Sujet 1. « Localisation, délocalisation, quels choix pour l’entreprise ? »
- Par Guy Frécon
Pages 113 à 126
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- Frécon, G.
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Notes
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[1]
Les Anglo-saxons désignent cette situation par le terme évocateur d’offshoring.
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[2]
Encyclopédie Wikipédia.
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[3]
On peut citer en exemple le cas de Toyal Europe, entreprise béarnaise dont le transfert, en 2007, des activités, à seulement 60 kilomètres, a provoqué des remous jusqu’à l’Assemblée nationale avec la grève de la faim d’un député.
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[4]
D’après une étude référencée en webographie, seulement 30 % des chefs d’entreprise considèrent que les délocalisations tirent vers le haut leur niveau de compétitivité.
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[5]
Certains pays émergents (l’Inde ou la Chine, par exemple) ont désormais un niveau de qualification élevé, y compris dans le domaine des services et de la haute technologie.
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[6]
Le savoir-faire historique d’Oyonnax dans le travail de la corne, du celluloïd et aujourd’hui en plasturgie, permet de continuer à fabriquer localement des produits basiques comme les parures capillaires.
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[7]
Le poids de la main-d’œuvre doit excéder 40 % des coûts d’une activité pour en justifier la délocalisation (exemple de Jacob Delafon contraint de délocaliser la fabrication de ses céramiques).
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[8]
C’est le cas de beaucoup de grandes entreprises françaises comme Airbus, Alsthom, Areva, PSA…
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[9]
La moitié des entreprises ayant procédé à des délocalisations réalisent plus de 50 % de leur chiffre d’affaires à l’international.
Localisation, délocalisation : au sens strict, la délocalisation consiste, pour une entreprise, à transférer tout ou partie de ses activités et donc des facteurs de production dans un autre territoire, en général dans un pays étranger. Elle se justifie par la recherche d’avantages compétitifs liés soit aux coûts des facteurs (marchés amont), soit aux débouchés pour la production, de l’entreprise (marchés aval). Cette séparation des lieux de production et de consommation implique souvent la fermeture d’une unité de production nationale, l’ouverture de la production d’une unité à l’étranger et l’écoulement des produits sur les marchés les plus porteurs y compris en les réimportant sur un marché national à fort pouvoir d’achat.Au sens plus large qui nous concerne ici, il faut comprendre « le redéploiement spatial du centre de gravité économique des groupes, qui est largement lié à la dynamique des marchés et de l’organisation ».
Les délocalisations procèdent de mutations économiques induites par la mondialisation ; il ne s’agit plus seulement de situations où l’entreprise déplace un site de production à l’étranger pour ensuite réimporter les biens ainsi réalisés : l’externalisation de la production de biens mais aussi de services ne saurait se limiter au territoire national.
Dans tous les cas, il s’agit d’une démarche « régionale » pouvant d’ailleurs s’exprimer à l’intérieur d’un même pays (il n’est que de voir les efforts de dynamisation et de communication sur l’attractivité de telle ou telle région ou département françai…
Date de mise en ligne : 27/07/2022
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