Chapitre VI. La réussite d’une équipe
- Par Michel Pinault
Pages 91 à 107
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- PINAULT, Michel,
- Pinault, Michel.
- Pinault, M.
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Notes
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[1]
Bothe a confirmé ses résultats à la conférence de Zurich, en mai 1931, à laquelle les Joliot étaient présents. Sur l’ensemble de la question, voir Six-1987 et Hughes-1997.
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[2]
« J’ai pensé, écrit Joliot, qu’il était utile de mesurer à nouveau le coefficient d’absorption de cette radiation en me plaçant dans des conditions rendues meilleures (que celles dont dispose Bothe) par l’emploi d’une source de rayons a extrêmement intense et en employant la méthode d’ionisation. (…) Des écrans de différents métaux peuvent être introduits entre la source et la chambre » (F. Joliot, OSC, p. 354-358).
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[3]
« C’est parce que nous ignorions les effets secondaires d’un tel rayonnement (celui de Bothe et Becker) – et que nous pensions que certains d’entre eux pouvaient donner naissance à des rayonnements très peu pénétrants – que nous avons opéré ainsi » (TT, p. 29). La finesse du dispositif expérimental des Joliot conduit à penser qu’il ne s’agit pas d’une rationalisation a posteriori du cheminement qui a conduit à cette découverte. Publications en décembre 1929, juin 1930, décembre 1930 et juin 1931, OSC, p. 323-348. Voir Savel-1954, Biquard-1959, Radavnyi-Bordry-1984, Six-1987, Hughes-1997.
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[4]
I. et F. Joliot-Curie, « La découverte de la radioactivité artificielle », Atomes, janvier 1951.
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[5]
Entretien avec J. Chadwick (AIP), p. 70.
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[6]
TT, p. 31. J. Chadwick, « Possible Existence of a Neutron », Nature, no 129 (1932), 27 février 1932.
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[7]
Mark Oliphant, BAS, décembre 1982. On découvrira ensuite que les isotopes d’un élément chimique se distinguent par le nombre de neutrons du noyau, tandis que le nombre de protons est fixe.
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[8]
« Cette hypothèse (de Rutherford) avait échappé à la plupart des physiciens, y compris nous-mêmes. Elle rôdait encore dans l’atmosphère du Cavendish Laboratory, où travaillait Chadwick, et il est naturel et juste qu’un point final à la découverte du neutron ait été mis dans ce laboratoire » (F. Joliot-Curie, La Pensée, août 1957).
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[9]
TT, p. 30.
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[10]
« On peut prévoir que les neutrons seront des projectiles de choix pour provoquer la transmutation d’un grand nombre d’éléments ; ils peuvent en effet aisément pénétrer dans les noyaux, car leur charge est nulle et les barrières de ces noyaux vis-à-vis d’eux sont peu élevées » (F. Joliot-Curie, NRF, 1er juillet 1933, p. 6-10.
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[11]
I. Curie et F. Joliot, « Preuves expérimentales de l’existence du neutron », OSC, p. 397.
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[12]
« Nous entendons par “matérialisation” la transformation de l’énergie quantique du photon en la masse au repos de deux électrons, l’un négatif et l’autre positif, et en énergie cinétique communiquée à chacun d’eux. Il y a conservation de l’énergie et de la quantité de mouvement dans ce phénomène » (TT, p. 34).
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[13]
M. Curie, et F. Joliot, F. Perrin, S. Rosenblum, M. et L. de Broglie, Auguste Villard et Edmond Bauer, assurent une représentation large de la discipline en France. Le seul autre lieu de recherche français en physique nucléaire, non représenté à Bruxelles, est le laboratoire de Thibaud, à Lyon. Les Conseils de physique Solvay, dont le fondateur et mécène est Ernest Solvay, chimiste et industriel belge, existent depuis 1911. Le sixième en 1930, et le septième en 1933, sont présidés par Langevin qui succède ainsi à Lorentz. Le thème de celui de 1933 est : « Structure et propriétés des noyaux atomiques ». Ces réunions très fermées, auxquelles on accède par cooptation et qui rassemblent des savants en activité dont les travaux sont à la pointe de la recherche, ont un caractère unique. Elles ont joué un rôle décisif dans la progression de la réflexion des physiciens et dans l’établissement de leurs programmes de recherches. Einstein appelait, en privé, ces réunions, « le sabbat des sorcières ».
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[14]
OSC-1961, p. 474-511. F. Perrin, « La découverte de la radioactivité bêta positive », dans Amaldi-1984, p. 55-58. Le jeune théoricien Jacques Solomon s’intéresse beaucoup, lui aussi, aux travaux de Joliot-Curie (Solomon-1939).
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[15]
CR, 15 janvier 1934, OSC, p. 515.
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[16]
P. Biquard, « Souvenirs », dans Amaldi-1984.
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[17]
Radvanyi-Bordry-1984, p. 106-119.
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[18]
Biquard-1959, p. 49.
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[19]
OSC, p. 517-519.
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[20]
J. Teillac, discours pour l’anniversaire de la découverte de la radioactivité artificielle, 1961, AC.JC.21. M. Curie à I. Joliot, New York, 5 novembre 1929, Correspondance, ouvr. cité, p. 314-315.
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[21]
M. Curie à I. Joliot, New York, 5 novembre 1929, Correspondance, ouvr. cité, p. 314-315.
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[22]
Le Petit Journal, 24 septembre 1934, et Paris Soir, 24 septembre 1934.
À la fin de 1930, Walter Bothe et Herbert Becker ont annoncé l’existence de rayons très pénétrants émis par des noyaux légers lorsqu’on les bombarde avec les rayons alpha du polonium, émettant l’idée qu’il s’agissait peut-être d’un type particulier de rayons gamma (γ). Peut-être est-ce parce que ces « rayons γ » sont difficiles à détecter qu’aucun autre résultat n’a ensuite été annoncé. Les Joliot reprennent cette question à la fin de 1931. Ils s’y sont préparés en montant un électromètre Hoffmann très sensible et en préparant une source de polonium génératrice de rayons a, la plus puissante du monde à cette époque. Ils ont aussi mis au point un dispositif de prises de vue stéréoscopiques à la chambre de Wilson. Ils disposent donc d’un équipement qui n’est ni unique ni vraiment original – en France il y a d’autres physiciens qui travaillent à la chambre de Wilson, Pierre Auger, Louis Leprince-Ringuet ou Jean Thibaud, par exemple – mais ils l’ont adapté et assemblé en un système spécifique d’expérimentation. Dans son utilisation, ils forment une équipe performante réalisant des observations d’une exceptionnelle qualité : l’un est occupé avec la partie du montage constituée par la source de rayons a associée à la chambre d’ionisation, l’autre fait les mesures à l’électromètre. Dans certains cas ils installent un second électromètre, d’un autre type, pour repérer d’éventuelles mesures aberrantes. Joliot se charge des photos à la chambre de Wilson, avec Savel. Le 1er janvier 1932, il écrit à Skobeltzyne pour lui communiquer les importants résultats qu’il vient d’obtenir avec Irène ; ils confirment l’existence des rayons de Bothe et Becker…
Date de mise en ligne : 10/12/2021
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