Chapitre II. La projection militaire comme objet d’étude géographique
- Par Ivan Sand
Pages 71 à 102
Citer ce chapitre
- SAND, Ivan,
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- Sand, I.
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Notes
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[1]
Se reporter à la distinction des trois types de projection (d’influence, de forces et de puissance) présentée par Martin Motte dans son éditorial de la revue Stratégique, n° 114, 2017/9, p. 7-9.
-
[2]
Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse I, Garnier-Flammarion, Paris, 1966, p. 250.
-
[3]
Philippe Boulanger, La Géographie militaire (1871-1939), Paris, Economica, 2015, p. 10-11.
-
[4]
Paul-David Régnier, Dictionnaire de géographie militaire, CNRS éditions, Paris, 2008, p. 7.
-
[5]
Philippe Boulanger, La Géographie militaire française (1871-1939), Economica, Paris, 2002, p. 7.
-
[6]
Ibid., p. 5.
-
[7]
Ibid., p. 8.
-
[8]
Philippe Boulanger relève ainsi qu’« Au temps du développement de l’École de géographie française, sous l’égide de Paul Vidal de La Blache, aucun article de la revue des Annales de géographie, ni du Bulletin de géographie historique et descriptive ne laisse la place aux géographes officiers pour s’exprimer. Si les militaires occupent en revanche une part plus importante dans le Bulletin de la Société de géographie, la géographie militaire y est complètement absente, accordant plus d’intérêt à la géographie coloniale et d’exploration ». Les rares militaires qui choisissent de prendre la plume dans ce type de publications universitaires écrivent en tant qu’« explorateurs » et non en tant que « théoriciens de la géographie militaire ». Voir Philippe Boulanger, « De la géographie historique militaire » in Philippe Boulanger et Jean-René Trochet, Où en est la géographie historique ? entre économie et culture, Paris, L’Harmattan, 2005, p. 114.
-
[9]
Philippe Boulanger, La Géographie militaire française, op. cit., p. 9.
-
[10]
Ibid., p. 10.
-
[11]
Ibid., p. 4.
-
[12]
Glossaire interarmées de terminologie opérationnelle, Centre interarmées de concepts, de doctrines, et d’expérimentations (CICDE), document cadre DC-004_GIATO(2013) N° 212 /DEF/CICDE/NP du 16 décembre 2013, p. 119.
-
[13]
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Du Kosovo à la Syrie : l’intervention humanitaire armée », Sciences humaines, Les Grands Dossiers, hors-série n° 1, novembre-décembre 2012, p. 118-121.
-
[14]
Sun Tzu, L’Art de la guerre, Institut de stratégie comparée, Economica, Paris, 2012, p. 120-121.
-
[15]
Jean-Baptiste Margeride, « La dilatation de l’espace stratégique par le transport aérien », Stratégique, n° 59, 1995/3, p. 71-81.
-
[16]
Frédéric Dessberg, « Histoire des conflits et déterminisme géographique en Europe orientale dans les rapports des officiers français au début du xxe siècle », Revue de géographie historique, n° 10-11, mai 2017.
-
[17]
Philippe Boulanger, « L’un des fondateurs de la géographie militaire française : le commandant Anatole Marga (1843-1906) », Stratégique n° 81, 2001, p. 47-59.
-
[18]
Voir par exemple colonel Gustave Léon Niox, La Géographie militaire, III. Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Russie occidentale, Paris, Librairie militaire de L. Baudoin, 1891, 3e éd., et colonel Gustave Léon Niox, Géographie militaire, IV, Autriche-Hongrie, Balkans, Librairie militaire L. Baudoin, 1893.
-
[19]
Voir ainsi commandant Olivier Barré, La Géographie militaire et les nouvelles méthodes géographiques, la France du Nord-Est, Paris, Berger-Levrault, 1899, 122 p. ; La Géographie militaire, l’Europe centrale, Paris, Berger-Levrault, 1899, 27 p. ; Croquis géographique, Italie du Nord, Allemagne, École d’application de l’artillerie et du génie, 1898, 85 p.
-
[20]
Philippe Boulanger, « De la géographie dans l’art de la guerre, l’École de géographie militaire française (xixe-xxe siècles), Stratégique, n° 81, 1/2001, p. 15-40.
-
[21]
Ibid.
-
[22]
Anatole Marga, La Géographie militaire, Principaux États de l’Europe, Berger-Levrault, Paris, 1884 (3e éd.), 3 tomes, 201, 311 et 277 p.
