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1. Comment le travail empiète et la famille déborde : différences sociales dans l'arrangement des sexes

Pages 29 à 54

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  • Bozon, M.
(2009). 1. Comment le travail empiète et la famille déborde : différences sociales dans l'arrangement des sexes. Dans
  • A. Pailhé
  • et A. Solaz
Entre famille et travail : Des arrangements de couple aux pratiques des employeurs (p. 29-54). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.pailh.2009.01.0029.

  • Bozon, Michel.
« 1. Comment le travail empiète et la famille déborde : différences sociales dans l'arrangement des sexes ». Entre famille et travail Des arrangements de couple aux pratiques des employeurs, La Découverte, 2009. p.29-54. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/entre-famille-et-travail--9782707157515-page-29?lang=fr.

  • BOZON, Michel,
2009. 1. Comment le travail empiète et la famille déborde : différences sociales dans l'arrangement des sexes. In :
  • PAILHÉ, Ariane
  • et SOLAZ, Anne,
Entre famille et travail Des arrangements de couple aux pratiques des employeurs. Paris : La Découverte. Recherches, p.29-54. DOI : 10.3917/dec.pailh.2009.01.0029. URL : https://shs.cairn.info/entre-famille-et-travail--9782707157515-page-29?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.pailh.2009.01.0029


Notes

  • [1]
    Les membres des professions indépendantes et les enseignants n’avaient alors pas été interrogés.
  • [2]
    Ce résultat contre-intuitif s’explique peut-être en partie par le fait que, par construction, l’échantillon observé ne prend pas en compte les femmes qui ont interrompu temporairement leur activité professionnelle pour élever leurs enfants. Par ailleurs, les données que nous analysons ne sont pas longitudinales.

Il y a diverses manières de vivre l’interaction entre travail et famille. La charge du travail professionnel et du travail domestique pèse différemment en nature et en intensité selon le sexe, l’étape du couple et de la famille mais aussi selon le milieu socioprofessionnel. Il existe une charge mentale globale plus forte pour les femmes [Haicault, 1984 ; Chabaud et al., 1985 ; Barrère-Maurrisson, 1992 ; Anxo et al., 2002], en raison du poids du travail et de la responsabilité domestiques, mais une autre caractéristique qui différencie tant les sexes que les contextes familiaux et sociaux est l’inégale propension à vivre travail et famille comme des sphères mutuellement perméables ou, au contraire, cloisonnées.
L’inégalité dans la division sexuelle des charges et son maintien dans un contexte de généralisation de la participation des femmes au marché du travail salarié sont en général abordés par les auteurs sous deux angles différents. On peut y voir le résultat d’une logique inégalitaire ancrée dans l’organisation du travail salarié et dans celle de la production indépendante, qui spécialise, minore et déprécie l’activité des femmes [Maruani, 1989 et 1998 ; Daune-Richard, 2001 ; Ferrand, 2004]. On peut aussi l’envisager comme une conséquence de l’organisation patriarcale de la famille et de l’assignation non rémunérée des femmes à la sphère domestique, considérée comme une exploitation [Delphy, 1974], et reléguant au second plan tout autre engagement [Collectif, 1984] : ainsi, dans les problématiques sociales de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, le travail salarié est considéré comme variable d’ajustement, mais pour les femmes uniquement [Fagnani, 2000]…


Date de mise en ligne : 26/11/2010

https://doi.org/10.3917/dec.pailh.2009.01.0029

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