Chapitre d’ouvrage

VI. La fin mystérieuse des Romanov

Pages 229 à 285

Citer ce chapitre


  • Decaux, A.
(2018). VI. La fin mystérieuse des Romanov. Fabuleux destins (p. 229-285). Perrin. https://shs.cairn.info/fabuleux-destins--9782262076016-page-229?lang=fr.

  • Decaux, Alain.
« VI. La fin mystérieuse des Romanov ». Fabuleux destins, Perrin, 2018. p.229-285. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/fabuleux-destins--9782262076016-page-229?lang=fr.

  • DECAUX, Alain,
2018. VI. La fin mystérieuse des Romanov. In : Fabuleux destins. Paris : Perrin. Tempus, p.229-285. URL : https://shs.cairn.info/fabuleux-destins--9782262076016-page-229?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Lettre à l’auteur de Mme R. Sokolov, 30 novembre 1985.
  • [2]
    Anthony Summers et Tom Mangold : Le Dossier Romanov, traduit de l’anglais par G. A. Louédec (1980).
  • [3]
    Témoignage de Kobylinski.
  • [4]
    Ibid.
  • [5]
    Anthony Summers et Tom Mangold, op. cit.
  • [6]
    Souligné par nous.

Salbris est un petit village de Sologne perdu au milieu de bois où abondent les bouleaux. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, un homme vint y habiter. Il avait été mêlé à une tragédie qui l’obsédait et demeurait soumis à des pressions qui assombrissaient sa vie. Il s’appelait Nicolas Sokolov et, en tant que magistrat, avait été chargé de l’enquête concernant la mort de Nicolas II, dernier tzar de Russie, et de toute sa famille.
Réfugié en France, il avait été séduit par la Sologne qui lui rappelait son pays natal. De plus, il était passionné de chasse et la Sologne, chacun le sait, est le paradis des chasseurs. Il avait donc acquis à Salbris une petite maison. C’est là qu’il vécut et qu’il mourut en 1924 d’une crise cardiaque. Sa tombe s’élève dans le cimetière du village et, sur le marbre, on peut lire cette épitaphe : « Ta Vérité est la Vérité éternelle. »La vérité du juge Sokolov ? C’est celle qu’il a soutenue tout au long de sa vie, envers et contre tous. Pour lui, la famille impériale russe avait été massacrée à Ekaterinbourg dans cette maison Ipatiev où on l’avait enfermée. Pendant de longs mois, Nicolas Sokolov avait enquêté sur place. Il avait examiné les débris macabres qui, à ses yeux, représentaient ce qui demeurait de la famille impériale. Le rapport qu’il avait rédigé avait été publié et lu dans le monde entier. Personne ne l’avait mis en doute.
Pendant plus d’un demi-siècle, tous ont cru que la fin tragique de Nicolas II et des siens ne posait aucun problème : le Tzar, la Tzarine, le jeune Tzarévitch et les quatre grandes-duchesses avaient été fusillés à bout portant par douze bolcheviks dans un sous-sol de ladite maison Ipatiev, en compagnie d’un médecin et de domestiques …


Date de mise en ligne : 22/11/2021

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