-
[23]
Voir par exemple, colonel Le Henaff et capitaine Bornecque, Les Chemins de fer français et la guerre, Libraire Chapelot, Paris, 1922 et général Ragueneau, « Stratégie des transports et des ravitaillements », Revue militaire française, janvier-février 1924, p. 2-40
-
[24]
Amiral Raoul Castex, Théories stratégiques. Tome III. Les facteurs externes de la stratégie, Economica et Institut de stratégie comparée Paris, 1997 (1re édition 1931), p. 200.
-
[25]
Ibid.
-
[26]
Ibid.
-
[27]
Alfred T. Mahan, Le salut de la race blanche et l’empire des mers, Flammarion, Paris, 1906, p. 241-242, cité in Raoul Castex, Théories stratégiques. Tome III, op. cit., p. 200.
-
[28]
Philippe Boulanger, La Géographie militaire française, op. cit., p. 181.
-
[29]
Antoine de Jomini est un historien militaire suisse notamment connu pour son ouvrage Précis de l’art de la guerre publié en 1838 et pour sa description méthodique des guerres napoléoniennes. Hervé Coutau-Bégarie oppose ici sa vision statique des positions à celle plus dynamique du théoricien prussien Carl von Clausewitz.
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[30]
Hervé Coutau-Bégarie, Traité de stratégie, Economica, 2011 (7e éd.), Paris, p. 861.
-
[31]
Ibid.
-
[32]
Friedrich Ratzel, Géographie politique, Paris, Economica, 1988, p. 92.
-
[33]
Ibid.
-
[34]
Ibid., p. 4.
-
[35]
Ibid., p. 90.
-
[36]
Stéphane Rosière avec la collaboration de Yann Richard, Géographie des conflits armés et des violences politiques, Paris, Ellipses, 2011, p. 9.
-
[37]
Friedrich Ratzel, Géographie politique, op. cit., p. 91.
-
[38]
Yves Lacoste, « Aviation et géopolitique : les projections de puissance », Hérodote, vol. 114, 2004/3, p. 5-16.
-
[39]
Ibid.
-
[40]
Pour insister sur cette différence, il qualifie la Seconde Guerre mondiale de « vraie guerre, avec de durs combats en Europe et dans les îles du Pacifique, avec de grandes pertes humaines et, pour les chefs, la conscience du risque de subir de graves revers, sinon même une défaite qui pouvait peser pour longtemps sur le destin de la nation ».
-
[41]
Yves Lacoste, « Aviation et géopolitique : les projections de puissance », op. cit.
-
[42]
Ibid.
-
[43]
Jacques Soppelsa, Michèle Battesti et Jean-Christophe Romer, Dictionnaire de géopolitique, Paris, Dalloz, 1988, p. 208.
-
[44]
Yves Lacoste, « Aviation et géopolitique : les projections de puissance », op. cit.
-
[45]
Lars Wedin, « La guerre dans les mers fermées au xxie siècle », Stratégique, vol. 109, n° 2, 2015, p. 119-126.
-
[46]
General James M. Gavin, Airborne Warfare, Infantry Journal Press, Washington, 1947, p. 174.
-
[47]
Les premières occurrences du terme se trouvent au sein de documents publiés par les Marines ; il est alors utilisé pour décrire leur action menée sur la terre depuis la mer (cf. chapitre I).
-
[48]
Hervé Coutau-Bégarie, Traité de stratégie, op. cit., p. 870.
-
[49]
Ibid., p. 870-871.
-
[50]
Martin Motte « De la mer vers la terre : projection de puissance, de force et d’influence », Stratégique, n° 114, 2017/1.
-
[51]
Anne et Martin Motte, « Géopolitique du chemin de fer », in Hervé Coutau-Bégarie et Martin Motte, Approches de la géopolitique, de l’Antiquité au xxie siècle, 2e édition augmentée, Paris, Economica-ISC, 2015, p. 255-312.
-
[52]
Ibid. Martin Motte cite à ce propos le « théorème de Castex » issu d’un texte écrit dans les années 1950 et intitulé « Encore la géographie » : « L’influence de la puissance de mer dans les grandes crises de ce monde est fonction de la force aéroterrestre qu’elle est capable de déployer et l’influence de la puissance de terre se mesure aux mêmes moments à la force aéronavale qu’elle peut jeter dans la balance », Raoul Castex, Théories stratégiques, Paris, Economica, 1997, t. VI, p. 65, note 27.
-
[53]
Comme le souligne Louis Durteste, rien qu’au cours de l’année 1921, quatorze des travaux historiques de l’École de guerre navale (EGN) y sont consacrés. Louis Durteste, « Des Dardanelles à Narvik – La réflexion sur les opérations combinées dans la marine française (1915-1940) », Stratégique, n° 62/1996, p. 111-138.
