7. « La mort est un sommeil éternel »
Pages 117 à 134
Citer ce chapitre
- DE WARESQUIEL, Emmanuel,
- De Waresquiel, Emmanuel.
- De Waresquiel, E.
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- De Waresquiel, E.
- De Waresquiel, Emmanuel.
- DE WARESQUIEL, Emmanuel,
Notes
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[1]
Fouché aux administrateurs du district de Decize, « reçu le 15 août 1793 » : « Citoyens administrateurs, Comme j’ai pu être trompé sur le compte des prêtres remis en liberté, je vous prie de les surveiller et je vous autorise, au premier mouvement qu’ils occasionneront, de les faire arrêter et conduire dans la maison d’arrêt de Nevers où j’en ferai prompte justice », in AHRF, 1922, « Glanes », p. 507, collection personnelle.
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[2]
Fouché. Écrits révolutionnaires, op. cit., p. 67-69.
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[3]
Nevers, arrêté du 9 octobre 1793. Dans certains districts de la Nièvre comme à Corbigny, près d’un tiers des cures devront disparaître (arrêté du 14 octobre). Voir Nicole Bossut, « Aux origines de la déchristianisation… », art. cité, p. 182.
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[4]
Voir là-dessus les pages très éclairante de Jean Delumeau dans La Peur en Occident, Paris, Hachette, « Pluriel », 2008, p. 249 sq.
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[5]
Cité par Nicole Bossut, « Aux origines de la déchristianisation… », art. cité, p. 197.
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[6]
L’expression est prononcée pour la première fois le 30 août 1793 par un membre de la société des Jacobins de tendance hébertiste, l’ancien curé de Châlons-sur-Saône, Royer. La terreur, dit ce dernier, est le seul moyen de sauver le peuple contre ses ennemis. Fouché reprendra l’expression « la terreur à l’ordre du jour » à Lyon en décembre. Il n’est pas l’unique représentant en mission à l’employer. Fréron et Laplanche l’utiliseront également en octobre. Quoi qu’il en soit, il a certainement lu le discours de Royer qui n’associe pas la Terreur à la seule armée révolutionnaire mais à toute la Révolution. C’est bien là un indice supplémentaire de sa filiation à la tendance hébertiste des derniers mois de 1793. Voir Annie Jourdan, « La journée du 5 septembre 1793. La terreur a-t-elle été à l’ordre du jour ? », in Michel Biard et Hervé Leuwers, Visages de la Terreur. L’exception politique de l’an 2, Paris, Armand Colin, 2014, p. 45-60.
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[7]
Moniteur universel, XVII. Commune de Paris, conseil général du 26 septembre 1793. Le citoyen Chaumette, Procureur de la Commune de Paris au rédacteur du Moniteur.
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[8]
Nicole Bossut, « Aux origines de la déchristianisation… », art. cité, p. 199. Nicole Bossut cite également une brochure postérieure de la société populaire de Nevers, publiée le 2 nivôse an II (22 décembre 1793) dans laquelle on insiste sur le fait que c’est bien Fouché le premier, bien avant l’arrivée de Chaumette, qui aurait « ouvert les yeux des faibles ». Chaumette « n’a donné aucune impulsion aux citoyens pour la destruction du fanatisme religieux » (p. 200).
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[9]
Moniteur universel, XVIII. Commune de Paris, conseil général, 25e jour du 1er mois de l’an II de la République (16 octobre 1793). D’autres arrêtés de Fouché sont retenus par le conseil général de la Commune de Paris, en particulier celui sur le « pain de l’égalité » le 23 novembre. Le même jour, le conseil renvoie à son comité central de bienfaisance un autre de ses arrêtés sur la mendicité et le travail. Moniteur universel, XVII, p. 505. Commune de Paris, conseil général du 3 frimaire an II (23-11-1793).
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[10]
Voir pour plus de précisions sur les chiffres, Élisabeth Liris, op. cit., p. 179 sq.
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[11]
Journal d’un bourgeois de Moulins, publié par Ferdinand Claudion, Moulins, H. Durand libraire, 1898.
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[12]
Séance publique du représentant du peuple Fouché à Moulins, op. cit., et Philippe Bourdin, Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 287.
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[13]
Dénonciation à la Convention nationale des représentants du peuple Fouché, Dameron et Élie Lacoste par les corps constitués de Clamecy, 15 thermidor an III (2 août 1795), in Fouché. Rapports et déclarations du ministre de la Police générale, Paris, Zanzibar, 1998, p. 20.
