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Chapitre 3. Entre France et Allemagne

Pages 67 à 90

Citer ce chapitre


  • Woronoff, D.
(2001). Chapitre 3. Entre France et Allemagne. François de Wendel (p. 67-90). Presses de Sciences Po. https://shs.cairn.info/francois-de-wendel--9782724608052-page-67?lang=fr.

  • Woronoff, Denis.
« Chapitre 3. Entre France et Allemagne ». François de Wendel, Presses de Sciences Po, 2001. p.67-90. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/francois-de-wendel--9782724608052-page-67?lang=fr.

  • WORONOFF, Denis,
2001. Chapitre 3. Entre France et Allemagne. In : François de Wendel. Paris : Presses de Sciences Po. Facettes, p.67-90. URL : https://shs.cairn.info/francois-de-wendel--9782724608052-page-67?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’Humanité, 15 septembre 1944 ; Carrefour, 19 janvier 1949.
  • [2]
    AN 190 AQ 17.
  • [3]
    AN 190 AQ 18, dossier n° 2, Les Nouvelles économiques et financières, 17 mai 1923.
  • [4]
    Action en fit un de ses thèmes pendant la campagne du printemps 1945.
  • [5]
    Cité dans AN 190 AQ 18 (dossier n° 1), s.d. (1924 ?).
  • [6]
    AN 190 AQ 18, Le Canard sauvage, 20 février 1919. Bolo Pacha, affairiste mondain et agent du Khédive d’Égypte, a tenté en 1916 d’obtenir, avec de l’argent allemand, que Le Journal adopte une ligne pacifiste. Il a été fusillé en février 1918. Les accusateurs de Joseph Caillaux, qui connaissait Bolo, ont tenté d’utiliser cette affaire contre l’homme politique.
  • [7]
    « De Wendel, chef de cette agence de l’étranger (le Comité des Forges), doit être arrêté en attendant qu’il paye de sa vie ses crimes de lèse-patrie » (La Voix de l’Est, 3 novembre 1945) ; Philippe Mioche, La sidérurgie et l’État en France…, op. cit., p. 556.
  • [8]
    Le Travailleur socialiste, décembre 1907 ; Serge Bonnet, L’Homme du fer…, t. I, op. cit., p. 113.
  • [9]
    Jean Poirey-Clément, op. cit., p. 13.
  • [10]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 90, congrès du Parti socialiste unifié, janvier 1914.
  • [11]
    13 janvier 1945, réunion à la sous-préfecture de Briey, Serge Bonnet, op. cit., t. II, p. 210.
  • [12]
    Annie Lacroix-Riz, op. cit., p. 568.
  • [13]
    Jean-Marie Moine, op. cit., p. 386.
  • [14]
    AN 190 AQ 46.
  • [15]
    François de Wendel, 1874-1949, Metz, 1949, 104 p.
  • [16]
    9 février 1909. Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 20.
  • [17]
    Journal.
  • [18]
    AN 190 AQ 15.
  • [19]
    AN 190 AQ 33.
  • [20]
    AN 190 AQ 3, 8 mars 1932. L’alliance de la Lorraine et de l’Allemagne catholique du Sud avait été le rêve de Charles de Wendel, avant 1912.
  • [21]
    Éclair de l’Est, 14 janvier 1949.
  • [22]
    AD Meurthe-et-Moselle 51 J, Mines et forges de Jœuf, remise de médailles du travail du 14 décembre 1946 à Jœuf, discours de M. François de Wendel.
  • [23]
    Bruno Rauecker, cité en annexe du rapport de Cluzel à la Chambre des députés, Journal officiel, 9 janvier 1928.
  • [24]
    AD Meurthe-et-Moselle 1 M 649.
  • [25]
    AD Meurthe-et-Moselle 1 M 651, avril 1925.
  • [26]
    AN 190 AQ 18.
  • [27]
    AN 190 AQ 3.
  • [28]
    Journal, 29 novembre 1920 ; Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 144.
  • [29]
    AN 190 AQ 18. Jean-Noël Jeanneney juge les « révélations » du correspondant de l’Humanité à Berlin de « pure invention ». Il laisse néanmoins ouverte l’hypothèse d’une initiative personnelle du directeur allemand des établissements Wendel en Allemagne, Robert Pastor. (Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 168.)
  • [30]
    Vendredi, 17 avril 1936.
  • [31]
    Jacques Freymond, « Les industriels allemands de l’acier et le Bassin lorrain (1940-1942) », Revue d’histoire moderne et contemporaine, janvier-mars 1972, p. 27-44.
  • [32]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 558. En matière de coke, la Maison est beaucoup moins dépendante que les autres établissements lorrains.
  • [33]
    AN 189 AQ 109, 6 mars 1937.
  • [34]
    AN 190 AQ 3.
  • [35]
    Carrefour, art. cité.
  • [36]
    AN 190 AQ 3, 22 avril 1927.
  • [37]
    L’Humanité, 12 octobre 1944.
  • [38]
    Action, 5 janvier 1945. « C’est avec le maréchal Goering en personne que M. de Wendel a conclu cet accord. »
  • [39]
    Daily Herald, 9 septembre 1944 ; Annie Lacroix-Riz, op. cit., p. 386.
  • [40]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 600.
  • [41]
    La Vie industrielle, 16 avril 1941.
  • [42]
    Jacques Freymond, art. cité, p. 42.
  • [43]
    Annie Lacroix-Riz, op. cit., p. 153.
  • [44]
    Journal, 1er juin 1943.
  • [45]
    Journal, 25 janvier 1944.
  • [46]
    Ibid., 7 août 1943.
  • [47]
    Serge Bonnet, op. cit., t. II, p. 206.
  • [48]
    Wendel parle, pour les premiers cités, de « résultats exceptionnels » (Philippe Mioche, op. cit., p. 508).
  • [49]
    Cet officier allemand, chargé des relations avec la sidérurgie, était un des principaux responsables du complot de juillet 1944 contre Hitler. Il sera pendu à un croc de boucher.
  • [50]
    AN 190 AQ 81, note historique.
  • [51]
    Roger Martinois, Histoire illustrée…, op. cit., p. 229-252.
  • [52]
    Claude Prêcheur, La Lorraine sidérurgique, Paris, SABRI, 1959, p. 205-206.
  • [53]
    Une note évalue ainsi les dégâts : « Pour Hayange et Moyeuvre, 40 millions de marks, plus 15 pour amortissements non exécutés, pour Jœuf, 165 millions, Messempré, 23. » AN 190 AQ 80.
  • [54]
    Soixante ans plus tard, il symbolisera pour certains la casse de la sidérurgie lorraine par les patrons et le gouvernement. Serge Bonnet, op. cit., t. IV, p. 545.
  • [55]
    AN 189 AQ 109.
  • [56]
    AN 190 AQ 46, notes historiques.
  • [57]
    Journal, 10 mai 1943.
  • [58]
    Des documents inédits sur l’occupation nazie de la Lorraine de 1940 à 1944 sont rassemblés et commentés par le chanoine Jules Anneser dans Vautours sur la Lorraine, dévoilés par leurs archives secrètes, Metz, Editions du Lorrain, 1948, 119p., chap. « Röchling contre de Wendel ».
  • [59]
    AN 190 AQ 2.
  • [60]
    AN 190 AQ 2, 8 janvier 1942.
  • [61]
    Journal, 10 mai 1943. La demande, émanant de Speer, a été en fait formulée plusieurs mois avant. Annie Lacroix-Riz, op. cit., p. 149.
  • [62]
    Journal, 7 août 1943.
  • [63]
    AN 190 AQ 46.
  • [64]
    Philippe Mioche, op. cit., p. 495.
  • [65]
    Annie Lacroix-Riz, op. cit., p. 150.

