I. Première approche diagnostique sur la victime dans un cas de suspicion de harcèlement moral
- Par Yves Prigent
Pages 8 à 16
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- PRIGENT, Yves,
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- Prigent, Y.
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• L’étiologie
Elle n’est généralement pas repérée.
Il s’agit presque toujours d’un phénomène sournois, caché. L’auteur du harcèlement ne procède pas au vu et au su de tous.
• Les symptômes
À cette période, ils sont souvent assez intenses mais peu spécifiques.
Il s’agit assez banalement : de troubles du sommeil, d’une tendance au repliement sur soi, d’une fatigue inusitée, d’un recours à des médicaments stimulants ou calmants, de prises d’alcool dont le sujet n’était pas coutumier.
• Un diagnostic précoce est très utile et une meilleure information sur le phénomène : harcèlement moral, devrait permettre de le reconnaître avant que de trop graves dégâts ne soient provoqués chez la victime.
• Poser les bonnes questions : l’effet du harcèlement produisant chez la victime une sorte « d’invalidation » de l’esprit, il est nécessaire de savoir poser les questions, la personne concernée ne se plaignant généralement pas spontanément.
L’état de la victime, après un temps variable de harcèlement, correspond le plus souvent au tableau du Syndrome Psycho-Traumatique (selon la terminologie française) encore appelé selon la terminologie internationale : État de Stress Post-Traumatique (CIM 10 F. 43-1 ou D.S.M.IV -F 43-1).
On relève des invariants remarquablement constants quels que soient les systèmes de référence.
Nous les avons regroupés sur six axes pour des raisons de commodité de l’examen clinique :
La victime de harcèlement moral se ressent comme incapable de réagir et ce qu’elle éprouve dépasse le simple sentiment de contrariété ou même de souffrance, atteignant un niveau souvent indicible d’horreur…
Date de mise en ligne : 16/03/2026
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