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[14]
Lettre de Grimaud à la Convention, 24 vendémiaire an II (15 octobre 1793), citée par Philippe Bourdin, Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 320.
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[15]
Les armées révolutionnaires de l’Allier et de la Nièvre sont mises sur pied à la suite de deux arrêtés de Fouché, le 26 septembre à Moulins, et le 2 octobre à Nevers. Le texte complet des arrêtés de Moulins du 26 septembre est donné par L.-J. Alary, in « Fouché de Nantes à Moulins, épisodes de la Terreur en Bourbonnais, 23 septembre 1793-14 février 1794 », Bulletin de la société d’émulation du département de l’Allier, t. VIII, Moulins, 1861, p. 161-195. Un bon développement sur l’armée révolutionnaire de Moulins in Philippe Bourdin, Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 290-291.
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[16]
Voir la longue description qui est faite d’eux dans le Mémoire instructif adressé à l’Assemblée nationale aux comités de salut public et de sûreté générale réunis et à la députation du département de la Nièvre sur la situation politique du district de Clamecy, par les détenus de ce district, en vertu d’un arrêté du Comité de sûreté générale du 28 ventôse (18 mars 1794), Impr. De la Société des amis du commerce, rue N.-D.-des-Victoires, s.d. (sans doute début pluviôse an II au moment du transfert des signataires de Clamecy au tribunal révolutionnaire de Paris où ils seront condamnés à mort), BHVP, Manuscrits 106908.
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[17]
Antoine Serieys, Vie politique et morale de Fouché (de Nantes), 1816, p. 28.
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[18]
Circulaire de Bias Parent à ses concitoyens, 5 frimaire an II (5 novembre 1793), citée par Raymonde Pizot, « Bias Parent sans-culotte de Clamecy », in Bulletin de la Société scientifique et artistique de Clamecy, 1981, nouvelle série no 5, p. 59.
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[19]
« Dénonciation à la Convention nationale […] par les corps constitués de Clamecy, 15 thermidor an III » (2 août 1795), in Fouché. Rapports et déclarations, op. cit., p. 22.
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[20]
AN D/III/351. « Dénonciation à la Convention nationale […] par les autorités constituées de Nevers. Nevers, le 19 prairial an III » (8 juin 1795).
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[21]
Philippe Bourdin, Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 291.
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[22]
BnF Manuscrits, fichier Charavay. Note autographe de Fouché en marge de la dénonciation des citoyens de Moulins à la Convention nationale, le 26 prairial an III (14 juin 1795).
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[23]
Élisabeth Liris, op. cit., p. 114. On mentionnera aussi une notice au catalogue de la BnF qui n’a pas été vue par Élisabeth Liris : Notice pour les veuves et orphelins de 32 citoyens de Moulins, assassinés à Lyon par la commission de Collot d’Herbois et Fouché, le 11 nivôse de l’an II de la République, s.l.n.d. On y trouve une lettre du comité central de surveillance de Moulins au tribunal révolutionnaire de Lyon, probablement à son président, Pierre-Mathieu Parein : « Ne te jette point dans le labyrinthe des formes pour les juger. […] Fais-les participer à l’honneur de la grande fusillade, dont la conception fait l’honneur de ton imagination. […] Nous pensons avec toi que cette manière de fusiller les ennemis du peuple est infiniment plus digne de sa toute-puissance. […] que le jeu mesquin et insuffisant de la guillotine. » Les condamnés de Lyon ont adressé à Fouché une pétition et celui-ci s’est contenté de la renvoyer au comité de surveillance de Moulins. Voir AD Allier, L 850.
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[24]
Ibid., p. 107. Fouché, le 25 septembre à Moulins.
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[25]
Lettre de Bias Parent à Fouché, 4 germinal an II (24 mars 1794), citée par Raymonde Pizot, art. cité, p. 75.
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[26]
BHVP Manuscrits 106908, Mémoire instructif adressé à l’Assemblée nationale…, op. cit.
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[27]
Notice sur le duc d’Otrante, Zeitgenossen, op. cit. Exemplaire annoté de la main de Fouché. Note manuscrite de la p. 7, ligne 7, Archives Fouché, Louveciennes. « Pour faire des actions de douceur, il fallait des paroles de vigueur. »
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[28]
La phrase de Fouché est citée comme étant de lui dans une lettre de Grimaud et Delan du 15 frimaire an II (5 décembre 1793) citée par Philippe Bourdin, in Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 383.
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[29]
AN DIII/351. Dénonciations contre Fouché. Dossiers du Comité de législation, an III. Lettre de Fouché aux administrateurs du département de la Nièvre, Commune-Affranchie, 17 frimaire an II (7 décembre 1793).
