1. Redéfinir le cadre d’analyse de l’expérience de la mobilité sociale
- Par Jules Naudet
Pages 9 à 36
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- NAUDET, Jules,
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Notes
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[1]
Jules Naudet, 2011, art. cit.
-
[2]
Sorokin affirme ainsi : « Great mental strain and versatility of behavior, demanded by life in a mobile society, are so exacting that they cannot be met by many individuals. Their nervous systems crumble under the burden of the great strains required of them.Hencearises the increase of mental disease and nervousness,psychosesandneuroses… », PitirimSorokin,Social Mobility, op. cit., p.515.
-
[3]
Selon Blau, « The upwardly mobiles differ widely […] from members of their class of origin (the lows) and seem to overconform with the practices prevalent among their new social class (the highs) », Peter M. Blau, « Social Mobility and Interpersonal Relations », American Sociological Review, vol. 21, no 3, 1956, p. 293. Voir également Peter M. Blau et Otis Dudley Duncan, The American Occupational Structure, New York, The Free Press, 1967.
-
[4]
Pour une revue de littérature détaillée sur ce sujet, voir Jules Naudet, 2011, art. cit.
-
[5]
Bernard Lahire, L’Homme pluriel : les ressorts de l’action, Paris, Nathan, 1998, p. 49.
-
[6]
Idem.
-
[7]
Alfred Schütz, L’Étranger, Paris, Éditions Allia, 2003, p. 19-20.
-
[8]
Christian Baudelot, « “Briser des solitudes…” : Les dimensions psychologiques, morales et corporelles des rapports de classe chez Pierre Bourdieu et Annie Ernaux », in Annie Ernaux, une œuvre de l’entre-deux, Fabrice Thumerel (dir.), Arras, Artois Presses Université, 2004.
-
[9]
Wolfgang Lehmann, « Becoming Middle Class : How Working-class University Students Draw and Transgress Moral Class Boundaries », Sociology, vol. 43, no 4, 2009, p. 631-647.
-
[10]
Diane Reay, « Beyond Consciousness ? The Psychic Landscape of Social Class », Sociology, vol. 39, no 5, 2005, p. 911-928.
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[11]
Pour des raisons de clarté du propos, nous avons fait le choix de ne pas multiplier les références bibliographiques et de ne citer que les travaux qui ont le plus fortement influencé notre réflexion. Nous invitons les lecteurs souhaitant obtenir une bibliographie plus exhaustive sur ces questions à se tourner vers la thèse de doctorat dont est issu cet ouvrage (Jules Naudet, Analyse comparée de l’expérience de la mobilité sociale ascendante intergénérationnelle aux États-Unis, en France et en Inde, thèse de doctorat sous la direction de Marco Oberti, soutenue à l’IEP Paris, le 2 décembre 2010).
-
[12]
Pierre Bourdieu, La Noblesse d’État : Grandes Écoles et esprit de corps, Paris, Éditions de Minuit, 1989, p. 142-151.
-
[13]
Vincent de Gaulejac, La Névrose de classe : trajectoire sociale et conflits d’identité, Paris, Hommes et Groupes Éditeurs, 1987.
-
[14]
Bernard Lahire, La Culture des individus : dissonances culturelles et distinction de soi, La Découverte, Paris, 2004 ; Bernard Lahire, L’Homme pluriel : les ressorts de l’action, op. cit.
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[15]
Nathalie Heinich, L’Épreuve de la grandeur : prix littéraires et reconnaissance, Paris, La Découverte, 1999.
-
[16]
Luc Boltanski, Les Cadres : La formation d’un groupe social, Paris, Éditions de Minuit, 1982, p. 451-459.
-
[17]
Robert Granfield, « Making it by faking it : Working-Class Students in an Elite Academic Environment », Journal of Contemporary Ethnography, vol. 20, no 3, 1991, p. 331-351.
-
[18]
Alfred Lubrano, Limbo : Blue-Collar Roots, White-Collar Dreams, op. cit.
-
[19]
Jake Ryan et Charles Sackrey, Strangers in Paradise : Academics from Working Class, Lanham, University Press of America, 1996.
-
[20]
Helen Lucey, June Melody et Valerie Walkerdine, « Uneasy hybrids : Psychosocial aspects of becoming educationally successful for working-class young women », Gender and Education, vol. 15, no 3, 2003, p. 285-299.
