Chapitre 2. Les méthodologies de l'analyse électorale
- Par Bernard Denni
- et Pierre Bréchon
Pages 49 à 73
Citer ce chapitre
- DENNI, Bernard
- et BRÉCHON, Pierre,
- GAXIE, Daniel,
- Denni, Bernard.
- et al.
- Denni, B.
- et Bréchon, P.
- D. Gaxie
https://doi.org/10.3917/scpo.gaxie.1989.01.0049
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- Denni, B.
- et Bréchon, P.
- D. Gaxie
- Denni, Bernard.
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- DENNI, Bernard
- et BRÉCHON, Pierre,
- GAXIE, Daniel,
https://doi.org/10.3917/scpo.gaxie.1989.01.0049
Notes
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[1]
Goguel (F.), Géographie des élections françaises sous la Troisième et la Quatrième République, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1970.
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[2]
Sur l’histoire des sondages, consulter Stœtzel (J.), Girard (A.), Les sondages d’opinion publique, Paris, PUF, 1973. Rappelons que le premier sondage électoral en France a été réalisé par l’IFOP en 1945.
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[3]
Le livre pionnier en la matière est celui de Lazarsfeld (P.), Berelson (B.), Gaudet (H.), The people’s choice. How the voter makes up his mind in a presidential campaign, New York, Columbia University Press, 1948, consacré à la campagne électorale des élections présidentielles américaines de 1940.
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[4]
Boudon (R.), Lazarsfeld (P.), L’analyse empirique de la causalité, Paris, La Haye, Mouton, 1966.
-
[5]
Voir Denis (N.), « Du 5 mai 1946 au 19 mai 1974 », Revue française de science politique, 24 (5), 1974, p. 893-910. Cet article montre que les cartes du vote oui au référendum de mai 1946 et du vote F. Mitterrand au second tour de l’élection présidentielle de 1974 sont extrêmement proches.
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[6]
Voir par exemple Goguel (F.), Cbroniques électorales, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, t. I, La Quatrième République (1981), t. II, La Cinquième République du gènèral de Gaulle (1983), t. III, La Cinquième République après de Gaulle (1983). Les livres reprennent des articles publiés par l’auteur depuis 1945 essentiellement dans Esprit, Le Monde, la Revue française de science politique, les Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques consacrés aux élections de 1956 à 1967. On pourra aussi se reporter aux chroniques régulières des élections par Alain Lancelot dans la revue Projet.
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[7]
Voir Klatzmann (J.), « Comportement électoral et classe sociale » in Duverger (M.), Goguel (F.), Touchard (J.) ed., Les élections du 2 janvier 1956, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1957, p. 254-285.
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[8]
Voir Dogan (M.), « Une analyse de covariance en sociologie électorale », Revue française de sociologie, IX, 1968, p. 537-547; Derivry (D.), Dogan (M.), « Unite d’analyse et espace de référence en écologie politique », Revue française de science politique, 21 (3), juin 1971, p. 517-570.
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[9]
Pour des exemples de tableaux statistiques assez sophistiqués, voir Derivry (D.) et Dogan (M.), op. cit.
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[10]
Voir par exemple Klatzmann (J.). op. cit.
-
[11]
Desrosières (A.), « Eléments pour l’histoire des nomenclatures socio-professionnelles » in Pour une histoire de la statistique, Paris, INSEE, 1977, t. I, p. 155-231.
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[12]
Goguel (F.), Chroniques électorales, op. cit., t. I, p. 119-128.
-
[13]
Bois (P.), Paysans de l’Ouest, Paris, Flammarion, 1971.
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[14]
Robinson (W.S.), « Ecological correlations and behavior of individuals », American Sociological Review, 15, 1950, p. 351-357.
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[15]
Les sondages politiques sont réglementés par la loi du 19 juillet 1977 et par le décret du 16 juin 1980. Sur cette question, voir Lazareff (A.), Le droit des sondages politiques: analyse de la réglementatian française, Paris, LGDJ, 1984.
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[16]
Parmi les nombreux sondages électoraux publiés dans la presse, on mentionnera les enquêtes post-électorales réalisées régulièrement depuis plusieurs années aprés chaque consultation importante par la SOFRES et publiées dans Le Nouvel Observateur.
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[17]
Michelat (G.) et Simon (M.) présentent l’apport des sondages à la sondages á la sociologie électorale mais aussi leurs limites, article: « Sondages et analyse sociologique du vote » in science et théorie de l’opinion publique, Paris, Retz,1981, p.201-215.
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[18]
On trouve une des rares statistiques disponibles, limitée au sexe et à l’âge atteint au cours de l’année 1982, dans Morin (J.), « L’inscription sur les listes électorales », Données sociales, Paris, INSEE, 1984, p. 513-516.
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[19]
Ibid., p. 515, fig. 5.
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[20]
Bon (F.), Denni (B.), « Population électorale, population électorale potentielle, population totale dans la région Rhône-Alpes », Revue française de science politique, 28 (5), décembre 1978, p. 160-161.
