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Chapitre 2. « La souscription d’un crédit est sans effet sur les comportements d’épargne »

Pages 45 à 54

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  • Babeau, A.,
  • avec la collaboration de Barraux, J.
(2016). Chapitre 2. « La souscription d’un crédit est sans effet sur les comportements d’épargne » Épargne et crédit : De mystérieuses relations (p. 45-54). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/epargne-et-credit--9782130750031-page-45?lang=fr.

  • Babeau, André.,
  • et al.
« Chapitre 2. “La souscription d’un crédit est sans effet sur les comportements d’épargne” ». Épargne et crédit De mystérieuses relations, Presses Universitaires de France, 2016. p.45-54. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/epargne-et-credit--9782130750031-page-45?lang=fr.

  • BABEAU, André,
  • avec la collaboration de BARRAUX, Jacques,
2016. Chapitre 2. « La souscription d’un crédit est sans effet sur les comportements d’épargne » In : Épargne et crédit De mystérieuses relations. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.45-54. URL : https://shs.cairn.info/epargne-et-credit--9782130750031-page-45?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Diverses échelles d’« unités de consommation » peuvent être ici utilisées. On pourra se référer sur ce point à André Babeau, Le pouvoir d’achat baisse, Paris, Les Échos/Eyrolles, 2012.
  • [2]
    On pourra se référer à cet égard au beau travail effectué par Luc Arrondel et André Masson, Inégalités patrimoniales et choix individuels, Paris, Économica, 2007.
  • [3]
    Sur l’ensemble de ces facteurs, on pourra consulter la présentation d’André Babeau, Les Comportements financiers des Français, op. cit., chap. iii, ou, du même auteur, l’article « Épargne » du Dictionnaire des sciences économiques, op. cit.

Depuis toujours, les comportements d’épargne des ménages constituent, on l’a dit, l’une des variables centrales de toute l’analyse économique. Il n’est donc pas étonnant que les déterminants de ces comportements aient fait l’objet de très nombreux travaux dans lesquels se sont illustrés des économistes de grande renommée. Le but des développements qui suivent n’est pas de procéder à une revue de détail de l’ensemble de ces travaux menés sur plus de deux siècles, mais plutôt de résumer les principaux résultats auxquels ils parviennent en faisant apparaître, chemin faisant, la place très faible – voire inexistante – qu’occupent le recours au crédit et ses conséquences en matière d’épargne.
Les déterminants de l’épargne de nature microéconomique sont assez faciles à cerner et il est aussi aisé de préciser dans ce domaine les lacunes de nos connaissances. En macroéconomie, les choses sont plus complexes : le nombre de déterminants à envisager est en effet plus grand et les influences sont souvent plus difficiles à faire ressortir, tout spécialement quand on ignore complètement le rôle du recours au crédit dans ces comportements.
À partir de quatre ou cinq variables, on résume assez bien les résultats des nombreuses enquêtes auprès des ménages qui ont été réalisées depuis plus d’un demi-siècle dans les pays avancés.
Le niveau de revenu constitue certainement l’une d’elles : le taux d’épargne croît avec ce revenu comme l’a souligné Keynes dès les années 1930. Encore ce revenu doit-il être correctement mesuré comme on le fait maintenant, c’est-à-dire par « unité de consommation » dans le foye…


Date de mise en ligne : 06/01/2020

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