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Un islam conquérant

Pages 87 à 98

Citer ce chapitre


  • Debomy, F.
(2017). Un islam conquérant. Finkielkraut, la pensée défaite (p. 87-98). Éditions Textuel. https://shs.cairn.info/finkielkraut-la-pensee-defaite--9782845976153-page-87?lang=fr.

  • Debomy, Frédéric.
« Un islam conquérant ». Finkielkraut, la pensée défaite, Éditions Textuel, 2017. p.87-98. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/finkielkraut-la-pensee-defaite--9782845976153-page-87?lang=fr.

  • DEBOMY, Frédéric,
2017. Un islam conquérant. In : Finkielkraut, la pensée défaite. Paris : Éditions Textuel. Textuel Essais, p.87-98. URL : https://shs.cairn.info/finkielkraut-la-pensee-defaite--9782845976153-page-87?lang=fr.

Notes

  • [204]
    La seule exactitude, Stock, Paris, 2015, p. 246. L’intellectuelle pakistano-américaine Asma Barlas note que « les termes “islamiste” et “fondamentaliste” sont très problématiques ; pour le premier, c’est comme si on appelait un juif “judaïste” tandis que le deuxième est tiré d’une expérience typiquement chrétienne. » Zahra Ali, Féminismes islamiques, La Fabrique, Paris, 2012, p. 96.
  • [205]
    Ibid., p. 213.
  • [206]
    Qu’il mette des guillemets à « rue arabe » (La seule exactitude, p. 227) n’y change rien.
  • [207]
    La seule exactitude, op.cit., p. 232.
  • [208]
    Ibid., p. 242. C’est moi qui souligne.
  • [209]
    Nicolas Lebourg dans Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Dominic Thomas (dir.), Vers la guerre des identités ? De la fracture coloniale à la révolution ultranationale, La Découverte, Paris, 2016, p. 218-219.
  • [210]
    Anne-Christine Fournier, Regards sur notre temps, op.cit., p. 89-90.
  • [211]
    Enzo Traverso, « Spectres du fascisme », La Revue du Crieur n° 1, 2015, p. 111.
  • [212]
    Ibid., p. 114.
  • [213]
    L’Ingratitude, Conversation sur notre temps avec Antoine Robitaille, op.cit., p. 36.
  • [214]
    Enzo Traverso, « Spectres du fascisme », art.cit., p. 112.
  • [215]
    Nilüfer Göle, Musulmans au quotidien. Une enquête européenne sur les controverses autour de l’islam, La Découverte, Paris, 2015, p. 257-258.
  • [216]
    Ibid., p. 46.
  • [217]
  • [218]
    Et faut-il rappeler que Daesh tue plus de musulmans que de non-musulmans ?
  • [219]
    Le Point, 24 mai 2002.
  • [220]
    Ibid.
  • [221]
    Voilà donc Finkielkraut, volontiers critique d’un Internet qualifié dans L’Ingratitude de « vide-ordures planétaire » (p. 70), qui s’en va chercher ses « informations » sur un site des plus douteux. Rappelons que le principal grief de l’essayiste contre Internet est qu’il est un lieu privilégié d’abolition des hiérarchies. Sa place, il est vrai, y est moins assurée qu’à la télévision.
  • [222]
  • [223]
  • [224]
    Au nom de l’Autre. Réflexions sur l’antisémitisme qui vient, op.cit., p. 20.
  • [225]
    Ibid., p. 21 et 35.
  • [226]
    Ibid., p. 20.
  • [227]
    Il est frappant de constater que Finkielkraut n’évoque jamais le fait que juifs et progressistes furent longtemps désignés par la réaction comme un même ennemi. Cet étonnant oubli est-il corrélé à sa volonté de dénoncer l’« islamo-gauchisme » ?
  • [228]
    « Quel que soit son diplôme, les chances qu’une personne soit antisémite augmentent d’autant plus qu’elle se situe à droite », constate la CNCDH. Les citations figurant dans ce chapitre sont tirées de son rapport de 2015.
  • [229]
    C’est nous qui soulignons.
  • [230]
    Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Dominic Thomas (dir.), Vers la guerre des identités ? De la fracture coloniale à la révolution ultranationale, op.cit., p. 92.
  • [231]
    Ibid., p. 98. Dans La seule exactitude (p. 221), Finkielkraut range Nonna Mayer parmi les « chercheurs en effaçologie » sans entreprendre pour sa part la moindre démonstration.
  • [232]
    Le Figaro, 21 mars 2017.
  • [233]
    L’Identité malheureuse, op.cit., p. 81.

Soupçonné d’islamophobie, Finkielkraut prétend ne pas confondre « l’islam et l’islamisme » et rejette l’expression de son ami Renaud Camus qui, évoquant les effets supposés de l’immigration de peuplement sur les réalités française et européenne, parle de « Grand Remplacement » : « je ne reprends pas cette expression à mon compte, car elle a immanquablement pour effet de transformer toutes les personnes d’origine turque ou arabe en envahisseurs. On a besoin de concepts pour penser la réalité humaine, mais on ne doit pas laisser les concepts réduire les êtres humains à des spécimens. »
Pourtant, l’essayiste n’hésite pas à parler de la tuerie de Charlie Hebdo comme d’une revanche de « la rue arabe » (ce qui revient à faire l’impasse sur le fait que les tueurs étaient français et à essentialiser la « rue arabe »), à affirmer sans l’ombre d’une preuve que les « jeunes des cités » considèrent les assassins comme des héros ou à écrire que « la sympathie de la majorité des musulmans va spontanément à la force qui punit l’offenseur ».
Finkielkraut semble donc adhérer à cette « fiction sociale, dans laquelle les populations d’origine arabo-musulmane représentent un corps unifié socialement, culturellement et religieusement, cristallisant la représentation d’un « nous », composé d’individus épars en concurrence, contre un « eux », imaginé comme solidaire ». L’« islam », sous la plume de l’essayiste, semble en effet être un monde uniforme, au point que l’on pourrait parfois croire qu’il nous parle d’une personne…


Date de mise en ligne : 06/01/2025

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