Chapitre 3. Guerre froide, guerre des espions
Pages 71 à 103
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- HEISBOURG, François,
- Heisbourg, François.
- Heisbourg, F.
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- Heisbourg, François.
- HEISBOURG, François,
Notes
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Mihai Caraman sera expulsé de France grâce à une remarquable opération de contre-espionnage de la DST et poursuivra son activité d’espion ailleurs pour le compte de Ceaucescu. Après l’élimination de ce dernier en 1989, Caraman deviendra le chef du service de renseignement de la Roumanie postcommuniste. C’est alors qu’il a transmis le dossier Hernu aux autorités françaises qui le feront « fuiter » après le retour de la droite au pouvoir en 1993.
Au lendemain de la plus grande guerre que l’humanité ait connue, il n’était pas évident que le renseignement continue d’occuper la place qui avait été la sienne dans la serre chaude que constituaient les enjeux existentiels du conflit. En 1945, le temps était à la démobilisation des armées de masse, à la réduction des dépenses militaires et à la reconstruction économique, même dans l’URSS de Staline, davantage encore dans les démocraties alliées et par définition au sein des puissances de l’Axe vaincues et occupées. Pourtant, en quelques années, la guerre froide naissante se traduit par le retour aux exigences d’un nouveau conflit, présenté à son tour comme existentiel et caractérisé par une centralité non seulement confirmée, mais renforcée des services de renseignement.
Cette évolution s’explique d’abord par la manière dont l’URSS fait face à la situation née des conditions créées par la défaite des puissances de l’Axe. Ici nous trouvons d’abord un récit classique, impulsé par la fulgurante ascension des États-Unis, cependant que l’URSS accède à une puissance militaire territoriale et idéologique éclipsant celle des empires européens. Le terme même de superpuissance apparaît dans le vocabulaire politique en 1944. En 1945, les États-Unis représentent de l’ordre de 40 % du produit mondial brut ; les forces militaires américaines dominent les océans ; l’occupation du Japon est une affaire essentiellement américaine. C’est seulement en Europe que le pouvoir est partagé politiquement et géographiquement entre les alliés occidentaux et les Soviétiques, ce que symbolise l’occupation quadripartite de l’Allemagne et de l’Autriche…
Date de mise en ligne : 03/11/2021
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