Chapitre d’ouvrage

Chapitre 7. Raflés

Pages 163 à 179

Citer ce chapitre


  • Mariot, N.
  • et Zalc, C.
(2010). Chapitre 7. Raflés. Face à la persécution : 991 Juifs dans la guerre (p. 163-179). Odile Jacob. https://shs.cairn.info/face-a-la-persecution--9782738121752-page-163?lang=fr.

  • Mariot, Nicolas.
  • et al.
« Chapitre 7. Raflés ». Face à la persécution 991 Juifs dans la guerre, Odile Jacob, 2010. p.163-179. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/face-a-la-persecution--9782738121752-page-163?lang=fr.

  • MARIOT, Nicolas
  • et ZALC, Claire,
2010. Chapitre 7. Raflés. In : Face à la persécution 991 Juifs dans la guerre. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.163-179. URL : https://shs.cairn.info/face-a-la-persecution--9782738121752-page-163?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Les archives du Pas-de-Calais conservent à la cote 26W seize volumes reliés de la main courante du commissariat de Lens. Dans les volumes 26W4 (novembre 1940-mars 1941) et 26W9 (mai-août 1942), nulle trace de surveillance policière des familles juives (la série s’interrompt à cette date, le volume 10 ne reprenant qu’en janvier 1943). Pourtant nous savons par ailleurs que cette surveillance donne lieu à un rapport hebdomadaire du commissaire dont un unique exemplaire, daté du 13 août 1942, a été retrouvée (cf. infra).
  • [2]
    Rapports mensuels du préfet Daugy, été 1942, ADPC 4407/1 et 2, 1W12859/2 et 3. Sur les autres départements, voir Serge Klarsfeld, Vichy-Auschwitz. Le rôle de Vichy dans la solution finale de la question juive en France, 1942, Paris, Fayard, 1983, p. 305-307 et 383-391 pour les mois de juillet et août 1942. Également le projet Édition des rapports du Militärbefehlshaber Frankreich et desSynthèses des rapports des préfets, 1940-1944, disponible à l’adresse www.ihtp.cnrs.fr/prefets/
  • [3]
    Rapport au cabinet du préfet daté du 24/9/1942, ADPC 1W739.
  • [4]
    Pour des comparaisons sur des terrains bien plus silencieux encore, Florent Brayard, « Comment écrire l’histoire sans archive ? Un regard sur l’historiographie du camp d’extermination de Belzec », in Florent Brayard (dir.), Le Génocide des Juifs entre procès et histoire. 1943-2000, Bruxelles, Éditions Complexe, 2000 et le beau film éponyme de Guillaume Moscowitz, Belzec (VLR Production, 1 h 40, 2005).
  • [5]
    Nous voudrions remercier très chaleureusement Mme Schafier, secrétaire de la communauté à Lens, qui a organisé et commenté pour nous les visites du cimetière juif d’Éleu-dit-Leauwette et de la synagogue.
  • [6]
    Rapport du sous-préfet de Douai au préfet du Nord, 12/9/1942, AD Nord 1W1844.
  • [7]
    ADPC 51J5. Précisons que l’usage du terme « déportation » est rare dans les sources administratives et policières de l’époque. Le commissaire de police de Lens utilise l’expression « camp de concentration », mais pas le mot déportation : « L’israélite [Isaac Wind] a été arrêté par les Allemands et conduit dans un camp de concentration » (lettre au sous-préfet datée du 13/7/1943, ADPC 1Z500). Sur le terme, voir Tal Bruttmann, Laurent Joly et Annette Wieviorka (dir.), Qu’est-ce qu’un déporté ? Histoires et mémoires des déportations de la Seconde Guerre mondiale, Paris, CNRS Éditions, 2009, et en particulier l’article éponyme de T. Bruttmann.
  • [8]
    Le fait qu’elle soit conservée à une cote de la série 51J regroupant le fonds du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale laisse supposer qu’elle a été retrouvée lors de sa longue enquête par le colonel Fernand Lhermitte, chargé par le Comité d’établir un fichier de la Résistance (c’est dans ce cadre qu’il établit des statistiques générales de la déportation).
  • [9]
    ADPC 1Z497.
  • [10]
    Liste des Juifs arrêtés le 25/9/1942, ADPC 1Z499.
  • [11]
    Les renseignements concernant le camp proviennent de la synthèse de Laurence Schram, « Le camp de rassemblement pour Juifs de Malines. L’antichambre de la mort », Online Encyclopedia of Mass Violence, avril 2008. URL stable (en anglais) : www.massviolence.org/Article?id_article=99.
  • [12]
    Voir la photographie de la scène d’abandon des bagages et d’enregistrement dans la cour de la caserne à l’été 1942, publiée par Maxime Steinberg dans le second cahier photographique de L’Étoile et le fusil, tome 2 : 1942. Les cent jours de la déportation des Juifs de Belgique, op. cit., consultable en ligne dans l’article cité note précédente de Laurence Schram. Cette photographie est en couverture du nouveau mémorial des Juifs de Belgique : Mecheln-Auschwitz. 1942-1944. La destruction des Juifs et des Tziganes de Belgique, Malines, Joods Museum van Deportatie en Verzet, VubPress, 2009. On y distingue en bas à gauche une table avec trois sténodactylos.
  • [13]
    Voir leurs dossiers de naturalisation, respectivement CAC 19790858, dossier 7484X53 et 14317X51.
  • [14]
    Cité par Alain Petit, « Vivre dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sous l’Occupation, 1939-1945 », Revue du Nord, hors série, n° 16, 2001, p. 152.
