Manuscrit de Dom Chais
- Par Pierre Birnbaum
Pages 159 à 212
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Notes
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[1]
Mss 1349, no 73 F.
Cette question que la Société royale de Metz propose de discuter fait en même temps son éloge. Elle annonce des vues pleines d’humanité et d’un beau patriotisme qui l’engage à jeter les yeux sur tous les objets qui peuvent intéresser la monarchie française et le bien-être des particuliers. Il serait à souhaiter que le succès d’une heureuse dissertation répondît à ses désirs. Il n’est pas douteux que dans le nombre de ceux qui s’en occuperont, plusieurs ne réussissent à développer des idées de projets dont l’exécution remplirait les vues qu’on se propose. Mais les sentiments dont on est prévenus sur l’état actuel des juifs et que l’on essaye de détailler dans ce mémoire font naître une quantité de doutes sur la possibilité de mettre à exécution les projets qui seront présentés.
Quoique l’on s’attache à considérer l’état actuel de ce peuple, ce n’est pas dans le dessein d’apporter des obstacles aux vues de bienfaisance que l’on peut avoir sur lui pour en écarter la misère. Mais on verra que bien des réflexions persuadent que l’on ne peut rien changer à un état voulu tel par des décrets immuables de la providence. Et que les juifs dans leur situation actuelle sont d’une utilité inappréciable, non seulement pour la France mais pour toute l’église chrétienne, qui ne peut que voir en ce peuple la plus consolante assurance de la vérité de sa foi. Et qu’il ne serait pas de même, si cette race judaïque était un peu assimilée dans un bien-être aux sujets respectifs des différentes souverainetés…
Date de mise en ligne : 08/09/2022
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