Chapitre 1. Se déclarer
- Par Nicolas Mariot
- et Claire Zalc
Pages 37 à 63
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- MARIOT, Nicolas
- et ZALC, Claire,
- Mariot, Nicolas.
- et al.
- Mariot, N.
- et Zalc, C.
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- et ZALC, Claire,
Notes
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[1]
Pour la zone sud, voir le dossier « Les évictions professionnelles sous Vichy », Archives juives, 2008/1, n° 41.
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[2]
Paul Schor et Alexis Spire, « Les statistiques de la population comme construction de la nation. La mesure des origines nationales dans les recensements français et américains (1850-1920) », in Riva Kastoryano (dir.), Les Codes de la différence. Race – Origine – Religion. France – Allemagne – États-Unis, Paris, Presses de la FNSP, 2005.
-
[3]
Olivier Le Guillou, « L’émigration russe en France, Boulogne-Billancourt et les usines Renault : lieux d’habitation et emplois des émigrés russes dans l’entre-deux-guerres », in Éric Guichard et Gérard Noiriel (dir.), Construction des nationalités et immigration dans la France contemporaine, Paris, Presses de l’École normale supérieure, 1997, p. 223 à 228 ; Catherine Gousseff, L’Exil russe. La fabrique du réfugié apatride (1920-1939), Paris, CNRS Éditions, 2008, notamment p. 106-108.
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[4]
Nancy Green, Les Travailleurs immigrés juifs à la Belle Époque, op. cit., p. 263.
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[5]
Gaël Eismann, « La politique de “maintien de l’ordre et de la sécurité” conduite par le Militärbefehlshaber in Frankreich (commandant militaire allemand en France) et ses services, 1940-1944 », doctorat d’histoire, Institut d’études politiques de Paris, 2005.
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[6]
Éric Alary, Les Français au quotidien, 1939-1949, Paris, Perrin, 2006, p. 223.
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[7]
Sur ces questions, voir Étienne Dejonghe et Yves Le Maner, Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, 1940-1944, Lille, Éditions La Voix du Nord, 2006, partie « La toute-puissance de l’occupant », p. 78-140 (p. 89 et 96 pour les citations).
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[8]
Étienne Dejonghe, « Les départements du Nord et du Pas-de-Calais », in Jean-Pierre Azéma et François Bédarida (dir.), La France des années noires, tome 1 : De la défaite à Vichy, Paris, Seuil, 1993, p. 495.
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[9]
Journal officiel (Verkündungsblatt des Oberfeldkommandanten) contenant les ordonnances du Gouverneur militaire pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais, n° 7, 6/12/1940, p. 129-130, ADPC 1Z497.
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[10]
Ibid. Pour la zone occupée, voir CDJC, Les Juifs sous l’Occupation. Recueil des textes officiels français et allemands, 1945, rééd. 1982 par l’Association « Les fils et filles des déportés juifs de France », p. 18.
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[11]
Journal officiel du Gouverneur militaire pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais, n° 7 daté du 6/12/1940, p. 129-130.
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[12]
Jean Lubetzki, La Condition des Juifs en France sous l’Occupation allemande, 1940-1944, Paris, CDJC, 1945, p. 136-137.
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[13]
Maxime Steinberg, La Persécution des Juifs en Belgique (1940-1945), op. cit., note 46 p. 70 ; Tal Bruttmann, Au bureau des affaires juives. L’administration française et l’application de la législation antisémite (1940-1944), Paris, La Découverte, 2005, p. 29-32 ; Laurent Joly, Vichy et la « solution finale ». Histoire du Commissariat général aux questions juives (1941-1944), Paris, Grasset, 2006.
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[14]
CDJC, Les Juifs sous l’Occupation, op. cit., p. 19. La loi du 3 octobre prescrit d’emblée tout un ensemble d’interdits professionnels mais ne prévoit pas encore de recensement : il ne sera organisé en zone libre que suite à la loi du 2 juin 1941.
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[15]
Jean Marcou, « La “qualité de Juif” », Le Droit antisémite de Vichy, Le Genre humain n°30 et 31, Paris, Seuil, 1996, p. 156-157.
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[16]
Ordonnance du 5/7/1941, Journal officiel (Verkündungsblatt des Oberfeldkommandanten) du Gouverneur militaire pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais en date du 16/7/41, p. 312-313, ADPC 1Z497.
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[17]
Jean Lubetzki, La Condition des Juifs en France sous l’Occupation allemande, 1940-1944, op. cit., p. 136.
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[18]
Gérard Noiriel, Les Origines républicaines de Vichy, Paris, Hachette Littératures, 1999, p. 204-206 en particulier.
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[19]
ADPC 1Z500bis et 1Z499.
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[20]
Il s’agit bien entendu d’une erreur de la sous-préfecture de Béthune, l’ordonnance datant du 18 novembre 1940.
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[21]
Ibid., 1Z499 et 1Z500bis.
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[22]
ADPC 1Z500bis et 1Z499.
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[23]
Circulaire citée par Tal Bruttmann, Au bureau des affaires juives, op. cit., p. 47.
