Présentation
- dirigé par Marie Bassi,
- Pauline Brücker,
- Olivier Clochard,
- Hélène Le Bail,
- Clara Lecadet
Pages 225 à 226
Citer ce chapitre
- dirigé par BASSI, Marie,
- BRÜCKER, Pauline,
- CLOCHARD, Olivier,
- LE BAIL, Hélène,
- LECADET, Clara,
- dirigé par Bassi, Marie.,
- et al.
- dirigé par Bassi, M.,
- Brücker, P.,
- Clochard, O.,
- Le Bail, H.,
- Lecadet, C.
- dirigé par M. Bassi,
- P. Brücker,
- O. Clochard,
- H. Le Bail,
- C. Lecadet
https://doi.org/10.3917/lcb.bassi.2025.01.0226
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- dirigé par Bassi, M.,
- Brücker, P.,
- Clochard, O.,
- Le Bail, H.,
- Lecadet, C.
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- P. Brücker,
- O. Clochard,
- H. Le Bail,
- C. Lecadet
- dirigé par Bassi, Marie.,
- et al.
- dirigé par BASSI, Marie,
- BRÜCKER, Pauline,
- CLOCHARD, Olivier,
- LE BAIL, Hélène,
- LECADET, Clara,
https://doi.org/10.3917/lcb.bassi.2025.01.0226
Largement impensées dans les études menées sur les relations
entre exil et politique, les mobilisations des exilé·es peuvent se révéler inspirantes, dérangeantes ou transformatrices pour les sociétés
d’accueil. Il s’agit d’inverser le sens ordinaire du regard pour réfléchir à la façon dont les mobilisations menées par les exilé·es peuvent
initier des processus de politisation dans les sociétés d’accueil,
contribuer et insuffler des ressources nouvelles aux engagements
politiques existants. Avec les travaux de Jacques Rancière, il s’agit
alors de penser les facteurs de subjectivation politique et de réfléchir plus largement aux effets de l’intervention politique de celles et
de ceux qui sont le plus souvent assigné·es à un statut subalterne et
empêché·es de participer à la vie politique locale.
Ces interactions entre mobilisations d’exilé·es et mobilisations
des sociétés d’accueil peuvent alors survenir dans une relation de
complémentarité. Les processus croisés de politisation génèrent,
en effet, des formes de coopération et d’influence réciproques
entre exilé·es et citoyen·es, allié·es ou non de leurs causes. Des exilé·es parfois très politisé·es peuvent sensibiliser des militant·es ou
leaders d’opinion locaux à leur cause et faire évoluer le cadrage
de mouvements sociaux, comme ceux pour les droits du travail, le
droit au logement, contre le racisme ou encore contre les violences
faites aux femmes.
La coopération entre exilé·es et allié·es, ou acteurs et actrices de
la société d’accueil, se fait toutefois rarement sans difficultés, voire
sans tensions…
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