Annexe
Le halo de l’accompagnement des visiteurs dans les musées publics
Pages 129 à 134
Citer ce chapitre
- PEYRIN, Aurélie,
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- PEYRIN, Aurélie,
Notes
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[1]
Toute collectivité territoriale désireuse de valoriser son patrimoine peut demander le label « ville d’art et d’histoire » au ministère de la Culture. Ce label permet l’établissement d’une convention entre la collectivité et le ministère de la Culture ; l’engagement des deux parties est le suivant : les collectivités sont obligées de recruter du personnel qualifié (animateur du patrimoine et guides-conférenciers des villes et pays d’art et d’histoire) selon une procédure définie et organisée par le ministère de la Culture, qui s’engage en échange à apporter un soutien technique et financier.
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[2]
Pour se présenter à l’examen, les candidats doivent être titulaire 1) d’une maîtrise d’histoire de l’art et d’archéologie, ou 2) du diplôme de second cycle de l’École du Louvre, ou 3) d’une maîtrise des sciences et techniques médiation culturelle/musées et patrimoine, ou 4) d’un diplôme d’enseignement supérieur sanctionnant un cycle d’études de quatre ans, complété soit par un Deug d’histoire de l’art, un Deug d’histoire comprenant au moins deux modules d’histoire de l’art et d’archéologie, un DESS ou un DEA en histoire, histoire de l’art, archéologie, muséologie, patrimoine, soit par une expérience professionnelle d’une durée de deux ans dans la présentation du patrimoine au public (trois cents heures par an ou attestation de l’Urssaf de travailleur indépendant).
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[3]
Le programme comprend quatre blocs d’enseignements : 1) connaissance du patrimoine historique et culturel ; 2) langues vivantes étrangères appliquées au tourisme ; 3) médiation culturelle et présentation d’œuvres, monuments, sites, paysages, villes ; 4) gestion des visites.
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[4]
Sont autorisés à présenter un dossier de candidature en vue de subir les épreuves d’admission : 1) les titulaires d’un diplôme national ou d’État sanctionnant deux années d’études après le baccalauréat dans l’un des domaines suivants : histoire des arts, archéologie, médiation culturelle, communication et tourisme-loisirs-accueil-animation ; 2) les personnes engagées ou non dans la vie active après validation de leurs études, expériences professionnelles ou acquis personnels.
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[5]
Les conditions sont précisément les suivantes : 1) BTSTourisme loisirs, option accueil-animation professionnelle ; 2) Deug lettres et langues ; 3) BTS agricole, option gestion et protection de la nature ; 4) diplôme ou titre de niveau III complété par une formation spécialisée en art et en histoire reconnue par décision du ministère chargé du Tourisme. Sont également autorisés à se présenter des personnes faisant état d’une expérience professionnelle dans le métier : 1) titulaires d’une carte de guide interprète auxiliaire ; 2) titulaires de la carte professionnelle de guide local (conditions) ; 3) titulaires de la carte professionnelle guide conférencier VPAH ; 4) titulaires de la carte professionnelle guide-interprète régional délivré dans une autre région ; 5) personnes justifiant de trois cents heures rémunérées de guide local par an pendant deux ans au 1er décembre 1994 dans un département dans lequel la carte professionnelle n’était pas exigée. En outre, les candidats doivent maîtriser au moins une langue vivante.
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[6]
Arrêté du 6 février 2001 fixant les conditions d’organisation de l’examen de guide-interprète régional.
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[7]
Pour les conditions d’emploi des guides, cf. Michel, S. ; Moine, M., Arpin-Pont, B., Guide des métiers et activités de l ’accompagnement touristique, 2001.
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[8]
Le terme « concours », adopté par tous les acteurs, est relativement impropre et en tous cas trompeur, puisqu’il ne s’agit pas d’un recrutement de fonctionnaire. Pour se présenter à ce concours, les candidats doivent être titulaires d’un diplôme national sanctionnant une formation d’une durée totale au moins égale à trois années d’études supérieures après le bac ou d’un titre ou diplôme homologué au moins au niveau II.
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[9]
Règlement type de recrutement sur épreuves d’un animateur du patrimoine des villes et pays d’art et d’histoire, Direction de l’architecture et du patrimoine.
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[10]
« Animateurs du patrimoine, état des lieux 1999 », Rapport d’activité villes et pays d’art et d’histoire, Direction de l’architecture et du patrimoine, ministère de la Culture et de la Communication, 2000.
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[11]
Sont autorisés à s’inscrire, sans condition de nationalité, les candidats âgés de moins de 60 ans et titulaires d’un diplôme ou certificat sanctionnant une formation supérieure de deux années ou d’une attestation de stage de formation préparatoire organisé par le réseau des villes et pays d’art et d’histoire en vue de cet examen.
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[12]
Examen régi par le décret du 26 décembre 2002 et organisé par décret du préfet de région pour une plusieurs communes du réseau des villes et pays d’art et d’histoire.
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[13]
L’animation du patrimoine dans le réseau des villes et pays d’art et d’histoire. Une activité en pleine évolution : guide-conférencier agréé, Centre national de la fonction publique territoriale-Direction de l’architecture et du patrimoine, 1997.
Si l’ouvrage porte principalement sur les médiateurs exerçant dans et pour le compte des musées de France, de nombreux groupes professionnels exercent (presque exactement) le même métier, mais pour d’autres types d’employeurs que les établissements muséaux ou en tant qu’indépendant. En vertu de la loi n° 92-645 du 13 juillet 1992 fixant les conditions d’exercice des activités relatives à l’organisation et à la vente de voyages ou de séjours, toute personne morale et publique organisant des visites commentées est tenue, sous peine d’amende, d’employer du personnel qualifié au sens du décret n° 94-490 du 15 juin 1994 : guides-interprètes régionaux et nationaux, conférenciers nationaux, animateurs du patrimoine et guides-conférenciers des villes et pays d’art et d’histoire. La loi exclut de son champ d’application l’État, les collectivités territoriales, leurs établissements publics administratifs et établissements publics à caractère scientifique et technique (article 3), qui peuvent employer des personnels non qualifiés au sens du décret, que nous désignons comme « médiateurs maison » dans le tableau suivant : les médiateurs des musées et muséums territoriaux – y compris ceux de la ville de Paris –, mais aussi ceux employés par l’État, via la Réunion des musées nationaux et le Centre des monuments nationaux. Les médiateurs maison se distinguent ainsi par l’absence d’agrément officiel, qui les contraint à exercer leur métier comme salariés d’un seul établissement.
Parmi les professions réglementées, ces groupes professionnels proches n’ont pas tout à fait vocation à prendre en charge les mêmes clients, puisque le recrutement des conférenciers nationaux est axé sur des connaissances culturelles et patrimoniales (à dominante histoire de l’art), alors que celui des guides-interprètes s’attache plutôt à une vaste culture générale, et surtout à la maîtrise d’au moins deux langues vivantes…
Date de mise en ligne : 08/03/2024
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