Chapitre 13. D’un commandement à l’autre
- Par François Broche
- et Julien Guillon
Pages 246 à 262
Citer ce chapitre
- BROCHE, François
- et GUILLON, Julien,
- Broche, François.
- et al.
- Broche, F.
- et Guillon, J.
Citer ce chapitre
- Broche, F.
- et Guillon, J.
- Broche, François.
- et al.
- BROCHE, François
- et GUILLON, Julien,
Notes
-
[1]
Le général Navarre a été chef du 2e bureau de Weygand à Alger d’octobre 1940 à février 1942, avant de commander le réseau SSM précurseur (contre-espionnage défensif) de mars 1943 à la Libération.
-
[2]
Papiers François Huet, archives familiales.
-
[3]
Le général Guy Schlesser (1896-1970) avait commandé le 2e régiment de dragons, héritier du « Condé-Dragons » de Richelieu à Auch, de 1940 à 1942, avant de prendre le commandement du 9e RCA en Algérie, en janvier 1943. Il avait terminé la guerre en Allemagne à la tête de la 5e division blindée au sein de la Ire armée. Héros des deux guerres, chef charismatique, c’était l’un des généraux les plus populaires de l’armée française.
-
[4]
Dennis L. Bark et David R. Gress, 1989, Histoire de l’Allemagne depuis 1945, Robert Laffont, coll. « Bouquins », p. 269.
-
[5]
Il s’agit du socialiste Max Lejeune , qui a passé toute la guerre en captivité à la forteresse de Colditz et sera, à la fin des années 1950, un ardent partisan de l’Algérie française.
-
[6]
Papiers François Huet, archives familiales.
-
[7]
Alphonse Juin sera élevé à la dignité de maréchal de France le 14 juillet 1952.
-
[8]
Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères, avait lancé l’idée d’un « pool charbon-acier », plaçant l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune. L’objectif était de « poser les bases d’une fédération politique de l’Europe ». Le traité instituant la CECA avait été signé le 18 avril 1951 par six États d’Europe occidentale (France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), noyau de la future Communauté économique européenne.
-
[9]
Le traité de Paris sera ratifié par cinq États sur six. Présenté à l’Assemblée nationale française en janvier 1953, il donnera lieu à un grand débat national avant d’être finalement rejeté le 30 août 1954.
-
[10]
Institut des Hautes études de la Défense nationale.
-
[11]
Centre des Hautes études militaires.
-
[12]
Dans le gouvernement formé par Pierre Mendès France le 18 juin 1954, la Défense nationale est confiée au général Kœnig . Il démissionnera le 14 août, avec deux autres ministres gaullistes (Chaban-Delmas, Lemaire), reprochant au président du Conseil de rechercher un compromis avec les partisans de la CED. Kœnig reprendra son poste l’année suivante dans le gouvernement d’Edgar Faure (mais il le quittera de nouveau, en raison de son désaccord sur la politique marocaine).
-
[13]
Entre-temps, les accords de Genève avaient mis fin à la guerre d’Indochine (20 juillet 1954).
-
[14]
Pendant les quatre années qui suivirent la guerre, les États-Unis avaient conservé le monopole de l’arme atomique. La première explosion expérimentale soviétique eut lieu le 23 septembre 1949. La première bombe atomique britannique explosa au large de l’Australie en octobre 1952. La première bombe atomique française, à Reggane (Sahara) le 13 février 1960.
-
[15]
Le jour même où la « Toussaint sanglante » marquait le commencement de la guerre d’Algérie.
-
[16]
En particulier les chars EBR [engins blindés de reconnaissance], qualifiés de « vites (sic), lointains et silencieux », mais dont l’armement antichars était jugé « inefficace », et les chars AMX, « outil remarquable mais trop bruyant ».
-
[17]
Division légère motorisée. Dans son rapport du 1er novembre 1954, le général Schlesser proposait de lui substituer une « division mécanique rapide » (DMR). Pour marquer la nécessité d’une évolution constante, il avait d’abord pensé à « division mécanique moderne », mais il était évident que toutes les divisions de l’armée française méritaient également d’être qualifiées de modernes.
-
[18]
Les commandos sont chargés d’une mission capitale : la recherche du renseignement, qui, seul, peut orienter la manœuvre de la Division. Ils assurent en outre toutes les missions traditionnelles de cette arme (coups de main, sabotages, harcèlement, capture de prisonniers, etc.). Le colonel demande à tous ses chefs de corps de se montrer « impitoyables » sur tous ces points.
Le colonel François Huet n’a pas oublié la fière devise du jeune saint-cyrien qu’il était quelque vingt ans plus tôt : « Aller là où l’on se bat ». On recommence à se battre en Extrême-Orient, mais comment, avec sept enfants dont l’aîné n’a que huit ans, prendre l’ombre d’un engagement ? Son départ du ministère des Armées va lui permettre de s’occuper davantage de ses enfants, privés de leur mère, et aussi de resserrer ses liens avec sa belle-sœur. Tout en préparant l’École de Guerre, où il est admis le 24 mai 1947, il recommence à faire des projets d’avenir. Jeanne Geistodt s’est admirablement acquittée de la mission que lui a confiée sa sœur disparue : elle a pris soin des enfants, dont les plus grands la considèrent comme une seconde mère. Au fil des mois, l’affection qu’elle éprouve pour son beau-frère s’est muée en un sentiment plus profond, qu’il partage. Ils décident de se marier quelques mois plus tard, et cette union ne sera pas de pure convention, puisque deux autres enfants en naîtront.
Le stage à l’École de Guerre se termine le 1er juin 1949. Il n’en est pas fâché : « J’aurai beaucoup appris, écrit-il à Descour , étudié des problèmes du plus haut intérêt, mais étouffé, loin de toute action, dans ces nombreuses et longues journées de pure spéculation. » Heureusement, la fin du stage réserve une surprise : un voyage de trois semaines en Afrique équatoriale française (AOF) : « un magnifique cadeau », estime-t-il, à juste titre. Quelques semaines plus tôt, le 18 avril 1949, de Baden-Baden, où il commande les dernières troupes françaises d’occupation, le général Augustin Guillaume lui a fait savoir qu’il a demandé pour lui une affectation en Allemagne à la tête du …
Date de mise en ligne : 08/08/2023
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
19,98 €
Acheter ce chapitre
5,00 €