  • [15]
    Cité par Étienne Dejonghe et Yves Le Maner, Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, op. cit., p. 254-255.
  • [16]
    Ces séparations marquent les départs des convois 13 et 14 partis de Pithiviers les 31 juillet et 3 août 1942. Parce que les enfants (de moins de 16 ans) ne sont pas encore jugés déportables, « les gendarmes ont dû battre les mères pour les séparer des petits » (Serge Klarsfeld, Vichy-Auschwitz, 1942, op. cit., p. 137-139).
  • [17]
    Rapport du commissaire de police de Lille au préfet de région, 12/9/1942, AD Nord 1W1844.
  • [18]
    Sur les modalités de ces sauvetages en gare de Fives dont il est difficile d’estimer l’ampleur exacte, voir les témoignages assemblés dans Tsafon. Revue d’études juives du Nord, n° 9-10, 1992, p. 17-28.
  • [19]
    Âgé de 23 ans en 1942, Édouard Desprez se rendait chaque matin de son domicile à Billy-Montigny à son lieu de travail à Avion en passant par Sallaumines. Témoignage cité dans La Voix du Nord, édition Lens/Liévin du 6/8/2005.
  • [20]
    Rapport du sous-préfet de Douai au préfet du Nord, 12/9/1942, AD Nord 1W1844.
  • [21]
    Rapport journalier du commissaire de police au maire, en date du 10/9/1942, Archives municipales de Sallaumines.
  • [22]
    Danielle Delmaire, « Grandeur et misère de la communauté juive de Lens (1940-1944) », Gauhéria, n° 21, 1990, p. 69-70. Voir également Marion Fontaine et Emmanuel Martin, « Du silence au scandale. La commémoration du soixantième anniversaire de la rafle des Juifs de Lens », Tsafon, Revue d’études juives du Nord, n° 54, automne 2007 hiver 2008, p. 117-138.
  • [23]
    Alfred Buquet se trompe : les étoiles jaunes distribuées sont dotées de six branches.
  • [24]
    « Lens et la Seconde Guerre mondiale. Journal d’Alfred Buquet », Gauhéria, n° 38, septembre 1997, p. 55.
  • [25]
    Voir les dossiers Szyja Ulinover et Henoch Brückner (AJ38/4924), ou Abraham Sturm et Tobias Muller (AJ38/4925).
  • [26]
    AJ38/4923.
  • [27]
    Rapport du 5/11/1942, AJ38/4925.
  • [28]
    Voir les documents de la cote AD Isère 13R892 rassemblés et présentés par Tal Bruttmann, Au bureau des affaires juives, op. cit., p. 128-132.
  • [29]
    Yves Le Maner, « Les municipalités du Pas-de-Calais sous l’occupation. Pouvoir local, pouvoir français, pouvoir allemand », Revue du Nord, op. cit., p. 251.
  • [30]
    Rapport de M. Plaisant, capitaine de gendarmerie commandant la section de Valenciennes, daté du 11/9/1942, AD Nord 1W1844. Le document conservé aux archives est une copie de l’original que le cabinet du sous-préfet de Valenciennes prend soin, bien que le capitaine de gendarmerie indique l’avoir déjà fait, d’envoyer de nouveau le lendemain 12 septembre, « pour son information », au préfet du Nord.
  • [31]
    Rapport du sous-préfet de Douai au préfet du Nord, 12/9/1942, AD Nord 1W1844.
  • [32]
    Rapport du commissaire de police de Condé au sous-préfet de Valenciennes, 11/9/1942, AD Nord 1W1844.
  • [33]
    Rapport du commissaire central de police de Lille au préfet de région, 11/9/1942, AD Nord 1W1844. Le texte du commissaire lillois est cité par Serge Klarsfeld dans Le Calendrier de la persécution des Juifs de France, Paris, Fayard, 2001, vol. 3, p. 1092.
  • [34]
    Le nombre exact d’arrestations à Lille reste en l’état inconnu : il s’agit ici d’une approximation effectuée à partir des listes du convoi X parti de Malines le 15 septembre où figurent 519 individus arrêtés dans la région le 11, total dont on a simplement soustrait les habitants raflés dans le bassin minier lensois et les arrondissements de Valenciennes et Douai.
  • [35]
    État des effectifs du commissariat en 1942, ADPC 1W9512.
  • [36]
    Rapport du commissaire central de police de Lille au préfet de région, 11/9/1942, AD Nord 1W1844.
  • [37]
    Étienne Dejonghe et Yves Le Maner, Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, op. cit., p. 106. À comparer sur cette question aux 45 Feldgendarmes mobilisés lors de la rafle d’Anvers du 27 août : ils étaient accompagnés de 40 SS flamands et 60 policiers belges (Maxime Steinberg, La Persécution des Juifs en Belgique (1940-1945), op. cit., tab. p. 279 et plus généralement le dernier chapitre : « Le relais belge : policiers anversois et SS flamands »).
  • [38]
    Lettre datée du 4/9/1945, ADPC 51J10.
  • [39]
    La Voix du Nord du 6/8/2005.
  • [40]
    Tsafon. Revue d’études juives du Nord, n° 9-10, 1992, p. 17-28.
  • [41]
    ACB, E-4264 1985/196, dossier de réfugié n° 5865. Voir aussi le rapport du commissaire de police lillois du 3/10/1947, CAC 19780030/121, dossier 34739X47.
  • [42]
    En date du 18/9/1942, ADPC 1Z497.
  • [43]
    Certificats en date du 18/3/1947 et du 6/6/1947, CAC 19780030/53, dossier 32285X47.
  • [44]
    ADPC 1Z497.
  • [45]
    CAC 19780030/53, dossier 32285X47.
  • [46]