-
[21]
Dans leur ouvrage, Grimes et Morris cherchent également à passer en revue la littérature des travaux de sociologie « qualitative » ayant mis en évidence les conséquences négatives de la mobilité sociale ascendante. Ils établissent ainsi une liste de ces effets négatifs : intériorisation d’une idéologie dominante discréditant la classe ouvrière et conduisant à une honte de sa famille et de son milieu d’origine ; sentiment de culpabilité et de trahison des origines ; sentiment de séparation, d’aliénation ou d’isolement vis-à-vis des parents et du groupe d’origine resté dans la classe ouvrière ; sentiment d’étrangeté ; sentiment d’illégitimité et de ne pas mériter la position acquise ; sentiment de ne pas être à sa place dans la plupart des contextes de sociabilité des classes moyennes-supérieures ; sentiment d’être déchiré entre deux mondes ; baisse de l’estime de soi et sentiment d’infériorité ; sentiment de déracinement. Michael D. Grimes et Joan M. Morris, Caught in the Middle : Contradictions in the Lives of Sociologists from Working-Class Backgrounds, Westport (Conn.) - London, Praeger, 1997, chapitre 1.
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[22]
Wolfgang Lehmann, « “I just didn’t feel like I fit in” : The role of the habitus in University dropout decisions », Canadian Journal of Higher Education, vol. 37, no 2, 2007, p. 89-110.
-
[23]
Elizabeth Aries et Maynard Seider, « The Interactive Relationship Between Class Identity and the College Experience : The Case of Lower Income Students », Qualitative Sociology, vol. 28, no 4, 2005, p. 419-443.
-
[24]
Diane Reay, 2005, art. cit.
-
[25]
Earl Hopper, Social Mobility : A Study of Social Control and Insatiability, Oxford, Blackwell, 1981, p. 58-59.
-
[26]
Vincent de Gaulejac, La Névrose de classe, op. cit.
-
[27]
Il s’agit d’un impératif. Rien n’implique que l’injonction au récit se réalise dans un récit effectivement cohérent et lisse. Il peut très bien n’y avoir qu’une « tentative » de mise en récit de soi.
-
[28]
Paul Ricœur, Soi-même comme un autre, op. cit.
-
[29]
Pierre Bourdieu, Esquisse pour une auto-analyse, Paris, Raisons d’agir, 2004.
-
[30]
Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Paris, Seuil, 1997, p. 190.
-
[31]
Gérard Mauger, « Sens pratique et conditions sociales de possibilité de la pensée “pensante” », Cités, vol. 38, no 2, 2009, p. 71-72.
-
[32]
Paul Ricœur, Soi-même comme un autre, op. cit., p. 196.
-
[33]
Luc Boltanski, L’Amour et la justice comme compétences, Paris, Métailié, 1990 ; Luc Boltanski, « Sociologie critique et sociologie de la critique », Politix, vol. 3, no 10-11, 1990, p. 124-134.
-
[34]
Paul Ricœur, Soi-même comme un autre, op. cit.
-
[35]
Paul Ricœur, idem.
-
[36]
Les auteurs ayant cherché à analyser les modes de réduction de la tension sont finalement peu nombreux. À ce titre, Reay, Crozier et Clayton (Diane Reay, Gill Crozier et John Clayton, « “Strangers in Paradise” ? : Working-class Students in Elite Universities », Sociology, vol. 43, no 6, 2009, p. 1103-1121), Paul Pasquali (Paul Pasquali, « Les déplacés de l’“ouverture sociale” : Sociologie d’une expérimentation scolaire », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 183, no 3, 2010, p. 86-105) et, dans une moindre mesure, Lehmann (W. Lehmann, 2009, art. cit.) font partie des rares chercheurs qui, sur la base d’enquêtes « qualitatives », ont proposé une analyse centrée autour des modalités d’ajustement à une nouvelle classe sociale (même s’ils enquêtent sur des étudiants et non sur des personnes qui sont parvenues à convertir leur titre scolaire en statut social).
-
[37]
Claude Grignon et Jean-Claude Passeron, Le Savant et le Populaire : misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Gallimard, 1989.
-
[38]
Pierre Bourdieu, La Distinction : critique sociale du jugement, Paris, Éditions de Minuit, 1979.
-
[39]
Richard Hoggart, La Culture du pauvre, Paris, Éditions de Minuit, 1970.