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[24]
Note sans date du ministre de l’Intérieur au garde des Sceaux, en réponse à un courrier du 21/11/1940, ibid., p. 43.
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[25]
ADPC, 1 Z 500 bis.
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[26]
Sur le désordre, en zone non occupée, voir Tal Bruttmann, « La mise en œuvre du statut des Juifs du 3 octobre 1940 », Archives juives, 2008/1, n° 41, p. 11-24.
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[27]
Maxime Steinberg, La Persécution des Juifs en Belgique, op. cit., p. 137.
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[28]
CAC 19770892, dossier 10149X37.
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[29]
CAC 19770897, dossier 34078X38.
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[30]
CAC 19770901, dossier 33086X39.
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[31]
CARAN AJ38/4915, D 2469
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[32]
Serge Klarsfeld, Le Calendrier de la persécution des Juifs de France, tome 2 : Septembre 1942-août 1944, Paris, Fayard, 2001, p. 1051.
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[33]
Léon Poliakov, L’Étoile jaune, Paris, Grancher, 1999, 1re éd. 1949, p. 54.
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[34]
Jean Lubetzki, La Condition des Juifs en France sous l’Occupation allemande, 1940-1944, op. cit., p. 136.
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[35]
Martina Avanza et Gilles Laferté, « Dépasser la “construction des identités” ? Identification, image sociale, appartenance », Genèses, n° 61, décembre 2005, p. 134-152.
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[36]
Jean-Jacques Becker et Annette Wieviorka (dir.), Les Juifs de France de la Révolution française à nos jours, Paris, Liana Levi, 1998, p. 200.
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[37]
Sur les positions des instances communautaires nationales, voir Michel Laffitte, Juifs dans la France allemande. Institutions, dirigeants et communautés au temps de la Shoah, Paris, Tallandier, 2006, notamment sur la question du « fichage », p. 99-117.
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[38]
Rapport du commissaire principal de Béthune du 6/3/1943, ADPC 1Z497.
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[39]
L’ensemble des déclarations est conservé sous la cote ADPC 1Z500bis.
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[40]
Il subsiste un doute pour les 10 restantes.
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[41]
Le « Fichier juif ». Rapport de la commission présidée par René Rémond au Premier ministre, Paris, Plon, 1996, p. 63-65.
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[42]
Juliette Cadiot, Le Laboratoire impérial Russie-URSS, 1870-1940, Paris, Presses du CNRS, 2007 ; Nathalie Moine, « Le système des passeports à l’époque stalinienne. De la purge des grandes villes au morcellement du territoire, 1932-1953 », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 50/1, 2003, p. 145-169.
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[43]
Tal Bruttmann, Au bureau des affaires juives, op. cit., p. 25.
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[44]
Rapport d’octobre 1940 présenté et cité M. Steinberg, L’Étoile et le fusil, tome 1, op. cit., p. 69.
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[45]
Gérard Noiriel, La Tyrannie du national. Le droit d’asile en Europe 1793-1993, Paris, Calmann-Lévy, 1991, p. 156-180.
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[46]
Gérard Noiriel, Les Origines républicaines de Vichy, Paris, Hachette, 1999, p. 173.
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[47]
Lettre du 27 septembre 1941. ADPC 1Z499.
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[48]
Lettre du commissariat d’Auchel du 10/10/1941, ADPC 1Z499.
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[49]
ADPC 1Z499.
La déclaration de guerre avec l’Allemagne le 1er septembre 1939, la drôle de guerre puis la débâcle du printemps 1940, la signature de l’armistice, le 22 juin 1940, et la mise en place, qui s’ensuit, d’une législation antisémite, ces événements viennent affecter en profondeur la physionomie de la communauté juive lensoise. À travers toute l’Europe, l’une des premières tâches des autorités nazies dans les pays nouvellement occupés a consisté à établir une recension des Juifs. Pour la première fois, en France, il faut définir les contours de la communauté juive, préciser et identifier qui est juif et qui ne l’est pas. Ce moment est doublement fondateur : il constitue le premier temps, nécessaire, de la mise en place de la politique antisémite. Dans le Pas-de-Calais, dès l’automne 1940, il devient interdit aux Juifs de posséder des biens, immeubles ou entreprises, d’appartenir à la fonction publique, d’exercer les métiers d’avocat, de juge, de journaliste… Or c’est pour appliquer ces mises au ban qu’il convient de savoir qui exclure. Mais ce moment d’identification fonde également, pour une part, la matière de cet ouvrage. Les procédures d’identification ont laissé des traces. Dans les archives, au fil des semaines, de multiples listes s’accumulent, qui comptent et recomptent la population juive lensoise, énumèrent ses biens pour l’en priver, dénombrent ceux et celles qui fuient, qui sont arrêtés, déportés. Or cette multitude de listes pose, d’emblée, une question simple et pourtant mal connue : comment a-t-on identifié les Juifs, dans un État qui avait, jusque-là, décidé d’ignorer les appartenances ethniques et confessionnelles …
Date de mise en ligne : 28/07/2022
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