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6. Opposition et convergences avec Thiers 1871-1873

Pages 114 à 151

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  • Unger, G.
(2022). 6. Opposition et convergences avec Thiers 1871-1873. Gambetta (p. 114-151). Perrin. https://shs.cairn.info/gambetta--9782262079918-page-114?lang=fr.

  • Unger, Gérard.
« 6. Opposition et convergences avec Thiers 1871-1873 ». Gambetta, Perrin, 2022. p.114-151. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/gambetta--9782262079918-page-114?lang=fr.

  • UNGER, Gérard,
2022. 6. Opposition et convergences avec Thiers 1871-1873. In : Gambetta. Paris : Perrin. Biographies, p.114-151. URL : https://shs.cairn.info/gambetta--9782262079918-page-114?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Charles-Louis de Saulces de Freycinet, Souvenirs (1848-1878), op. cit., p. 267.
  • [2]
    François-Léon Jouinot Gambetta (1870-1923) deviendra militaire et s’illustrera durant la Première Guerre mondiale dans l’armée d’Orient en prenant, en septembre 1918, la ville d’Uskub (Skopje aujourd’hui). Il finira sa carrière comme général de division.
  • [3]
    Lettre à sa sœur, 8 janvier 1871 (n° 108), in Daniel Halévy et Émile Pillias, Lettres de Gambetta, op. cit.
  • [4]
    Lettre à son père, 19 février 1871 (n° 112), in ibid.
  • [5]
    Jules Simon, Le Gouvernement de M. Thiers, 8 février 1871-24 mai 1873, op. cit., p. 93, cité par Gabriel Hanotaux, Histoire de la France contemporaine, 1871-1900, volume 1 : Le Gouvernement de M. Thiers, Combet & Cie, 1905, p. 132.
  • [6]
    Jules Simon a pu écrire : « Fontainebleau était une sottise ; Bourges, un attentat ; Versailles, un expédient. »
  • [7]
    Lettre à Antonin Proust, 10 mars 1871 (n° 114), in Daniel Halévy et Émile Pillias, Lettres de Gambetta, op. cit.
  • [8]
    Charles-Louis de Saulces de Freycinet, Souvenirs (1848-1878), op. cit., p. 266-267.
  • [9]
    Des soulèvements apparaissent aussi dans différentes villes, notamment à Lyon et Marseille, mais sont rapidement réprimés.
  • [10]
    Gambetta, par prudence, fait transiter ses lettres par le consulat de France à Southampton, dirigé par un ami.
  • [11]
    Lettre à Antonin Proust, 26 mars 1871 (n° 118), in Daniel Halévy et Émile Pillias, Lettres de Gambetta, op. cit.
  • [12]
    Gambetta pensait que si l’Assemblée avait accepté l’élection d’un conseil municipal, la Commune aurait pu être évitée.
  • [13]
    Charles-Louis de Saulces de Freycinet, Souvenirs (1848-1878), op. cit., p. 268.
  • [14]
    Pierre-Barthélemy Gheusi, Gambetta par Gambetta, op. cit., p. 331.
  • [15]
    En raison des candidatures multiples, cent onze sièges restent à pourvoir.
  • [16]
    Lettre à son père, 18 mars 1871 (n° 116), in Daniel Halévy et Émile Pillias, Lettres de Gambetta, op. cit. Tous les 18 mars, Gambetta écrit à son père pour son anniversaire.
  • [17]
    Lettre à Antonin Proust, 24 mars 1871 (n° 117), in Daniel Halévy et Émile Pillias, Lettres de Gambetta, op. cit.
  • [18]
    Lettre au docteur Fieuzal, 10 juin 1871 (n° 120), in Daniel Halévy et Émile Pillias, Lettres de Gambetta, op. cit.
  • [19]
    Lettres de Spuller à Gambetta, citées par Paul Deschanel, Gambetta, op. cit., p. 133.
  • [20]
    Ibid.
  • [21]
    La France garde Belfort et ses environs, mais cède en échange des communes de l’ouest de la Moselle, et elle reconnaît à l’Allemagne la clause de la nation la plus favorisée en matière douanière.
  • [22]
    Paul Deschanel, Gambetta, op. cit., p. 134.
  • [23]
    Joseph Reinach, « Discours de Bordeaux du 26 juin 1871, prononcé à la réunion des délégués des comités républicains de la Gironde », in Discours et plaidoyers choisis de Léon Gambetta, Fasquelle, 1906, p. 61-80.
  • [24]
    Malgré les propositions, il ne s’est pas présenté en Gironde, car il sait que le journal local, La Gironde, dirigé par son ex-ami Lavertujon, lui est devenu hostile.
  • [25]
    Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d’un trône, Perrin, 1999, p. 302.
  • [26]
    Du 2 au 4 décembre 1870, par un froid rigoureux, les troupes françaises affrontent dans cette petite ville proche d’Orléans les Allemands. Les premières veulent avancer vers Paris, les secondes désirent reprendre la préfecture du Loiret.
