Chapitre 10. Co-élaboration d'un dispositif d'évaluation entre formateurs : quelles relations de régulation au sein de la communauté de pratique ?
Pages 181 à 199
Citer ce chapitre
- MOTTIER LOPEZ, Lucie
- et VAN NIEUWENHOVEN, Catherine,
- MOTTIER LOPEZ, Lucie
- et CRAHAY, Marcel,
- Mottier Lopez, Lucie.
- et al.
- Mottier Lopez, L.
- et Van Nieuwenhoven, C.
- L. Mottier Lopez
- et M. Crahay
https://doi.org/10.3917/dbu.motti.2009.01.0181
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- Mottier Lopez, L.
- et Van Nieuwenhoven, C.
- L. Mottier Lopez
- et M. Crahay
- Mottier Lopez, Lucie.
- et al.
- MOTTIER LOPEZ, Lucie
- et VAN NIEUWENHOVEN, Catherine,
- MOTTIER LOPEZ, Lucie
- et CRAHAY, Marcel,
https://doi.org/10.3917/dbu.motti.2009.01.0181
Notes
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[1]
Dans Mottier Lopez (2008b), nous discutons cette notion d’authenticité en relation avec les processus de reconnaissance par l’évaluation interprétative dans une formation à l’enseignement.
-
[2]
Dans ce type de rencontre, le chercheur externe joue un rôle actif dans les échanges interpersonnels.
-
[3]
Dans les deuxième et troisième types de rencontre, le chercheur externe a essentiellement une posture de retrait et d’observation. Il n’a pas été présent systématiquement.
-
[4]
Évidemment, cette analyse de pratique s’appuie sur l’expérience des situations d’évaluation-en-action (3e type de rencontre). Mais ces dernières n’ont pas fait l’objet d’analyses systématiques.
-
[5]
Nous n’utilisons pas le cadre théorique de Wenger comme modèle prescriptif comme parfois on le constate dans la littérature ; notre option est de l’exploiter en tant que cadre de pensée et d’interprétation des processus et phénomènes sociaux et individuels qui nous intéressent.
-
[6]
Considérant, dans notre approche interprétative, qu’il y a évidemment des dynamiques diverses de communautés de pratique possibles.
-
[7]
Autrement dit, la participation n’est pas synonyme de « collaboration » ; elle implique un ensemble de relations possibles (dont des désaccords, des conflits, des relations de compétition et pas seulement de collaboration), symétriques et asymétriques.
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[8]
Au sens positif de Lave et Wenger (1991), ici appliqué à des experts qui sont en situation d’apprentissage professionnel par rapport à une nouvelle pratique d’évaluation.
-
[9]
Nous pourrions également parler de « co-activité » dans le sens que celle-ci ne peut se développer que si chaque partenaire, y compris dans une relation asymétrique, contribue à construire celle-ci.
-
[10]
Nous utilisons cette expression, car si les compétences ont été définies dès le début de la démarche, celles-ci n’étaient pas forcément partagées et comprises de la même façon par tous les formateurs et elles ont dû se « reconnaitre » en cours de processus.
-
[11]
Notre but n’est pas de viser l’exhaustivité, mais d’illustrer quelques mécanismes.
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[12]
Il est à préciser que ce constat n’a pourtant pas entrainé d’échecs.
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[13]
Des apprentissages collectifs entre étudiants ont certainement aussi pu se développer dans la mesure où le portfolio engageait des modalités collaboratives entre les étudiants (par exemple par l’intervision et par la présentation du portfolio qui se préparait par groupes), mais nous n’insisterons pas ici dans la mesure où nous n’avons pas étudié, in situ, les situations de formation.
Il est aujourd’hui largement reconnu que l’implantation de pratiques d’évaluation innovantes ne relève pas seulement de la (bonne) volonté de quelques individus, mais, comme l’argumente Perrenoud (1993), elle se situe dans un ensemble de forces et d’acteurs sociaux à appréhender dans une approche systémique. Dans le cadre de ce chapitre, nous orientons notre regard sur deux systèmes d’activité locale (Engeström, 2000) liés à la conception et à la mise en œuvre d’un portfolio de développement professionnel dans une Haute École Pédagogique en Belgique, soit :
L’activité conjointe d’un ensemble de formateurs qui doivent élaborer un dispositif d’évaluation par portfolio, avec la contrainte que celui-ci doit leur être commun. Ce premier système d’activité porte donc sur la co-élaboration par les formateurs du dispositif d’évaluation par portfolio.
L’activité conjointe de ces mêmes formateurs mais avec leurs étudiants dans la mise en œuvre de la démarche d’évaluation. Ce deuxième système désigne l’activité évaluative en situation d’enseignement/apprentissage.
Nous choisissons de distinguer ces deux systèmes d’activité, bien qu’inter-reliés, dans la mesure où chaque système comporte des finalités, des règles, une division du travail différentes. Chaque système local sera vu comme « changeant » en raison notamment de l’implantation de la forme innovante d’évaluation qui suscite des négociations entre les acteurs, des coordinations, des compréhensions partagées, des ajustements à des niveaux différents : (1) entre l’objectivation collective et critique du portfolio par et entre les formateurs hors activités d’enseignement et qui amène notamment à des ajustements d…
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