-
[40]
L’analyse, inspirée par l’œuvre de Foucault, que réalise Claudia Leeb des femmes universitaires issues de milieu ouvrier est certainement celle qui va le plus loin dans cette tentative de penser la mobilité sociale comme structurée par des rapports de domination (Claudia Leeb, Working Class Women in Elite Academia : A Philosophical Inquiry, New York, Peter Lang, 2004). Claudia Leeb cherche ainsi à mettre en évidence la « discipline de classe » à laquelle sont confrontées ces femmes et qui les contraint à intérioriser un habitus bourgeois, tout en rejetant leurs dispositions ouvrières considérées comme profondément illégitimes dans le contexte académique. Selon elle, l’Université est une institution profondément bourgeoise qui s’efforce de nier toute dignité à la classe ouvrière. Cette illégitimité de la classe ouvrière serait intériorisée par les personnes en mobilité elles-mêmes. Mais, tout comme elle met en évidence une « discipline de classe » qui agit jusque sur le corps des femmes en mobilité, provoquant souffrance et isolement, Claudia Leeb s’efforce aussi d’identifier les modes de résistance à la domination que développent ces femmes. Elle s’attache notamment à montrer comment la création du forum « Working-Class Women in Academia » (WCWA) a aidé de nombreuses femmes à faire leur « coming out » et à assumer leur origine ouvrière. Une telle déclaration publique de ses origines permettrait selon elle à ces femmes de recouvrer leur dignité et d’ouvrir la voie à une résistance à la « discipline de classe » (ibid., chapitre 8).
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[41]
Pour une revue de la littérature sur l’intériorisation de l’idéologie de la méritocratie, voir Marie Duru-Bellat, Le Mérite contre la justice, Paris, Presses de Sciences Po, 2009, et Marie Duru-Bellat et Élise Tenret, « L’emprise de la méritocratie scolaire : quelle légitimité ? », Revue française de sociologie, vol. 50, no 2, 2009, p. 229-258.
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[42]
Richard Hoggart, 33 Newport Street. Autobiographie d’un intellectuel issu des classes populaires anglaises, Paris, Gallimard/Seuil, 1991.
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[43]
Claude Grignon, « Préface », in 33 Newport Street : Autobiographie d’un intellectuel issu des classes populaires anglaises, Richard Hoggart (dir.), Paris, Gallimard/Seuil, 1991, p. 15.
-
[44]
Pierre Bourdieu, Homo academicus, Paris, Éditions de Minuit, 1984, p. 293.
-
[45]
Pierre Bourdieu, Esquisse pour une auto-analyse, op. cit.
-
[46]
Didier Eribon, Retour à Reims, Paris, Fayard, 2009.
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[47]
Gérard Noiriel, Penser avec, penser contre : Itinéraire d’un historien, Paris, Belin, 2003.
-
[48]
Gérard Mauger, « Un apprentissage tardif du métier de sociologue », in Rencontres avec Pierre Bourdieu, Broissieux, Éditions du Croquant, 2005, p. 239-258.
-
[49]
Nous renvoyons notamment à Carlos L. B. Dews et Carolyn L. Law (dir.), This Fine Place So Far From Home : Voices of Academics from the Working Class, Philadelphia, Temple University Press, 1995 ou Jake Ryan et Charles Sackrey, Strangers in Paradise : Academics from working class, op. cit.
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[50]
Nicole Lapierre, Pensons ailleurs, Paris, Gallimard, 2006, p. 148-160.
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[51]
Ibid., p. 155.
-
[52]
Didier Eribon, Retour à Reims, op. cit., p. 164-165.
-
[53]
Idem.
-
[54]
Nicole Lapierre, Pensons ailleurs, op. cit., p. 156.
-
[55]
Richard Hoggart, La Culture du pauvre, op. cit., p. 61.
-
[56]
Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, op. cit., p. 122-123.
-
[57]
Alfred Schütz, L’Étranger, op. cit., p. 35-36.
-
[58]
Ibid., p. 37-38.
-
[59]
Ibid., p. 39.
-
[60]
Georg Simmel, « Excursus sur l’étranger », in Sociologie : étude sur les formes de la socialisation, Paris, Puf, 1999 [1908], p. 664-665. Dans sa discussion des approches sociologiques de l’étranger et des « chocs culturels », Meintel défend également l’idée que la position d’étranger conduit à développer une attitude particulièrement critique à l’égard de la culture qui l’entoure (Deirdre A. Meintel, « Strangers, homecomers and ordinary men », Anthropological Quarterly, vol. 46, no 1, 1973, 47-58). Claudia Leeb affirme, elle, que l’espace d’entre-deux dans lequel se situent les femmes en mobilité sociale crée une brèche et ouvre la voie à une prise de conscience particulièrement aiguë du caractère artificiel, construit et « performatif » des identités de classe. Si ces femmes parviennent à dépasser les souffrances qu’entraîne l’expérience de cet entre-deux, si elles arrivent à résister à la discipline de classe, elles seraient alors en mesure d’accéder à une lucidité sociale particulièrement nette (Claudia Leeb, Working-class Women in Academia, op. cit., chapitre 7).