    Bernard Reviriego, Les Juifs en Dordogne, 1939-1944, op. cit., notice p. 315. Après quelques jours à Douai puis Paris, Henri part pour Libourne et passe la ligne le 29 octobre 1942 pour rejoindre son ami Maximilien Wiesen à Sainte-Eulalie-d’Ans en Dordogne. Il y est assigné à résidence par le préfet en janvier 1943. Arrêté le 2 mars 1944 comme otage de représailles face aux actions de la Résistance, il est assassiné, probablement le 27, par des hommes de la division Brehmer.
  • [47]
    Tal Bruttmann, Au bureau des affaires juives, op. cit., p. 127-130.
  • [48]
    Étienne Dejonghe et Yves Le Maner, Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, op. cit., p. 254.
  • [49]
    Lettre au chef de cabinet du préfet, datée du 16/9/1942, ADPC 1W12864-3.
  • [50]
    Note signée du préfet, datée du 16/9/1942, à destination du chef du gouvernement (Laval), ministre secrétaire d’État à l’intérieur, à la direction de la Police nationale, aux RG, ADPC 1W12864-3.
  • [51]
    Lettre du maire de Lens et du sous-préfet, datées des 13 et 16/11/1942, ADPC 1Z500.
  • [52]
    Nous remercions Sophie Cœuré de nous avoir suggéré ce point.
  • [53]
    La formule peut laisser entendre que « seuls les étrangers comptent », mais ce serait une erreur. Probablement faut-il plutôt lire ici le fait que le sous-préfet avance le seul argument qu’il pense pouvoir être efficace auprès des occupants, celui de la nationalité française. À notre connaissance en effet (et il lui était facile de le vérifier), les parents Schiff n’ont pas été naturalisés, ni aucun des enfants déclarés français.
  • [54]
    Sur ces différents points, voir Maxime Steinberg, La Persécution des Juifs en Belgique (1940-1945), op. cit., p. 231-235. Nous le remercions chaleureusement pour les précisions qu’il nous a apportées en la matière.
  • [55]
    L’épisode, ajouté à d’autres où l’Oberfeldkommandantur bruxelloise n’est informée qu’après coup de la « mise à disposition » des Feldgendarmen auprès de la Sipo-SD, oblige le chef de la Militärverwaltung à Bruxelles, Reeder, à interdire, le 25 septembre, l’utilisation ultérieure d’unités régulières de la police belge pour les rafles et à imposer que la participation des Feldgendarmen aux actions commandées par la Sipo-SD fasse l’objet d’un accord préalable de leur chef dans les Feld et Oberfeldkommandanturen (circulaire du 30 septembre 1942) : Maxime Steinberg, 1942. Les cent jours de la déportation des Juifs de Belgique, op. cit., p. 199 et 211-213 et pour la référence la note 9 p. 167, et La Persécution des Juifs en Belgique (1940-1945), op. cit., p. 273 et suiv.
  • [56]
    Rapport du commissaire de Château-Gontier au préfet de la Mayenne daté du 16/7/1942, cité par Serge Klarsfeld, Le Calendrier de la persécution des Juifs de France, op. cit., vol. 2, p. 520.
  • [57]
    Rapport cité par Étienne Dejonghe et Yves Le Maner, Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, op. cit., p. 96.
  • [58]
    L’allocution du général Oberg devant les préfets régionaux de zone occupée et le courrier de Bousquet du 13 août 1942, avec sa célèbre conclusion appelant les services français à une « activité accrue » pour faire « la preuve de leur efficacité réelle » sont reproduits dans Serge Klarsfeld, Le Calendrier de la persécution des Juifs de France, op. cit., vol 2, p. 687 et 713. Voir aussi par Jean-Marc Berlière, Le Monde des polices en France, Bruxelles, Éditions Complexe, 1996, p. 187 et Denis Peschanski, Les Camps français d’internement (1938-1946), thèse citée, p. 556 et suiv.
  • [59]
    Éric Alary, Les Français au quotidien, 1939-1949, Paris, Perrin, 2006, p. 222-225.
  • [60]
    Voir le « Relevé certifié exact des denrées périssables récupérées chez les juifs arrêtés le 11 septembre, denrées qui ont été remises au Secours national » (Commissariat de police de Lens, 18/9/1942, ADPC 1Z497) et le « Relevé exact des légumes récupérés dans les jardins des juifs arrêtés les 11 et 25 septembre courant, légumes remis à l’hôpital de Lens » (courrier du commissaire de police de Lens au sous-préfet, n° 8891, daté du 1/10/1942, ADPC 1Z497).
  • [61]
    ADPC 1W721-2.
  • [62]
    Lettre du préfet au sous-préfet de Béthune, 12/9/1942, ADPC 1Z497.
  • [63]
    Lettre du 10/6/1942 au préfet, ADPC 1Z497.
  • [64]
    Humetz écrit Sicherheitspolizei dans sa note aux Allemands : Liste sans date intitulée « Polizeikomissariat Lens. Aufstellung der ehmalig durch juden bewohnten Häuser, und die zur Zeit durch Gradierten, Polizeibeamten and Inspektoren der Regionalen Staatspolizei in Lens, bewohnt sind » (ADPC 1Z497).
  • [65]
    Lettre du commissaire de police de Lens au sous-préfet en date du 21/1/1943, ADPC 1Z497. Voir la liste jointe des « maisons occupées par des juifs avant leur arrestation […] et laissées à disposition du personnel de la Police régionale d’État de Lens ».
  • [66]
    Télégramme daté du 19/2/1943, ADPC 1Z497.
  • [67]
    Lettre de l’OFK 670 au préfet datée du 10/7/1943 et réponse du sous-préfet au préfet datée du 20/8/1943, CARAN AJ38/4927.
  • [68]
    Lettres des 27/7 et 8/8/1944, CARAN AJ38/4931.

