Chapitre d’ouvrage

Drames

Pages 51 à 69

Citer ce chapitre


  • Joseph, I.
(2002). Drames. Erving Goffman et la microsociologie (2e éd., p. 51-69). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/erving-goffman-et-la-microsociologie--9782130535041-page-51?lang=fr.

  • Joseph, Isaac.
« Drames ». Erving Goffman et la microsociologie, Presses Universitaires de France, 2002. p.51-69. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/erving-goffman-et-la-microsociologie--9782130535041-page-51?lang=fr.

  • JOSEPH, Isaac,
2002. Drames. In : Erving Goffman et la microsociologie. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Philosophies, p.51-69. URL : https://shs.cairn.info/erving-goffman-et-la-microsociologie--9782130535041-page-51?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Charles Smith, Auctions. The Social Construction of Values, Free Press, 1989.
  • [2]
    Kenneth Burke, Permanence and Change, 1re ed., 1935, University of California Press, 1984 ; Grammar of Motives, 1945, University of California Press, 1974 ; voir aussi Joseph R. Gusfield (ed.), Kenneth Burke : On symbols and society, The University of Chicago Press, 1989.
  • [3]
    Ulf Hannerz, Explorer la ville, Minuit, 1983, 254-300.
  • [4]
    Jacques Bouveresse, Le mythe de l’intériorité. Minuit, 1985.
  • [5]
    Erving Goffman, Gender Advertisement, Harper, 1976 ; des extraits de cet ouvrage sont parus dans Actes de la recherche en sciences sociales, n° 14, avril 1977, 34-50, et dans Les moments et leurs hommes, 149-185.
  • [6]
    Les rites d’interaction, 9-17.
  • [7]
    Pascale Pichon, La manche, une activité routinière, Annales de la recherche urbaine, n° 57-58, 147-157.
  • [8]
    Les rites d’interaction, 21.
  • [9]
    Ibid., 152.
  • [10]
    La présentation de soi, 230.
  • [11]
    Ibid., 67.
  • [12]
    Peter Brook, L’espace vide, Éditions du Seuil, 1977, 25.
  • [13]
    Isaac Joseph et Gilles Jeannot, Métiers du public, Éditions du cnrs, 1995.
  • [14]
    Christian Heath sur la consultation médicale et la notion d’engagement, Le parler-frais, 246-253.
  • [15]
    William Foote Whyte, Human relations in the restaurant industry, New York, McGraw Hill, 1948 ; Fred Davis, The cab-driver and his fare, American Journal of Sociology, 1959, vol. 65, 158-165.
  • [16]
    L’espace vide, 182-183.
  • [17]
    Jean Peneff, L’hôpital en urgence, Métailié, 1992, 12.
  • [18]
    Ibid., 50-51.
  • [19]
    Jean-Paul Sartre, L’Être et le Néant, Gallimard, 99.
  • [20]
    Cite par Erving Goffman, La présentation de soi, 20.
  • [21]
    Ibid., 74.
  • [22]
    L’espace vide, 183.
  • [23]
    Sur cette notion d’interobjectivité voir B. Latour, Une sociologie sans objet ? Note théorique sur l’interobjectivité, Sociologie du travail. XXXVI, 4/94, 587-608.
  • [24]
    Les relations en public, 338. De même, parlant des exclamations et des imprécations, « expressions » subjectives par excellence en apparence : « Elles ne trahissent pas une effusion d’émotion mais bien un influx de pertinence » (Façons de parler, 130-131) ; ou encore : « Il serait préférable de pratiquer l’analyse en allant de l’extérieur de l’individu vers l’intérieur plutôt que l’inverse » (La présentation de soi, 82, n. 6).
  • [25]
    Selon l’expression de Denis Guenoun, L’exhibition des mots, Éditions de l’Aube, 1992.
  • [26]
    William James, cité par Erving Goffman, La présentation de soi, 52.
  • [27]
    FP, 139-140.
  • [28]
    Voir Yves Winkin, La nouvelle communication, Seuil, 1978.
  • [29]
    Selon le mot de Deborah Tannen : What’s in a frame ? Surface evidence for underlying expectations, Framing in Discourse, Oxford University Press, 1993, 14-56.
  • [30]
    La conférence, Façons de parler, 167-204.
  • [31]
    Michèle Lacoste, Parole plurielle et prise de décision, in Le parler-frais, 257-273.
  • [32]
    Façons de parler, 137-138.
  • [33]
    S. Levinson, Putting linguistics on a proper footing, in Paul Drew and Anthony Wooton (eds), Erving Goffman. Exploring the interaction order, Polity Press, 1988, 161-227.

Le travail de figuration partage les espaces sociaux selon un axe de représentation. D’un côté, la région d’exposition où les acteurs sont sous le regard ou en présence d’un public, de l’autre, la région où ils se préparent à la représentation. La métaphore théâtrale propose ainsi une première formule de l’organisation sociale de l’expérience qui distingue deux régions d’activité : la scène et les coulisses. Soit, par exemple, une salle de ventes. Dans la salle elle-même (la scène), sont exposés des objets dont la valeur dépend du travail du commissaire-priseur et de la participation des clients. A l’arrière de cette salle (les coulisses), ces mêmes objets sont préparés, évalués, arrangés pour d’éventuels acheteurs. Ce partage physique de l’espace peut se compliquer, du fait de l’activité et de la mobilité des participants. Par exemple, à certains moments, deux acheteurs peuvent s’écarter dans un coin de la salle pour négocier un marché et ainsi transformer leur aparté en coulisses pour les autres participants. De même, dans les coulisses, un amateur connu ou « introduit » peut mettre en scène sa présence, se montrer avant la vente et faire savoir ainsi que le commissaire doit compter avec lui.
Le marquage des espaces peut être également le fait de certains équipements. Certaines salles de ventes ont ainsi supprimé toutes les horloges pour signifier à leurs clients qu’ils sont ici hors du temps et de leurs responsabilités habituelles. Outre ces mesures destinées à protéger l’arène symbolique, l’orchestration et le rythme de la vente organisent l’ambiance et entretiennent la tension en indiquant à chaque moment aux participants où ils en sont du processus…


Date de mise en ligne : 01/07/2014

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

12,50 €

128 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

4,00 €

19 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?