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[30]
Ibid. « Extrait du procès-verbal des séances publiques de l’administration du département de la Nièvre dans le courant de l’année 1793. » Séance publique du 15 octobre 1793 : « Il sera payé aux citoyens Bourg, Bureau, Paulmier et Henriot une somme de 1 500 livres pour frais de voyage. […] Ils seront habillés à la Robert, chef des brigands. » Il existe également aux AN une copie des procès-verbaux des séances des sociétés populaires de Nevers et de La Charité tenues en présence de Fouché du 12 au 15 septembre 1793 (AD XVIIIc [24 pages]).
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[31]
À Moulins, le 29 septembre, lors d’un « repas fraternel » offert aux familles des défenseurs de la patrie.
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[32]
Cité par L.-J. Alary, « Fouché de Nantes à Moulins… », art. cit., p. 194, note 1.
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[33]
Les 22 et 26 septembre 1793. À Nevers, il prononce un discours devant le buste de Brutus.
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[34]
Philippe Bourdin en cite plusieurs dans Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 388.
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[35]
Cité par Élisabeth Liris, op. cit., p. 132.
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[36]
Maximilien Fuchs, op. cit., p. 12. Lettre de Verd au comité central de Moulins, Roanne, 18 brumaire an II.
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[37]
Lettre du comité central de surveillance de Moulins à Fouché, 14 pluviôse an II (2 février 1794), citée par Philippe Bourdin, Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 386, note 34.
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[38]
L’expression est du pédagogue américain Benjamin Rush, cité par Annie Jourdan in La Révolution batave entre la France et l’Amérique, Rennes, PUR, 2008, p. 276. De très bonnes pages sur la circulation de ces principes pédagogiques entre les États-Unis, la Hollande et la France.
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[39]
Voir Condorcet, Cinq mémoires sur l’Instruction publique (1791), Paris, Garnier-Flammarion, 1994. Voir les derniers chapitres du premier mémoire : « Les jeunes citoyens, regardés comme les enfants de la république [sont] élevés pour elle, et non pour leur famille ou pour eux-mêmes. » Pour Condorcet, l’instruction est la condition de l’égalité des droits, elle met fin à la dépendance et à la tyrannie.
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[40]
Sur les problèmes rencontrés par le sans-culotte Parent dans le district de Clamecy au sujet de la création des écoles élémentaires dans les villages, voir Raymonde Pizot, art. cité, p. 70.
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[41]
Jean Bugarel, Histoire du lycée de Nevers. Recherches, études, documents. L’Institut, structuré en 8 classes d’enseignement, est officiellement créé le 19 août dans les bâtiments de l’ancien collège de la ville. « L’éducation nationale est la base d’un gouvernement libre », lit-on dans le texte programme du futur établissement. Fouché en règle tous les détails jusqu’au salaire du portier. Socrate Damour, spécialement chargé d’enseigner la morale et la politique, en prend la direction.
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[42]
Il s’agit du parcours urbain du défilé de la fête du 29 septembre 1793, à Moulins.
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[43]
AN Papiers Reverchon. Nevers, arrêté du 4e jour du 2e mois de l’an II de la République (25 octobre 1793). Cité par Édouard Herriot, Lyon n’est plus, Paris, Hachette, 1939, II, p. 72.
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[44]
Voir là-dessus le bel article de Jean-Michel Leniaud : « La seconde mort des rois de France ou la damnatio memoriæ », in Droit de cité pour le patrimoine, PUQ, 2013.
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[45]
Sur la fête du 29 septembre « pour honorer le malheur et la vieillesse », voir Philippe Bourdin, Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 296-297, Élisabeth Liris, op. cit., p. 123 sq. Et Bourgeois de Moulins.
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[46]
« Fête civique pour honorer la valeur et les mœurs, arrêtée par le citoyen Fouché représentant du peuple, le premier jour de la 1re décade du 2e mois de l’an second », in Fouché. Écrits révolutionnaires, op. cit., p. 69-71 et « Nevers. Extrait du registre de l’État civil, mariages (22 octobre 1793) », in « Fouché à Nevers », op. cit., p. 250-251.
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[47]
Fouché. Écrits révolutionnaires, op. cit., p. 67.
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[48]
Ibid., p. 72. La lettre est citée avec quelques variantes par Regnault-Warin (op. cit., p. 68).
