lettres à Émile Regnault, 18 février 1832, Corr. II, p. 37 ; à Sainte-Beuve, 18 juin 1833, ibid., p. 329.
  • [11]
    HV,op. cit., p. 1214 ; Walter Benjamin, Charles Baudelaire, un poète lyrique à l’apogée du capitalisme[1939], Payot, 1982, p. 58 ; Honoré de Balzac, Physiologie du mariage [1829], in Œuvres complètes, Furne, J.-J. Dubochet, P.-J. Hetzel, 1846, vol. 16, p. 361 ; Catherine Nesci, Le Flâneur et les flâneuses. Les femmes et la ville à l’époque romantique, Grenoble, ELLUG, Université Stendhal, 2007.
  • [12]
    Lettre à Alexis Duteil, 25 février 1831, Corr. I, p. 814.
  • [13]
    Liliane Lascoux, article « Rose et Blanche », inDictionnaire George Sand,op. cit., p. 1123-1125.
  • [14]
    Lettres à É. Regnault, 20 septembre 1831, Corr. I, p. 946 ; 8 octobre 1831,ibid., p. 963.
  • [15]
    Mona Ozouf, Les Aveux du roman. Le Dix-neuvième Siècle entre Ancien Régime et Révolution, Fayard, 2001, p. 20-22.
  • [16]
    Lettre à Ch. Meure, 27 janvier 1832, Corr. II, p. 16 ; Christine Planté, La Petite Sœur de Balzac, Seuil, 1989, p. 13 et suiv., 181.
  • [17]
    Lettre à É. Regnault, 27 février 1832, Corr. II, p. 46-47.
  • [18]
    Brigitte Diaz, « Présentation, dossier de presse, bibliographie », in Indiana, Honoré Champion, 2008, p. 9-65, 366-394, 395-399.
  • [19]
    « Indiana, par Georges [sic] Sand », Le Figaro, 24 mai 1832.
  • [20]
    Indiana, Préfaces, in Préfaces de George Sand, édition établie et annotée par Anna Szabo, Debrecen, Studia Romanica, no 2, 1997, 2 vol., t. I, p. 34 et suiv. ; HV,op. cit., p. 1239.
  • [21]
    Françoise Genevray, George Sand et ses contemporains russes. Audience, échos, réécritures, L’Harmattan, 2000, p. 47 et suiv. ; HV,op. cit., p. 1218.
  • [22]
    HV,op. cit., p. 1219.
  • [23]
    Martine Reid, Signer Sand. L’Œuvre et le nom, Belin, 2003, p. 11 et suiv., 114.
  • [24]
    I. Hoog Naginski,George Sand. L’Écriture ou la vie,op. cit., p. 34 ; HV,op. cit., p. 1207 ; Pierre Laforgue, Identité et fiction de soi chez George Sand, Klincksieck, 2003, p. 13, 35.
  • [25]
    Lettre à Adolphe Guéroult, vers le 12 avril 1835, Corr. II, p. 852.
  • [26]
    A. Szabo, Préfaces de George Sand,op. cit., t. I, p. 12, 155 et suiv. ; Gérard Genette, Seuils, Seuil, 1987, p. 200.
  • [27]
    Lettre à Émile Paultre, 25 août 1832, Corr. II, p. 145.
  • [28]
    HV,op. cit., p. 1252 ; lettre à J. Boucoiran, 20 décembre 1832, Corr. II, p. 193.
  • [29]
    Jean-Yves Mollier, Michel et Calmann Lévy ou la naissance de l’édition moderne,1836-1891, Calmann-Lévy, 1984, p. 71.
  • [30]
    Lettres à L. Decerfz, 1er avril 1833, Corr. II, p. 290 ; à Marie Dorval, 18 et 24 juillet 1833, ibid., p. 370-371 ; HV,op. cit., p. 1296-1320, 1298.
  • [31]
    Balzac, Lettres à Madame Hanska, 2 vol., Robert Laffont coll. « Bouquins », 1990, t. I, fin mars 1833, p. 34 ; 29 mai-1er juin 1833, p. 41.
  • [32]
    Lettre à Sainte-Beuve, 24 (?) juillet 1833, Corr. II, p. 374-375.
  • [33]
    Préfaces de George Sand,op. cit., t. I, p. 54 ; lettre au comte de Chatauvillard, janvier 1838, Corr. IV, p. 345.
  • [34]
    P. Laforgue, Identité et fiction de soi chez George Sand,op. cit., p. 42-43.
  • [35]
    Alfred de Musset, La Confession d’un enfant du siècle [1836], G. Charpentier, 1878, p. 5.
  • [36]
    Cité in I. Hoog Naginski, George Sand. L’Écriture ou la vie,op. cit., p. 135, 138.
  • [37]
    Lettre au comte de Chatauvillard, janvier 1838, Corr. IV, p. 345 ; Sketches and hints, 15 juin 1833, in Œuvres autobiographiques,op. cit., t. II, p. 615 ; HV,op. cit., p. 646, 1238 ; lettre à Sainte-Beuve, 10 mars 1833, Corr. II, p. 277.
  • [38]
    Revue des Deux Mondes, t. II, juin 1833, p. 677-690.

Depuis le modeste appartement mansardé sur les quais, la vue embrasse le pont Neuf et Notre-Dame. Qu’importent les volées de marches à gravir quand on niche au cœur du Paris rêvé des romantiques, illuminé par la présence du « petit Jules ». La mère d’Aurore s’étonne de cette arrivée inopinée ; sa fille répond qu’elle est venue courir les musées et les spectacles, bref, vivre un peu pour elle. « Être toute seule dans la rue, et me dire à moi-même, “Je dînerai à quatre heures ou à 7 suivant mon bon plaisir ; je passerai par le Luxembourg pour aller aux Tuileries, au lieu de passer par les Champs-Élysées, si tel est mon caprice”, voilà de quoi m’amuser davantage que les fadeurs des hommes et la raideur des salons. » La liberté a un prix. Casimir a consenti à sa femme une pension de 3 000 francs, montant qui, regrette-t-elle, va l’obliger à régler sa dépense ; à titre de comparaison, rappelons que le salaire annuel d’un domestique parisien oscille entre 250 et 500 francs selon le sexe et les tâches accomplies. Ce qu’Aurore ressent le plus durement, c’est l’impression d’être traitée comme un enfant en tutelle : femme mariée, elle ne peut disposer à sa guise d’un argent qui lui appartient par voie d’héritage, mais dont le Code civil réserve la gestion au mari.
Elle n’a pas l’ambition de réformer l’état social, si injuste soit-il, répète-t-elle à ses correspondants. Mais elle veut « vivre sa vie en la gagnant » ; de cette époque jusqu’à sa mort, voilà le mot d’ordre qui va déterminer sa conduite…


Date de mise en ligne : 03/04/2026

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