Chapitre 4. « Ce roi de France sans couronne… »
- Par Denis Woronoff
Pages 91 à 107
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- Woronoff, D.
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Notes
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[1]
L’expression est de Galtier-Boissière, Vendredi, 21 février 1936.
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[2]
Augustin Hamon et XYZ, Les Maîtres de la France, Paris, Éditions sociales internationales, 1936-1938. Voir aussi le numéro spécial de La Flèche, 1er février 1936, « France, voici tes maîtres ».
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[3]
I « Monsieur François de Wendel, un roi de France nouveau style » (21 février 1936) ; II « Monsieur de Wendel et le malthusianisme économique » (28 février 1936) ; III « Monsieur de Wendel et l’esprit de famille » (6 mars 1936) ; IV « Monsieur de Wendel et la Banque de France » (13 mars 1936). Les trois articles suivants portent sur Schneider. Théodore Laurent, président de la grande entreprise métallurgique Marine-Homécourt, a droit à deux articles.
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[4]
Le Cri du peuple, Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 292.
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[5]
Francis Delaisi, La Banque de France aux mains des 200 familles, Paris, Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1936, 96 p. ; Achille Dauphin-Meunier, La Banque de France, Paris, Gallimard, 1937, 254 p.
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[6]
Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 528.
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[7]
Georges Ohnet est l’auteur d’une pièce, Le maître de forges, dont la publication en feuilleton dans Le Figaro, en 1883, a connu un énorme succès. C’est l’histoire d’un vaillant maître de forges, époux d’une comtesse ruinée qui le dédaigne. Les valeurs et les cultures de la vieille aristocratie et de la bourgeoisie manufacturière se heurtent, jusqu’au happy end.
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[8]
Sur six vedettes, quatre maîtres de forges. Louis Marlio est un des principaux industriels du secteur de l’hydroélectricité et de l’aluminium. André Lebon est cité par le mensuel pour ses intérêts dans le grand négoce colonial, les transports et les services.
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[9]
AD Meurthe-et-Moselle 1 M 652.
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[10]
Le gouverneur a fait manipuler les chiffres des bilans de la Banque de France à partir de 1924, pour dissimuler que le « plafond » légal de la circulation monétaire avait été crevé.
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[11]
Pour Briand, en juillet 1926, Wendel est l’homme à abattre.
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[12]
Mais les Rotschild ont le tort, selon Wendel, de ne voir dans les gens de droite qu’« un article de dîners et de battues à faisans » (Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 361).
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[13]
AN 190 AQ 3, 10 mars 1926.
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[14]
Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 539.
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[15]
Vendredi, 21 février 1936.
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[16]
Bulletin du Comité…, 2, 26 juillet 1935.
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[17]
AD Meurthe-et-Moselle 1 M 652.
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[18]
Emmanuel Berl, La politique et les Partis, Paris, Rieder, 1932, p. 31, cité par Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 438.
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[19]
Beau de Loménie, Les responsabilités des dynasties bourgeoises, op. cit., t. V, De Hitler à Pétain, Paris, Denoël, 1973, p. 266.
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[20]
L’Éveil de l’Est, n° 32.
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[21]
Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 160.
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[22]
Jean-Noël Jeanneney, Leçons d’histoire pour une gauche au pouvoir, la faillite du Cartel (1924-1926), Paris, Seuil, 1982 (2e éd.), 155 p.
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[23]
Jean-François Sirinelli (dir.), Histoire des droites en France, Paris, Gallimard, 1992, t. I, p. 311 ; t. II, p. 22 et 27.
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[24]
Jean-Noël Jeanneney, François de Wendel…, op. cit., p. 454.
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[25]
Kerillis était devenu un adversaire acharné de « l’impénétrable Monsieur de Wendel ».
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[26]
Il faut tenir compte aussi de l’amitié vive qui s’exprime dans les lettres de Wendel à Marin, AD Meurthe-et-Moselle 190 AQ 3.
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[27]
« Le Temps n’est pas mon journal, répète-t-il à Édouard de Warren, s’il l’était, vous ne verriez pas ce que vous y lisez trop souvent. » AD Meurthe-et-Moselle 190 AQ 3, 23 avril 1932. Il fait allusion, entre autres désaccords, à la politique extérieure, où le quotidien est le porteparole officieux du Quai d’Orsay. D’ailleurs, expose Wendel à un autre correspondant, « lorsque, par hasard, les puissances dites d’argent interviennent, c’est presque toujours pour prendre une contre-assurance et soutenir les journaux les plus avancés (Patenôtre, Henessy, Beghin, des banques…) » (ibid., 2 mars 1933).
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[28]
AN 189 AQ 108.
Wendel, maître de forges, est puissant ; Wendel, régent de la Banque de France et parlementaire, est souverain. Il personnifie en effet l’association de la monnaie et du pouvoir. C’est un « roi de France sans couronne », non proclamé et d’autant plus dangereux. Dans les années 1930, la presse de gauche lui prête ainsi une influence hors de proportion avec celle des autres « Maîtres de la France ». Désormais, l’adversaire a un nom et un visage. Il concentre les attaques. Comment Wendel est-il traité dans ce double rôle ? Lui assigne-t-on un lieu privilégié d’influence, la Banque ou la Chambre ? Quelles victoires y a-t-il remportées ? Puisqu’il est un chef de file, quels sont ses complices et ses auxiliaires ? Quels moyens matériels lui attribue-t-on pour transformer ses volontés en décisions ? Des grands titres de la presse nationale aux bulletins financiers, Wendel aurait fait l’opinion qui compte, celle des élites. À cet inventaire polémique et finalement admiratif, s’oppose une vision plus historienne, attentive aux ratés et aux limites de la puissance. Elle réintègre dans ce jeu de pouvoir la conjoncture monétaire et politique, les rapports de force en France et à l’échelle internationale. Wendel ne disparaît pas, mais il est situé. Les deux discours partagent en tout cas la même appréciation sur la durée du « règne », ou de son apogée, entre 1924 et 1936.
Wendel a été un des régents de la Banque de France, de son élection, le 30 janvier 1913, au changement de statut de l’établissement, le 24 juillet 1936. Il n’est devenu qu’en 1935-1936 le symbole des puissances d’argent attachées à faire obstacle, par la Banque, à toute politique de progrès…
Date de mise en ligne : 09/06/2023
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