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[49]
On relève au Moniteur (t. XVIII), les dépôts suivants : 91 marcs d’or et d’argent à la séance du 17 octobre, 1 091 marcs d’or et d’argent à celle du 20, puis à nouveau à celle du 6 novembre et à la mi-novembre. Les 15 et 16 octobre, Grimaud envoie de son côté deux rapports à la Convention sur le pillage du château des ducs de Bourbon et de la Sainte-Chapelle de Burges dans l’Allier. C’est un agent de Fouché, Boissay, qui dépose le tout à la Convention. Voir Philippe Bourdin, Le Noir et le Rouge, op. cit., p. 320-321. Sur l’or de Clamecy, voir Raymonde Pizot, art. cité, p. 69. Dans une lettre à la Convention du 8 janvier 1794, les membres du comité de surveillance de Gannat dans l’Allier annoncent encore l’envoi de 342 marcs d’argenterie et de 12 304 livres en numéraire, tant or qu’argent, prélevés « en vertu des arrêtés du philanthrope Fouché de Nantes », Archives parlementaires, t. LXXXIII, p. 374. Convention nationale, séance du 27 nivôse an II (16 janvier 1794). Ceux de Chinon-la-Montagne ont déposé à Nevers 825 marcs d’argent et 38 225 livres en numéraire. Ils demandent le transfert du numéraire à la Maison de la monnaie de Paris pour être convertis en assignats. Ibid., p. 448. Convention nationale, 7 ventôse an II (25 février 1794). D’après Guy Thuillier, les « échanges » d’or et d’argent monnayés auraient dépassé le million dans la Nièvre en 1793-1794. La Monnaie de Paris reçoit quant à elle l’équivalent de 429 000 livres des trésors et de l’argenterie des églises et des particuliers.
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[50]
Le décret date du 6 août 1793.
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[51]
Fouché au Comité de salut public, Nevers, 7 septembre 1793. Alphonse Aulard, Recueil des actes…, op. cit., VI, p. 347.
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[52]
Fouché au Comité de salut public, Nevers, 1er septembre 1793, ibid., p. 229.
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[53]
Fouché au Comité de salut public, Nevers, 7 septembre 1793, ibid., p. 347.
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[54]
Ibid., VIII, p. 120.
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[55]
La lettre est citée par Élisabeth Liris, op. cit., p. 230.
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[56]
Fouché de Nantes et Collot d’Herbois proconsuls à Lyon…, Paris, chez les Libraires du Palais-Royal, 1834, p. 149.
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[57]
Fouché à la Convention nationale. Nevers, le 3e jour de la 2e décade du 2e mois de l’an II (3 novembre 1793). Archives parlementaires, t. LXXVIII, p. 518. Convention nationale, séance du 7 novembre 1793.
Dans ce contexte de crise sociale et frumentaire, le représentant du peuple Joseph Fouché commence à dénoncer les prêtres et leurs dogmes, pour les renvoyer à la vie laïque, à la prison ou à la déportation. Dès la mi-août, il demande la surveillance et l’arrestation de certains des prêtres qu’il a imprudemment fait remettre en liberté. « J’ai pu être trompé », écrit-il. Pour lui, désormais, les prêtres, les accapareurs, les aristocrates, les riches se ressemblent et donc s’assemblent. Les prêtres aussi complotent pour affamer le peuple. Combattre les uns, c’est vaincre les autres.
Il prononce son premier grand réquisitoire contre la religion à La Charité-sur-Loire le 13 septembre. Là, il ne se contente pas de taxer le prix du pain, d’ouvrir la société populaire du lieu aux « véritables Montagnards » jusqu’alors tenus à l’écart par le montant des cotisations. Il refuse de réintégrer dans ses fonctions le curé constitutionnel de la ville et surtout il prêche, en procureur implacable, contre toutes les « superstitions ». Il ne se contente pas, comme il l’a déjà fait, d’attaquer le clergé, mais, pour la première fois, il donne de la mort une définition purement laïque.
Quelques jours plus tard, à Moulins le 29 septembre puis à Nevers le 10 octobre, il publie ses fameux arrêtés sur les nouveaux rites républicains de la mort et ferme d’un tour de clef les portes du paradis et de l’enfer. Les cimetières seront désormais installés dans des lieux isolés ombragés d’arbres et bien sûr laïcs, les pierres tombales ne comporteront pas de croix, mais seront ornées d’une simple couronne de chêne pour les patriotes les plus méritants, on y érigera une statue symbolisant le sommeil et on y lira l’inscription qui est restée célèbre : « La mort est un sommeil éternel…
Date de mise en ligne : 01/12/2015