Chapitre 13. L’évaluation des enfants avec un retard ou une déficience intellectuelle
Pages 403 à 450
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- TOURRETTE, Catherine,
- Tourrette, Catherine.
- Tourrette, C.
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Sans retracer ici l’historique de la notion d’intelligence et ses avatars, qu’on pourra trouver dans de multiples ouvrages, il n’est pas sans intérêt de relever l’instabilité, dans le temps et dans les usages, des termes utilisés pour désigner une personne dont les capacités cognitives sont significativement inférieures à la moyenne de celles des personnes de son groupe de référence. Déficience mentale ? Déficience intellectuelle ? Incapacité intellectuelle ? Retard mental ? Handicap mental ? Ces termes sont-ils synonymes ? Substituables ? Selon l’organisme qui le décrit (DSM IV, CIM 10, AAMR, UNAPEI, etc.) et selon qu’on travaille dans le champ médical, social ou éducatif, le choix se portera sur l’un ou l’autre terme. Les critères médicaux, administratifs ou sociaux ne sont pas les mêmes. Un symposium d’un congrès de l’AIRHM en 1995 (Association internationale de recherche scientifique en faveur des personnes handicapées mentales) a été consacré à ces problèmes de terminologie, sans qu’un réel consensus se fasse. On trouvera dans Dionne et al. (1999) une présentation très complète du concept, de ses définitions et surtout de son évolution.
Le terme de retard mental est un terme bien adapté aux enfants dont il est difficile de dire si le déficit cognitif observé au moment de l’évaluation est stable dans le temps ou s’il n’est du qu’à un retard simple de développement. Seul un suivi régulier de l’enfant permettra de trancher. C’est, d’ailleurs, le terme retenu par l’AAMR (Association américaine pour le retard mental, 1994) et discuté par Maurice (1995)…
Date de mise en ligne : 02/12/2020
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