7. Poésie oblige
Pages 53 à 60
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- CHAREYRE-MÉJAN, Alain,
- Chareyre-Méjan, Alain.
- Chareyre-Méjan, A.
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- Chareyre-Méjan, A.
- Chareyre-Méjan, Alain.
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Notes
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[1]
M. Deguy, Sans retour, Galilée, 2004.
-
[2]
M. Heidegger, Le principe de raison, Paris, Gallimard, « Tel », 1983.
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[3]
Ibid., p. 105.
-
[4]
J.W. Goethe, La fête de saint Roch à Bingen, Éditions Allia, 1996.
-
[5]
« Lettre à Schiller, 6 janvier 1789 », dans Goethe, Pages choisies, Éditions sociales, 1968.
-
[6]
Goethe, « Lettre à Schiller », op. cit.
-
[7]
G. Stein, Le monde est rond, op. cit.
-
[8]
Paris, Albin Michel, 2006.
-
[9]
Essais 1, Méditations, 1983.
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[10]
À Eckermann, 25 décembre 1825, dans Goethe, Pages choisies, op. cit.
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[11]
E. Hocquard, Tout le monde se ressemble. Une anthologie de poésie contemporaine, POL, introduction, 1995.
-
[12]
Bourgois, 1991.
-
[13]
Ibid., p. 84 sq.
-
[14]
S. Cavell, Le cinéma nous rend-il meilleurs ? Paris, Bayard, 2003.
-
[15]
Ibid., p. 35.
-
[16]
Ibid.
-
[17]
J. Follain, « Signes pour voyageur », dans Jean Follain, Poètes d’aujourd’hui, Seghers, 1972, p. 43.
-
[18]
Ibid., p. 127.
-
[19]
Goethe, « Xénias », dans Pages choisies, op. cit.
-
[20]
M. Deguy, La poésie n’est pas seule, Paris, Le Seuil, 1988.
Si nous pensons que le mot de poésie recouvre une expérience du monde et de ce que l’on y fait, en même temps qu’une mise à l’épreuve particulière du langage, nous sommes amenés à nous intéresser à la noblesse qu’on a l’habitude d’accorder à cette expérience. L’enjeu de la poésie est un enjeu vital et le businessman lui-même, ou l’homme de la rue d’une autre façon, lorsqu’ils galvaudent le poète, signent toujours d’une certaine façon l’hommage du vice à la vertu. Poésie oblige, comme on dit noblesse oblige. La noblesse que nous associons au mot de poésie tient à la radicalité qu’il recouvre. Il y a une radicalité au cœur de la parole poétique qui empêche qu’on la comprenne uniquement comme une performance de langage. C’est cette radicalité qui définit sa noblesse : elle n’est pas une interprétation du monde et de l’existence ; elle est ce qui assure le passage de la vie à l’être-au-monde. Elle convertit les modes du vivre à la radicalité de l’exister.
La conversion poétique est cousine de la conversion philosophique ; elle consiste dans le même renversement de perspective concernant la relation du monde et de sa vérité. Michel Deguy distingue trois types de conversions : le type religieux, dont le principe est la lumière, le type philosophique, dont le principe est le dévoilement, et le type poétique qui se présente comme illumination – au sens que Rimbaud donne à ce mot, justement. Dévoilement et illumination ont ceci de commun qu’ils se présentent comme des révélations sans transcendanc…
Date de mise en ligne : 01/04/2012
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