  • [27]
    Daniel Halévy, La Fin des notables, op. cit., p. 23.
  • [28]
    Ibid., p. 25.
  • [29]
    En avril 1849, des troupes françaises débarquent dans les États pontificaux pour y rétablir le pape, chassé par les républicains, et pousser Pie IX à réformer les institutions de ses territoires. Le pape remonte sur son trône, mais en organisant une répression violente.
  • [30]
    Juliette Adam.
  • [31]
    Juliette Adam, Mes angoisses et nos luttes, 1871-1873, op. cit., p. 183-184.
  • [32]
    Joseph Reinach, « Discours sur la proposition de M. Rivet, 30 août 1871, Assemblée nationale », in Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta, tome II, 2e partie (10 février 1871-24 juillet 1872), op. cit., p. 67-87. (La citation se trouve p. 85.)
  • [33]
    Georges Wormser, Gambetta au milieu des tempêtes, op. cit., p. 121.
  • [34]
    Pierre Jeambrun, Jules Grévy ou la République debout, Tallandier, 1991, p. 311-312.
  • [35]
    Joseph Reinach, « Déposition de M. Gambetta devant la Commission d’enquête parlementaire sur les actes du gouvernement nationale de Défense, 7 septembre 1871 », in Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta, tome 2, op. cit., p. 88-166. (La citation se trouve p. 153.)
  • [36]
    Joseph Reinach, « Discours sur les articles 19, 23 et 37 du projet de loi relatif au recrutement de l’armée prononcés les 1er, 3 et 12 juin 1872 à l’Assemblée nationale », in ibid., p. 303-349.
  • [37]
    Parfois un peu trop énergique : il réprime le soulèvement révolutionnaire de Lyon, mais arrête aussi le général bonapartiste Mazure que Gambetta a nommé dans l’Ouest, ou expulse les Frères de la doctrine chrétienne de Caluire.
  • [38]
    Gaston Crémieux (1836-1871), sans lien direct avec Adolphe, est un avocat marseillais radical qui a aidé Gambetta à se faire élire en 1869. Ayant été un des leaders de la Commune de Marseille en mars 1871, il est condamné à mort et exécuté en novembre.
  • [39]
    Alphonse Esquiros (1812-1876), avocat socialiste exilé sous l’Empire, a été nommé administrateur supérieur des Bouches-du-Rhône par le gouvernement de Défense nationale, poste qu’il doit quitter très vite en raison de son radicalisme anticlérical. Député en 1869, il est réélu en février 1871.
  • [40]
    Ces deux derniers sont très proches politiquement de Gambetta.
  • [41]
    L’incident est cité par le général André Bach in L’Armée de Dreyfus, Tallandier, 2004, p. 136.
  • [42]
    Anne Martin-Fugier, Les Salons de la IIIe République, Perrin, 2003, p. 53.
  • [43]
    Gambetta n’est pas féministe, et il refuse d’adhérer à une association pour les droits des femmes qui réclame notamment pour elles le droit de vote. En ce début des années 1870, aucun homme politique de premier plan ne s’en soucie, mais les républicains veulent arracher au clergé son monopole de l’éducation féminine.
  • [44]
    Charles-Louis de Saulces de Freycinet, Souvenirs (1848-1878), op. cit., p. 282.
  • [45]
    Joseph Reinach, « Discours prononcé au banquet commémoratif de la défense de Saint-Quentin, 16 novembre 1871 », in Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta, tome 2, op. cit., p. 167-189.
  • [46]
    Jules Delafosse, Figures contemporaines, Calmann-Lévy, 1900, p. 191, cité aussi par Pierre Antonmattei, Gambetta, héraut de la République, op. cit., p. 406.
  • [47]
    Mgr Dupanloup, plus libéral et gallican qu’il n’y paraît dans cette lettre, n’a jamais été, au fond, un ardent défenseur de ce texte.
  • [48]
    Lettre de Mgr l’évêque d’Orléans à M. Gambetta, Douniol, 1871.
  • [49]
    Le terme vient du néerlandais stathouder, qui signifie « lieutenant ». Aux Pays-Bas, notamment durant la guerre contre l’Espagne aux xvie et xviie siècles, il s’appliquait aux chefs de l’armée, issus le plus souvent de la maison d’Orange-Nassau qui ont fini par incarner le pouvoir exécutif.
  • [50]
    Thiers a écrit de 1823 à 1827 une Histoire de la Révolution française qui a fait date, puis de 1845 à 1862 une Histoire du Consulat et de l’Empire.
  • [51]
    Joseph Reinach, « Discours prononcé le 7 avril 1872 à Angers », Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta, tome 2, op. cit., p. 223-247.
  • [52]