-
[54]
Ce conflit, dans lequel la France est engagée aux côtés des Espagnols à partir de 1925, est également l’occasion de multiples avancées dans la doctrine d’emploi de l’aviation comme nous le verrons au sein du chapitre 3. À ce titre, l’ouvrage de Paul Armengaud, Quelques enseignements des campagnes du Rif en matière d’aviation, Berger-Levault, Paris, 1928, préfigure de l’utilisation de bases avancées ou bases de théâtre et consacre la puissance aérienne comme arme des grands espaces.
-
[55]
Martin Motte, « Crise et renouveau de la guerre amphibie, 1915-1945 : l’apport d’Earl Hancock Ellis », Stratégique, n° 114, 2017/1, p. 79-101, p. 80.
-
[56]
Ibid.
-
[57]
Ibid., p. 84.
-
[58]
Ibid., p. 98.
-
[59]
Jean Pérez, « Les opérations amphibies depuis la Seconde Guerre mondiale », Stratégique, n° 114, 2017/1, p. 103-120, p. 111.
-
[60]
Martin Motte, « Crise et renouveau de la guerre amphibie », op. cit., p. 81.
-
[61]
Philippe Boulanger, Géographie militaire, Paris, Ellipses, 2006, p. 282.
-
[62]
Ibid., p. 291.
-
[63]
Le Combined Operations Command succède en 1941 à la Combined Operations Direction créée un an plus tôt.
-
[64]
Combined Operations. The Official Story of the Commandos, New York, The Macmillan Company, 1943, p. 5.
-
[65]
Bien que le corps des Royal Marines soit intégré à la Royal Navy, lord Louis Mountbatten le cite au même tire que les trois armées britanniques.
-
[66]
Combined Operations. The Official Story of the Commandos, op. cit., p.5.
-
[67]
Stéphane Simonnet, Jean Quellien, Gérard Fournier, André Heintz et amiral Christian Brac de La Perrière, Les raids des commandos alliés en Normandie avant le débarquement (1940-1944), Rennes, éditions Ouest-France, 2010, p. 202 et p. 206-207.
-
[68]
Brenda Swann et Francis Aprahamian, J. D. Bernal. A Life in Science and Politics, Londres, New York, Verso, 329 p.
-
[69]
Stéphane Simonnet, Jean Quellien, Gérard Fournier, André Heintz et amiral Christian Brac de La Perrière, Les raids des commandos alliés en Normandie, op. cit., p. 212.
-
[70]
Edward P. F. Rose et C. Paul Nathanail, Geology and Warfare: Examples of the Influence of Terrain and Geologists on Military Operations, Londres, The Geological Society, 2000, 491 p.
-
[71]
Durant la Seconde Guerre mondiale, Adolphe Lepotier a notamment commandé le torpilleur Tempête avec lequel il a participé à la libération de la Corse. Lorsque sa carrière au sein de la marine s’achève en 1954 alors qu’il est contre-amiral, cet écrivain prolifique continue de prendre part aux débats stratégiques de l’époque.
-
[72]
Capitaine de vaisseau Adolphe Lepotier, « Le rôle stratégique des bases », Revue Défense Nationale, n° 87, décembre 1951, p. 495-505.
-
[73]
Ibid., p. 496.
-
[74]
Ibid.
-
[75]
Le mot « tremplin » est en italique dans le texte d’origine.
-
[76]
L’expression « remise en condition rapide » est en italique dans le texte d’origine.
-
[77]
Capitaine de vaisseau Adolphe Lepotier, « Le rôle stratégique des bases », op. cit., p. 496.
-
[78]
Ibid., p. 498.
-
[79]
« Organe mobile ayant pour rôle principal d’assurer les ravitaillements et les évacuations des armées et de venir en aide à celles-ci pour les réparations des matériels et le traitement des blessés et malades » cité in capitaine de vaisseau Adolphe Lepotier, « Le rôle stratégique des bases », op. cit.
-
[80]
Lieutenant-colonel Mesnet, « Les bases navales et aériennes et la sécurité collective », Revue Défense Nationale, n° 14, juillet 1945, p. 94, et colonel Mesnet, Principes d’étude d’un théâtre d’opérations, Paris, Cours supérieur interarmées, 1948-49.
-
[81]
Capitaine de vaisseau Adolphe Lepotier, « Le rôle stratégique des bases », op. cit., p. 497.