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[21]
Bon (F.), « Quelques questions de méthodes à propos de l’analyse du comportement électoral en France », communication au 2e congrès national de l’Association française de science politique, Grenoble, 25-28 janvier 1984.
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[22]
Capdevielle (J.) et al., France de gauche, vote à droite, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1981, p. 169-227.
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[23]
Morin (E.), Sociologie, Paris, Fayard, 1984, p. 184.
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[24]
Voir par exemple Bon (F.), Les sondages peuvent-ils se tromper?, Paris, Calmann-Lévy, 1974, p. 54 et 56 ; ou « L’élection présidentielle; 26 avril-10 mai 1981, Le Monde, dossiers et documents, Paris, 1981, p. 107.
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[25]
L’enquête post-électorale réalisée par la SOFRES immédiatement après le second tour de scrutin évalue plus exactement le PS et le MRG à 25,9 %. Voir France de gauche, vote à droite, op. cit., tableau 1.
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[26]
Ghiglione (R.), Matalon (B.), Les enquêtes sociologiques, Paris, Colin, coll. « U », 1978, p. 106.136.
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[27]
Toutefois cette difficulté peut être en partie résolue si l’on procède à des enquêtes in situ, c’est-à-dire en interrogeant les membres d’un groupe au cours d’une de leurs réunions. Voir Bréchon (P.), Denni (B.), Attitudes religieuses et politiques des catholiques pratiquants, enquête par questionnaire dans huit assemblées dominicales grenobloises, Grenoble, Banque de données socio-politiques, série Analyses et commentaires, 2, décembre 1982.
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[28]
Converse (P.E.) a montré l’importance des réponses données an hasard dans « Nouvelles dimensions de la signification des réponses dans les sondages sur les opinions publiques », Revue internationale des sciences sociales, 16 (1), 1964, p. 21-38.
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[29]
Bourdieu (P.), « L’opinion publique n’existe pas », Les Temps modernes, 1973, p. 1292-1309.
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[30]
Gaxie (D.), Le cens caché, Paris, Le Seuil, 1978.
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[31]
Lancelot (A.), L’abstentionnisme électoral en France, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1968, p. 8-9.
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[32]
Plusieurs travaux ont utilisé cette technique : outre l’ouvrage d’A. Lancelot déjà mentionné, citons : Dogan (M.), Narbonne (J.), « L’abstention électorale en France », Revue française de science politique, 4 (1, 2), janvier-mars et avril-juin 1954, p. 5-26 et 301-325 ; Mossuz-Lavau (J.), Sineau (M.), « Sociologie de l’abstention dans huit bureaux de vote parisiens », Revue française de science politique, 28 (1), février 1978, p. 73-101 ; dans le même numéro, voir aussi Toinet (M.-F.), « Remarques sur l’inscription et la participation électorale à Paris ». Cette technique permet également une analyse de la mobilité de l’abstention d’un scrutin à un autre ; Brusset (J.), Thomas (J.-P.), « Etude des itinéraires de participation », Revue française de science politique, 21 (3), juin 1971, p. 571-583.
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[33]
Voir par exemple Blumer (H.), « L’opinion publique d’après les enquêtes par sondages » in Padioleau (J.) ed., L’opinion publique, examen critique, nouvelles directions, Paris, Mouton et Ecole des hautes études en sciences sociales, 1981, p. 154-155.
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[34]
Michelat (G.), Simon (M.), « Sondages et analyse sociologique du vote » in Science et théorie de l’opinion publique, op. cit., p. 211-212.
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[35]
Galtung (J.), « Les limites de l’enquête par sondage » in Padioleau (J.) ed., op. cit.
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[36]
Michelat (G.), « Vote des groupes socio-professionnels et variables contextuelles », Revue française de science politique, 25 (5), octobre 1975, p. 916.
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[37]
Boudon (R.), « Analyse secondaire et sondages sociologiques », Cahiers internationaux de sociologie, juillet-décembre 1969, p. 14-15.
-
[38]
Cette technique, qui est celle utilisée par Michelat dans l’étude précitée, peut servir de point de départ à de nombreuses analyses secondatres. Sa mise en œuvre est soumise à deux conditions : 1. connaître le département de l’enquêté — ce qui est en général le cas ; 2. disposer d’un nombre suffisant d’individus, ce qui peut être obtenu par des fusions d’enquêtes.
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[39]
Rose (R.), Mossavir (H.), « Voting and elections : a functional analysis », Political studies, 15 (2), juin 1967, p. 173-201 ; Bon (F.), « Qu’est-ce qu’un vote? » H. Histoire, 2, juin 1979, p. 105-121.
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[40]
Schonfeld (W.R.), Toinet (M.-F.) abordent ce problème dans « Les abstentionnistes ont-ils toujours tort? », Revue française de science politique, 25 (4), août 1975, p. 666-676.
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[41]
Voir par exemple Schnapper (D.), Strudel (S.), « Le vote juif en France », Revue française de science politique, 33 (6), décembre 1983, p. 933-961.