    « Discours prononcé le 18 avril 1872 au Havre », ibid., p. 248-266.
  • [53]
    Même si la victoire en Corse de Rouher, l’ancien « vice-empereur », l’inquiète.
  • [54]
    Falloux, député légitimiste et ancien ministre de Louis-Napoléon Bonaparte, était l’auteur de la loi de 1850 qui conférait un important pouvoir au clergé dans l’enseignement, y compris public.
  • [55]
    « Discours prononcé le 24 juin 1872 au banquet commémoratif de la naissance du général Hoche, à Versailles », ibid., p. 350-361.
  • [56]
    « Discours prononcé au banquet de La Ferté-sous-Jouarre le 14 juillet 1872 », ibid., p. 362-396.
  • [57]
    Gambetta sait-il que ces veillées traditionnelles, qui rassemblent les familles le soir au coin du feu, sont en recul par rapport aux cafés qui s’installent un peu partout dans les villages et que seuls les hommes fréquentent ?
  • [58]
    Citation des deux discours in Jean-Marie Mayeur, Léon Gambetta, op. cit., p. 176.
  • [59]
    On peut sourire à cette phrase, deux ans après le 4 septembre…
  • [60]
    Joseph Reinach, « Discours prononcé le 26 septembre 1872 à Grenoble », in Discours et plaidoyers choisis de Léon Gambetta, Fasquelle, 1906, rééd. par Nabu Public Domain Reprints, États-Unis, op. cit., p. 106-132.
  • [61]
    Au xixe siècle, la « classe moyenne » – au singulier –, c’est la bourgeoisie.
  • [62]
    Les citations de presse sont tirées de l’ouvrage de Pierre Antonmattei, Gambetta, héraut de la République, op. cit., p. 176-177.
  • [63]
    Il a accepté en mai 1872 le poste d’ambassadeur en Grèce.
  • [64]
    Jean-Michel Gaillard, Jules Ferry, op. cit., p. 262.
  • [65]
    Camille Pelletan, Le Théâtre de Versailles. L’Assemblée au jour le jour du 24 mai au 25 février, op. cit., p. 39.
  • [66]
    Les élections partielles de juin et d’octobre 1872 sont, comme les précédentes, très favorables aux républicains et, parmi eux, aux radicaux (en juin, Paul Bert est élu dans l’Yonne).
  • [67]
    Gambetta parlera de la « commission des trente tyrans », allusion au gouvernement oligarchique mis en place à Athènes par les Spartiates, en 404 avant J.-C., après la défaite des Athéniens dans la guerre du Péloponnèse. La presse, elle, parle de concile des Trente, fine allusion au concile tenu dans la ville de Trente, au nord de l’Italie, de 1545 à 1563. Ce concile, dit longtemps de la « Contre-Réforme », a fourni la réponse théologique du catholicisme au protestantisme.
  • [68]
    En janvier, Gambetta a donné une interview au New York Herald Tribune. Il y affirme qu’il souhaite un président de la République élu pour quatre ou cinq ans par une Assemblée soumise au vote des électeurs tous les deux ans. Il demande la création d’un grand Conseil d’État de quatre-vingts membres pour modérer l’Assemblée et ne veut pas d’une responsabilité ministérielle permanente. Gambetta a toujours rêvé d’un pouvoir exécutif fort, qu’il a hâte d’exercer.
  • [69]
    Joseph Reinach, « Discours prononcé à l’Assemblée nationale le 28 février 1873 », in Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta, tome III, op. cit., p. 225-267.
  • [70]
    Camille Pelletan, Le Théâtre de Versailles. L’Assemblée au jour le jour du 24 mai au 25 février, op. cit., p. 270.
  • [71]
    Il est possible, selon le journaliste Victor Pessard, que Gambetta ait été hésitant au début et qu’il se soit rallié à la position de ses amis, notamment Ranc et Spuller.
  • [72]
    Joseph Reinach, « Discours prononcé dans le 20e arrondissement de Paris, le 22 avril 1873 », in Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta, tome III, op. cit., p. 333-366.
  • [73]
    « Son tempérament était gris perle, comme son pantalon », ironise le journaliste Jean-Jacques Weiss.
  • [74]
    Le candidat républicain a été battu dans le Morbihan par un ancien préfet de Napoléon III, en raison des pressions de l’administration.
  • [75]
    « Discours prononcé à Nantes le 16 mai 1873 », in ibid., p. 383.
  • [76]
    Target est un député orléaniste, beau-frère de Buffet, président de l’Assemblée. En récompense de son vote, il obtiendra le poste d’ambassadeur aux Pays-Bas…
  • [77]
    L’Union démocratique et sociale de la Résistance (UDSR), menée par François Mitterrand, jouera ce rôle sous la IVe République.