-
[82]
Colonel Paul Armengaud, Quelques enseignements des campagnes du Rif en matière d’aviation, Paris, Berger-Levault, 1928, et colonel Paul Armengaud, « Les terrains de travail de l’aviation au Maroc pendant les opérations de 1925-1926, extrait de rapport », Revue de l’aéronautique militaire, novembre-décembre 1927.
-
[83]
Dénommée « révolte druze », elle est également appelée « grande révolte syrienne » en arabe.
-
[84]
Mickaël Aubout, Géographie politique et militaire du réseau des bases aériennes françaises (1909-2012), op. cit.
-
[85]
Ibid.
-
[86]
Ibid.
-
[87]
Compte-rendu n° 34 de l’audition du général Richard Wolsztynski, chef d’état-major de l’armée de l’air, sur les enseignements tirés des opérations postérieures au 11 septembre 2001, à la commission de la Défense nationale et des forces armées à l’Assemblée nationale le 2 avril 2003.
-
[88]
Mickaël Aubout, Géographie politique et militaire du réseau des bases aériennes françaises, op. cit., p. 410.
-
[89]
Amiral Raoul Castex, Théories stratégiques. Tome III. Les facteurs externes de la stratégie, op. cit., p. 177.
-
[90]
Ibid.
-
[91]
Ibid.
-
[92]
Ibid.
-
[93]
Ibid.
-
[94]
Amiral Raoul Castex, Théories stratégiques. Tome III. Les facteurs externes de la stratégie, op. cit., p. 159.
-
[95]
Capitaine de vaisseau Adolphe Lepotier, « Le rôle stratégique des bases », op. cit., p. 498.
-
[96]
Ibid. Voir également Admiral Ernest King, US Navy at War: 1941-1945. Official Reports to the Secretary of the Navy, Washington, United States Navy Department, 1946, p. 173.
-
[97]
Opération Serval à partir de 2013, puis l’opération Barkhane à partir de 2015.
-
[98]
Opération Chammal à partir de 2014.
-
[99]
Amiral Raoul Castex, Théories stratégiques. Tome III. Les facteurs externes de la stratégie, op. cit., p. 197.
-
[100]
Ibid., p. 202.
-
[101]
D’après le ministère de la Défense, « le contrat opérationnel donne aux armées, directions et services le cadre et les conditions de leurs missions. Il engage donc collectivement toutes les composantes en leur demandant des capacités opérationnelles à mettre, dans les délais fixés, à la disposition de l’état-major des armées. Réciproquement, il engage également ce dernier qui doit arbitrer et répartir les ressources dont il dispose pour permettre cette mise à disposition », voir « Dossier – le contrat opérationnel » par le colonel Conégéro et le lieutenant Facchin, Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD), 3 mars, 2015, https://www.defense.gouv.fr/actualites/la-reforme/dossier-le-contrat-operationnel, consulté le 5 juin 2018.
-
[102]
Défense et sécurité nationale, Le Livre blanc, Odile Jacob / La Documentation française, Paris, 2008, p. 223.
-
[103]
Ibid., p. 213.
-
[104]
Avis n° 158 présenté au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, sur le projet de loi de finances pour 2014, tome IV Défense : préparation et emploi des forces. Par MM. Gilbert Roger et André Dulait, sénateurs, p. 13.
-
[105]
Ibid.
-
[106]
Ibid.
-
[107]
Acronyme de Air Point of Debarkation.
-
[108]
Rapport d’information fait au nom de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, et de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées sur les conditions financières et industrielles de mise en œuvre du programme A400M, par MM. Jean-Pierre Masseret et Jacques Gautier, sénateurs. Annexe au procès-verbal de la séance du 10 février 2009, p. 85.
-
[109]
Se reporter aux chapitres III et VI pour la problématique de l’externalisation du transport aérien.
-
[110]
En 2017, un rapport parlementaire alertait les autorités françaises à propos de la dépendance des forces de projection françaises envers ces contrats d’externalisation : rapport d’information n° 4595 par la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, relatif au transport stratégique, enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale le 28 mars 2017 et présenté par M. François Cornut-Gentille, député.
-
[111]
Voir le glossaire géographique du site internet de géographie de l’École normale supérieure de Lyon.
-
[112]
Sea Port of Debarkation selon la terminologie de l’OTAN.
- [113]
-
[114]
« Quelle aviation de transport pour 2040 ? Quel spectre d’emploi pour les gros porteurs aériens demain ? », op. cit., p. 51.
-
[115]
Ordre de grandeur donné par le CSOA lors d’une série d’entretiens réalisée dans le cadre de cette thèse le 30 mars 2016.