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[42]
Voir France de gauche, vote à droite, op. cit.
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[43]
Adam (G.) et al., L’ouvrier français en 1970, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1970.
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[44]
People’s choice, op. cit.
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[45]
Dupeux (G.), Girard (A.), Stoetzel (J.), « Une enquête par sondage auprès des électeurs » in Le référendum de septembre et les élections de novembre 1958, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1940, p. 119-193 ; Bon (F.). Michelat (G.), Attitudes et comportements politiques à Boulogne- Billancourt, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1970.
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[46]
Sur les banques de données destinées à la recherche en sciences sociales, voir Denni (B.), « Outils et techniques de recherche de la science politique » in.Leca (J.), Grawitz (M.) ed., Traité de science politique, Paris, PUF, t. I, 1985, p. 241-282.
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[47]
Bon (F.), « L’anilyse des données électorales », Informatique et sciences humaines, 49, Paris, Institut des sciences humaines appliquées, juin 1981, p. 58-72.
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[48]
Cibois (P.), L’analyse factorielle, Paris, PUF, 1983.
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[49]
Flament (C.), « L’analyse combinatoire du questionnaire » in Science et théorie de l’opinion publique, op. cit., p. 188-200.
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[50]
Bon (F.), « Quelques questions de méthodes à propos de l’analyse du comportement électoral en France », art. cité, p. 9-14.
-
[51]
Lindon (D.), Weill (P.), Le choix d’un député. Un modèle explicatif du comportement électoral, Paris, Minuit, 1974 ; Campbell (B.A.), Padioleau (J.-G.), « L’electorat sous la Cinquième République », Revue française de sociologie, 15 (4), octobre-décembre 1974, p. 571-584 ; Favre (P.), La mort de l’électeur », Revue française de science politique, 26 (5), p. 865-897.
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[52]
Michelat (G.), Simon (M.), « Catholiques déclarés et irreligieux communisants : vision du monde et perception du champ politique », Archives des sciences sociales des religions, 35, 1973, p. 57-111. Cet article a été repris dans la première partie de leur ouvrage, Classe, religion et comportement politique, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques et Editions sociales, 1977, p. 5-78.
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[53]
Il faut saluer ici la thèse de Nonna Mayer, Les classes moyennes indépendantes dans la vie politique : le cas des petits commerçants français, doctorat d’Etat en science politique, IEP, Paris, 1983, ronéoté. A paraître en 1986 aux Presses de la Fondation nationale des sciences politiques sous le titre : La boutique contre la gauche.
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[54]
Bourdieu (P.), La distinction, Paris, Minuit, 1979, chap. VIII, « Culture et politique », p. 463-541.
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[55]
Gaxie (D.), Le cens caché. Inégalités culturelles et ségrégation politique, op. cit.
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[56]
Braud (P.), Le comportement électoral en France, Paris, PUF, 1973 et Le suffrage universel contre la démocratie, Paris, PUF, 1980.
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[57]
Voir la deuxième partie de ce livre et la communication de René Rémond, « L’apport des historiens aux études électorales », 2e congrés national de l’Association française de science politique, Grenoble, 25-28 janvier 1984 (ci-dessus, chap. 1).
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[58]
Bois (P.), Paysans de l’Ouest, op. cit.
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[59]
Agulhon (M.), La République au village : les populations du Var de la Révolution à la Seconde République, Paris, Plon, 1970.
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[60]
Voir le numéro de la revue Pouvoirs consacré à la représentation proportionnelle, janvier 1985, no 32.
« D’après une opinion courante, les élections ne sont qu’un domaine d’incohérence et de fantaisie. En les observant à la fois de près et de haut, je suis arrivé à une conclusion contraire. Si, selon le mot de Goethe, " l’enfer même a ses lois ", pourquoi la politique n’aurait-elle pas les siennes? » Cette affirmation d’André Siegfried dans Tableau politique de la France de l’Ouest sous la IIIe République (publié en 1913) signe l’acte de naissance de la sociologie électorale. Ce géographe avait constaté l’existence de comportements politiques différents selon les régions et stables dans le temps. Il est le premier à avoir tenté de mesurer et d’expliquer ce phénomène social à partir d’une analyse systématique des statistiques électorales. Pour Siegfried, le décompte des voix à un scrutin correspond à un recensement des opinions politiques. L’analyse de ces statistiques lui permet de dresser une carte des « tempéraments politiques » dans les quatorze départements de l’Ouest de la France; puis, il essaye d’expliquer cette distribution géographique à partir de facteurs sociaux tels que le régime de la propriété foncière, le mode de peuplement, l’influence du clergé et l’intervention de l’Etat.
Certaines conclusions de Siegfried apparaissent aujourd’hui discutables. Lui-même ne parvenant à aucune explication décisive, n’a-t-il pas été contraint à un « aveu de défaite » devant le « mystère des personnalités ethniques »? Mais le projet d’André Siegfried et sa manière de concevoir l’objet de recherche restent très actuels…
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