Lorsqu’il démissionne de son mandat de député, Léon est épuisé : toute la fatigue accumulée depuis le 4 septembre apparaît. Freycinet témoigne :
La santé de M. Gambetta, fortement ébranlée, réclamait des soins urgents. J’étais frappé du changement survenu dans sa personne ; sa figure était rouge, bouffie ; il toussait, il avait la fièvre. Tant que la guerre avait duré, il s’était surmonté, le moral avait dompté le physique. Le grand ressort s’étant détendu, la maladie suivait maintenant son cours. Je craignais qu’il ne fût atteint. Nous l’engagions tous à rechercher un climat plus doux.
Les épreuves subies ne sont pas seulement politiques. Dans une lettre datée de Bordeaux le 8 janvier, il a dû annoncer à sa sœur la mort de son mari, décédé de la petite vérole à Paris durant le siège. Il prend alors des engagements qu’il tiendra : « Je serai avec les tiens qui t’entourent, le guide et le tuteur de ton fils et de toi-même. »
Gambetta est non seulement fatigué, mais amer. Le 6 mars, l’Assemblée a voté la proposition de Louis Blanc et de Victor Hugo de créer une commission pour enquêter sur les actes du GDN. L’intention des deux députés était de disculper Gambetta de toutes les calomnies dont il a été l’objet, mais la droite saute sur l’occasion pour mettre en cause l’action du ministre. Le 19 février, l’ex-député du Bas-Rhin écrit à son père : « C’est ma santé morale encore plus que mes forces physiques qui a été éprouvée. »
Où aller se reposer ? Juliette Adam lui propose de venir dans sa résidence de la Côte d’Azur ; il aurait pu de là rejoindre ses parents, partir s’installer à Nice ou se rendre en Italie, où il a de la famille et des amis…


Date de mise en ligne : 19/07/2022

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