-
[116]
« Quelle aviation de transport pour 2040 ?… », op. cit., p. 51.
-
[117]
Yves Lacoste, « Aviation et géopolitique : les projections de puissance », Hérodote, vol. 114, 2004/3, p. 5-16.
-
[118]
Se reporter notamment à Pierre Journoud (dir.), La guerre de Corée et ses enjeux stratégiques de 1950 à nos jours, L’Harmattan, Paris, 2014, 484 p.
-
[119]
Spécialiste des questions de défense, il a également occupé le poste de directeur adjoint du ministre de la Défense Pierre Joxe (1991-1993) et a été secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) entre 2014 et 2018.
-
[120]
Conférence prononcée par Louis Gautier en 2008 à l’Assemblée nationale, en clôture du colloque organisé par le Centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA) de l’armée de l’air, « Politique, défense, puissance : 30 ans de facteur aérien, rétrospective et prospective pour les guerres du xxie siècle ».
-
[121]
Ibid.
-
[122]
Ibid.
-
[123]
Le terme de représentation est ici compris comme « une construction, un ensemble d’idées plus ou moins logiques et cohérentes » qui « décrit, exprime une partie de la réalité, de façon floue ou précise, déformée ou exacte ». Yves Lacoste (dir.), Dictionnaire de géopolitique, Flammarion, Paris, 1993, p. 1278.
-
[124]
Nicolas Mingasson, Pilotes de combat, Les Belles Lettres, Paris, 2018, p. 51.
-
[125]
Conférence prononcée par Louis Gautier en 2008 en clôture du colloque organisé par le Centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA) de l’armée de l’air, lieutenant-colonel Jérôme de Lespinois (dir.), « Politique, défense, puissance : 30 ans de facteur aérien », acte du colloque international organisé le 17 janvier 2008 à l’Assemblée nationale, La Documentation française, 2011, 176 p.
-
[126]
Yves Lacoste, « Aviation et géopolitique : les projections de puissance », op. cit.
-
[127]
Ibid et Daniel L. Byman, Matthew C. Waxman et Erik Larson, Air Power as a Coercive Instrument, RAND Corporation, Santa Monica, 1999, p. 62, voir le chapitre “The Challenge of Domestic Support”.
-
[128]
Lieutenant-colonel Jérôme de Lespinois, « La diplomatie aérienne, the new gun boat diplomacy », Penser les ailes françaises, n° 24, hiver 2010-2011, p. 20-28.
-
[129]
Ibid.
-
[130]
Nous retiendrons dans le cas de l’emploi de l’arme aérienne les critères de l’approche du lieutenant-colonel de Lespinois : la coercition se caractérise par le caractère limité de l’objectif militaire. Ainsi, un certain nombre d’engagements relève dans un premier temps de la coercition avant d’évoluer vers la guerre.
-
[131]
Se reporter au chapitre V.
-
[132]
Se reporter au chapitre IX.
Si l’élaboration de la projection comme concept stratégique est empirique et que sa définition peut varier d’une publication à l’autre, ce terme implique systématiquement le franchissement d’une certaine distance par un ensemble de forces, d’armements ou éventuellement d’outils diplomatiques. Dans ce cadre, la projection d’une armée constitue bien une notion géographique, dont il appartient d’identifier les éléments constitutifs afin d’en construire la grille d’analyse. Pour cela, ce sont les constantes des opérations de projection qu’il s’agit d’identifier à partir notamment des utilisations actuelles de ce terme présentées au sein du premier chapitre. Cependant, si ce mot a pris son essor au sein des milieux de défense au cours des décennies 1980 et 1990, les missions qu’il englobe existent depuis la naissance même des premières forces militaires capables de mener des campagnes hors de leurs régions habituelles de stationnement. Dès l’Antiquité, Thucydide décrit par exemple dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse les « dispositions » spécifiques que doit prendre une armée d’invasion sous peine de se voir repousser par « une troupe moins nombreuse », comme lors de l’expédition de Sicile entreprise par Athènes en 415 avant J.-C. L’examen de la projection des armées en tant qu’objet d’étude géographique fait nécessairement intervenir les enseignements d’opérations antérieures à l’apparition du mot. Par ailleurs, s’il est courant de présenter la projection militaire comme l’action d’une force au départ d’un point de stationnement vers le lieu de l’intervention, peu d’études s’attachent à prendre en compte l’ensemble des territoires parcourus par cette force, de même que tous les points d’appui indispensables à son mouvement…
Date de mise en ligne : 30/04/2024
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