Préface
- Par Annette Becker
Pages 14 à 18
Citer ce chapitre
- BECKER, Annette,
- TERNON, Yves,
- Becker, Annette.
- Becker, A.
Citer ce chapitre
- Becker, A.
- Becker, Annette.
- BECKER, Annette,
- TERNON, Yves,
Notes
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[1]
Johan Chapoutot, La loi du sang. Penser et agir en nazi, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 2014.
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[2]
Robert Kuwalek, Belzec, le premier centre de mise à mort, Calmann-Lévy, 2013.
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[3]
Yves Ternon, 7, rue de Chelles. Pour ce que nous avons tous été enfants…, Éditions du Félin, 2009.
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[4]
Annette Becker, Messagers de la catastrophe, sur Lemkin et Karski, Fayard, 2016.
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[5]
Il rédigera aussi le code de Nuremberg sur les expériences éthiques que peuvent mener les médecins. « La science, sous une dictature, est subordonnée à l’idéologie dominante de la dictature. »
« Medical Science under Dictatorship », New England Journal of Medicine, 1949. -
[6]
Weindling Paul, Nazi Medicine and the Nuremberg Trials, Palmgrave, 2004.
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[7]
Et au xxie siècle déjà, cela ne fait pas de doute en particulier pour les Yezidis.
-
[8]
Simon Laks, Musiques d’un autre monde, Mercure de France, 1948, p. 110.
-
[9]
Avishai Margolit, L’Éthique du souvenir, Climats, 2006.
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[10]
Lemkin, texte de l’année 1950, Archives de la New York Public Library. Microfilm 2.
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[11]
Jean Hatzfeld, La stratégie des Antilopes, Seuil, 2007.
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[12]
Lemkin, texte de l’année 1950, op. cit.
Il y a 50 ans, le brillant chirurgien Yves Ternon, cultivé et grand lecteur, s’est avisé que la médecine avait été pervertie au cœur même de l’expérience nazie. Les médecins allemands avaient mis leur science au service de la pureté de la race et ce n’est pas par hasard qu’ils furent le groupe professionnel le plus nombreux parmi les membres du parti : ils ont classé, hiérarchisé, compté, mesuré, exclu, puis tué en parallèle à l’arsenal légal pensé par les juristes. Yves Ternon s’est alors penché sur le programme T4, étudié par des historiens allemands ou de langue anglaise mais encore très mal connu en France : l’exclusion puis l’assassinat des handicapés physiques, mentaux, ou autres « asociaux », avait croisé la politique de persécution puis celle de l’extermination des Juifs. Car le premier centre fixe de tuerie, celui de Belzec, fut conçu et dirigé par le personnel technique, médical, policier, qui avait assassiné en Allemagne lors de l’Aktion T4 dans des hôpitaux transformés en centres d’exécution. Le quartier général à Berlin des opérations « d’euthanasie » était en effet situé Tiergartenstrasse 4 d’où T4. Ironie noire de ce nom de rue de jardin zoologique, quand les nazis assassinent ceux qu’ils jugent bestiaux, monstrueux. Lorenz Hackenholt, chauffeur et fossoyeur du T4, joua un rôle majeur dans la construction des chambres à gaz de Belzec, sous la supervision du docteur Christian Wirth, l’un des initiateurs du programme, devenu directeur de Belzec puis inspecteur des trois centres de mise à mort d…
Date de mise en ligne : 25/09/2025
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