Que s’est-il passé à Lens au matin du 11 septembre 1942 ? Pas grand-chose à en croire les archives ordinaires de la police et de l’administration locale. La main courante du commissariat ne dit rien de l’activité antijuive de la police. Est-ce parce que la source est réservée aux petits délits de voie publique ? Rien non plus dans les rapports mensuels du préfet, au contraire d’autres départements. Ils ne comportent aucune référence à la rafle, et ce quel que soit l’état d’avancement de la copie (préparatifs, brouillons, rédaction finale). De même l’état des arrestations durant les mois d’août et de septembre 1942 établi par le directeur départemental des Renseignements généraux ne mentionne que 221 individus appréhendés pour « menées communistes » par les forces françaises et 70 arrestations opérées par les occupants, dont la « déportation de cinquante otages » le 20 septembre. Pas un mot sur les Juifs raflés. Un silence assourdissant. Cette quasi-absence de traces de l’action policière est d’autant plus frappante qu’elle contraste avec la fréquence et le nombre des documents qui consignent le travail d’identification des Juifs réalisé jusque-là par les autorités locales. L’arrestation de centaines de personnes ne semble pas avoir fait événement localement. Elle se déroule dans une grande indifférence. À la fin du mois de septembre 1942 pourtant, le bassin minier est quasiment « libre de Juifs », selon la terminologie alors en vigueur.
À Lens, la petite salle qui fait aujourd’hui office de synagogue renferme une immense plaque de marbre sur laquelle sont gravés, sous la simple mention « À la mémoire des Juifs de Lens victimes de la barbarie hitlérienne », tous les noms des déportés, de Malines, Drancy, ou d’ailleurs…


Date de mise en ligne : 28/07/2022

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