Wendel l’Allemand. Cette désignation infamante revient régulièrement dans les attaques. Elle vise à déconsidérer dans l’opinion française celui qui fut, d’une guerre à l’autre, le chef de la Famille. À l’inverse, les autorités allemandes, de l’Annexion à la première guerre mondiale, puis au temps de l’occupation nazie, se sont irritées de la dissidence ouverte ou larvée de l’espace wendélien, qui en faisait une enclave provocatrice. L’effet de miroir n’annule pas la charge, il la redouble. Ces images négatives renvoient à la situation ambiguë de l’entreprise dans les déplacements successifs de la frontière. N’y trouve-t-elle pas son compte ? Si seuls les opposants les plus véhéments l’accusent, en France, de traîtrise, des secteurs plus larges de l’opinion n’ont-ils pas été tentés d’imaginer qu’elle gagnait sur les deux tableaux ? Les cercles politiques ont pu croire, de bonne foi, que la stratégie de la Maison ou les prises de position de François de Wendel étaient en partie déterminées par des considérations géopolitiques spécifiques. Des collègues sidérurgistes – Schneider ? – risquaient de déchiffrer le comportement de l’entreprise à la lumière de la localisation de ses intérêts. Vu d’Hayange ou de Jœuf, un tel soupçon était insupportable. François de Wendel, la première cible, mais aussi ses amis et ses obligés devaient réagir. Image contre image, ils avaient à montrer que leur Maison était aux avant-postes du patriotisme, victime plus que tout autre des défaites de la France…


Date de mise en ligne : 09/06/2023

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