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22. Actualité du durkheimisme : le choix d’un prénom comme fait social

Pages 355 à 361

Citer ce chapitre


  • Besnard, P.
(2003). 22. Actualité du durkheimisme : le choix d’un prénom comme fait social. Études durkheimiennes (p. 355-361). Librairie Droz. https://doi.org/10.3917/droz.besna.2003.01.0355.

  • Besnard, Philippe.
« 22. Actualité du durkheimisme : le choix d’un prénom comme fait social ». Études durkheimiennes, Librairie Droz, 2003. p.355-361. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/etudes-durkheimiennes--9782600008723-page-355?lang=fr.

  • BESNARD, Philippe,
2003. 22. Actualité du durkheimisme : le choix d’un prénom comme fait social. In : Études durkheimiennes. Genève : Librairie Droz. Travaux de Sciences Sociales, p.355-361. DOI : 10.3917/droz.besna.2003.01.0355. URL : https://shs.cairn.info/etudes-durkheimiennes--9782600008723-page-355?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/droz.besna.2003.01.0355


Notes

  • [1]
    Repris de Besnard (1991a).

Faut-il préciser d’abord – pour d’éventuels lecteurs ingénus – que Durkheim n’a jamais évoqué le choix du prénom comme objet sociologique, même s’il lui est arrivé de faire allusion au problème de la transmission des noms et des prénoms dans les sociétés primitives ?
Lui-même était doté de deux prénoms, David et Émile. David était le signe de son identité juive (caractéristique que ce prénom perdra en France dans les années 1970) et était d’ailleurs le second prénom de son grand-père paternel Israël. Émile, prénom à usage externe qui devint son prénom usuel, commençait à devenir à la mode depuis les années 18301840, mais il n’atteint son sommet qu’à la fin du XIXe siècle quand Durkheim, né en 1858, accéda à un début de notoriété.
Cette dualité de prénoms paraît, après coup, comme l’expression de la position intermédiaire de Durkheim dans sa lignée. Au-dessus de lui, il n’y a, pour les hommes, que des prénoms typiquement juifs : son père Moïse, ses grands-pères Israël, David et Joseph, Marx. Durkheim, qui s’est complètement détaché du judaïsme, appellera ses enfants Marie (choix très conformiste à l’époque) et André, également un choix conformiste quoique un peu en avance sur la mode.
Après ce petit préambule, venons-en au sujet lui-même et d’abord à la question qui s’impose : comment le thème du choix du prénom peut-il s’insérer dans une série de conférences destinées à illustrer « l’actualité de Durkheim »  ? Ce thème y est particulièrement à sa place – du moins est-ce mon objet de le montrer – dans la mesure où les prénoms constituent un matériau très riche qui peut être exploité, et qui gagne à être exploité, dans une optique méthodologique durkheimienne et même strictement durkheimienne…


Date de mise en ligne : 13/05/2015

https://doi.org/10.3917/droz.besna.2003.01.0355

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