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[61]
Nicole Lapierre, Pensons ailleurs, op. cit., p. 152-153.
-
[62]
Algeirdas Julien Greimas, Sémantique structurale. Recherche de méthode, Paris, Puf, 1986 [1966].
-
[63]
Bernard Lahire, 1998, op. cit., p. 229-234.
-
[64]
Ibid., p. 230.
-
[65]
Michèle Lamont et Laurent Thévenot, Rethinking Cultural Comparative Sociology, op. cit.
-
[66]
Clifford Geertz, « Ideology as a cultural system », in Ideology and Discontent, David Apter (dir.), New York, The Free Press, 1964, p. 47-76.
-
[67]
Dans certains cas, il faudrait rajouter à cette liste les réseaux de sociabilité amicale échappant à l’influence du milieu professionnel, du milieu d’origine ou de la trajectoire scolaire.
-
[68]
Michèle Lamont, « Culture and Identity », in Handbook of Sociological Theory, Jonathan H. Turner (dir.), Springer, 2001, p. 171.
-
[69]
Clifford Geertz, « La description dense : vers une théorie interprétative de la culture », Enquête, no 6, 1998, p. 73-105.
-
[70]
Maurice Merleau-Ponty, L’Institution/La Passivité. Notes de cours au Collège de France (1954-1955), Paris, Belin, 2003, p. 124.
-
[71]
Émile Durkheim, Les Règles de la méthode sociologique, Paris, Puf, 1986, p. xxii.
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[72]
Maurice Merleau-Ponty, Signes, Paris, Gallimard, 1960, p. 101. Voir aussi Robert Vallier, « Institution : The significance of Merleau-Ponty’s 1954 course at the Collège de France », Chiasmi International, no 7, 2005, p. 281-302.
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[73]
Il pourrait être intéressant de rapprocher l’« idéologie instituée » de la notion d’« épistémè » proposée par Foucault dans Les Mots et les Choses et qui, au travers d’une « archéologie du savoir », cherche à rendre compte de ce qui détermine les façons de penser et les conceptions scientifiques à une période donnée de l’Histoire (Michel Foucault, Les Mots et les Choses, Paris, Gallimard, 1966). Si pour Merleau-Ponty l’étude de l’institution constitue une sorte d’archéologie du présent, l’idéologie instituée, au sens où nous l’entendons, constitue une sorte d’épistémè réduite à l’échelle de l’histoire d’un individu. Plus une idéologie est instituée dans l’ensemble des segments sociaux qui ont laissé leurs empreintes sur un individu, plus celui-ci considérera que cette idéologie va de soi et lui suffit à comprendre le monde et la place qu’il y occupe.
Les débats autour des « conséquences de la mobilité sociale » sont généralement structurés autour de deux pôles théoriques : l’hypothèse de « dissociation » et l’hypothèse d’« acculturation ». La première, qui trouve ses racines dans l’idée durkheimienne de l’anomie comme conséquence d’un changement social rapide ainsi que dans les réflexions de Sorokin, pose que la forte mobilité sociale entraîne des troubles identitaires et mentaux. La seconde, dont le représentant principal est Peter Blau, insiste davantage sur les changements d’attitudes et de comportements associés à l’expérience de la mobilité, à travers une identification au groupe d’arrivée, que sur les coûts subjectifs qui lui sont associés. L’hypothèse d’acculturation, soit l’idée que le succès est tellement valorisé dans la société que les personnes en mobilité cherchent davantage à se conformer à leur groupe d’arrivée qu’à rester fidèles à leur groupe d’origine, domine largement les études quantitatives menées aujourd’hui. À l’opposé, les études dites « qualitatives » se trouvent être, dans l’ensemble, beaucoup plus proches du paradigme durkheimien. S’il est question, du point de vue de la sociologie quantitative, d’acculturation voire même de « surconformité » [overconformity], du côté de la sociologie « qualitative » on soulève plutôt les questions de dédoublement, de clivage du moi, de névrose de classe, etc.
Il est pourtant possible de trouver au moins un point de convergence entre ces deux approches. Partisans de l’interprétation en termes d’anomie et partisans de celle en termes d’acculturation s’accordent sur l’existence d’une tension entre milieu d’origine et milieu d’arrivée…
Date de mise en ligne : 17/09/2015
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