Chapitre 18. Les variations paysagères de la géographie
- Par Didier Mendibil
Pages 115 à 120
Citer ce chapitre
- MENDIBIL, Didier,
- CLERC, Pascal,
- DEPREST, Florence,
- LABINAL, Guilhem
- et MENDIBIL, Didier,
- Mendibil, Didier.
- Mendibil, D.
https://doi.org/10.3917/arco.clerc.2019.01.0115
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- Mendibil, D.
- Mendibil, Didier.
- MENDIBIL, Didier,
- CLERC, Pascal,
- DEPREST, Florence,
- LABINAL, Guilhem
- et MENDIBIL, Didier,
https://doi.org/10.3917/arco.clerc.2019.01.0115
Notes
-
[1]
de Girardin R.-L., 1777, De la composition des paysages ; rééd. 1992, Paris, Champ Vallon.
-
[2]
Pour illustrer la réédition du Tableau de la géographie de la France publié par Hachette en 1908, Vidal de la Blache demanda aux universitaires géographes et naturalistes de toute la France de lui fournir des photographies de paysages dont il ajouta plus de 200 exemplaires à l’édition originale de 1903 qui n’en comportait aucune.
-
[3]
Dardel É., 1952, L’Homme et la Terre, Paris, PUF ; rééd. 1990, Paris, CTHS.
-
[4]
La Convention européenne du paysage a été signée à Florence en 2000.
-
[5]
Char R., 1946, Feuillets d’Hypnos, Paris, Gallimard.
Les paysages sont l’objet d’intérêts multiples : intérêt pédagogique pour les enseignants, intérêt artistique avec les expositions de peintures et de photographies, intérêt patrimonial des élus locaux et des propriétaires, intérêt financier des agents immobiliers et des acteurs du tourisme ou intérêt esthétique des résidents et des passants… Les paysages sont également sujets à des menaces dénoncées par les défenseurs de la nature, de la culture, de la tradition et ils suscitent aussi des désirs exprimés par les aménageurs, les artistes, les paysagistes et par tout un chacun. À la pluralité des regards répond celle des définitions. Le paysage n’est ni une pure perception, ni un environnement naturel, ni une production humaine, ni un effet de l’imagination mais tour à tour ou en même temps tout cela à la fois. Pour Pierre Sansot [1983], « le paysage serait donc cette notion ambiguë qui joue à la fois sur la chose et sur l’idée que nous nous faisons d’elle : tantôt misant sur une naturalité à laquelle il est malaisé de croire, tantôt exprimant tout notre relativisme culturaliste ».
Si on situe l’émergence des paysages dans la conscience occidentale au début des temps modernes, dans le champ de l’art pictural c’est plutôt au xviiie siècle que les points de vue artistiques et scientifiques se sont rapprochés dans l’observation de la nature. Pour René-Louis de Girardin le paysage était une création artistique d’effets visuels issus de la composition « pittoresque » d’éléments naturels et d’objets fabriqués dont il a tenté de défini…
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