Du nationalisme étroit à la défense de la « race blanche »
Pages 113 à 122
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- FRANÇOIS, Stéphane,
- François, Stéphane.
- François, S.
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- François, S.
- François, Stéphane.
- FRANÇOIS, Stéphane,
Après la Seconde Guerre mondiale, le racisme des nazis se transforme en un nationalisme européen. Dès lors, il s’est surtout agi pour ces extrêmes droites d’élaborer de nouveaux schèmes conceptuels reprenant leurs vieilles thèses, mais en y apportant de nouvelles références moins connotées, surtout en ce qui concerne les thèses racistes : on passe de la défense des « Aryens », décrédibilisés par le racisme nazi, à la promotion des Indo-Européens, vus comme les ancêtres directs à la fois des Européens et de leurs descendants installés de par le monde (la « race blanche ») et de la civilisation européenne, qu’il faut protéger, défendre et promouvoir, face aux « hordes mongoloïdes » communistes. L’un des discours qu’ils développent, et qui sous-tend leur conception géopolitique du monde, porte sur l’anthropologie raciale, c’est-à-dire sur une ethnoarchéologie des Indo-Européens, héritière d’une longue tradition anthropologique, comme on l’a vu précédemment. Ainsi, ils postulent des thèses raciologiques affirmant l’existence d’une race indo-européenne conquérante, reprenant des figures marginales de l’anthropologie, rejetées en raison de leurs discours à la fois raciologiques et pseudoscientifiques, comme les récurrents Arthur de Gobineau, Georges Vacher de Lapouge ou Hans F. K. Günther.
Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis voient le développement d’un racisme universitaire. Ses promoteurs, comme son nom l’indique, sont des universitaires cherchant à prouver l’infériorité intellectuelle des populations afro-américaines, reprenant ainsi les vieux postulats racistes des esclavagistes…
Date de mise en ligne : 06/06/2022
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