Variations culturelles des techniques de maternage et de prévention précoce
- Par Hélène Stork
Pages 53 à 56
Citer ce chapitre
- STORK, Hélène,
- GROUD-DAHMANE, Françoise,
- Stork, Hélène.
- Stork, H.
- F. Groud-Dahmane
https://doi.org/10.3917/eres.dahma.1993.01.0053
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- Stork, H.
- F. Groud-Dahmane
- Stork, Hélène.
- STORK, Hélène,
- GROUD-DAHMANE, Françoise,
https://doi.org/10.3917/eres.dahma.1993.01.0053
Les pratiques de soins aux jeunes enfants varient considérablement d’une culture à l’autre et, au sein d’une même culture, d’une époque à l’autre. Il est des sociétés avec berceau ou sans berceau, dans lesquelles le bébé est porté contre le corps de l’adulte ou à distance dans un landau ou une poussette. Il est des traditions de puériculture qui préconisent l’alimentation à la demande ou au contraire à heure fixe, au sein ou au biberon.
Ces coutumes favorisent, selon les cas, des modes de communications distants ou proximaux, les premiers procédant par le regard et par la voix, les seconds par le toucher et l’échange kinesthésique. Des « styles interactifs » s’organisent selon la prédominance de ces modes de contact et des stimulations qu’ils engendrent, marquant l’organisation de la personnalité, dès le début de la vie, d’une empreinte culturelle.
Ces variations relèvent de l’écologie (conditions climatiques et géographiques). Ainsi les sociétés « avec berceau » se trouvent plutôt dans l’hémisphère Nord, comme le soulignait déjà Marcel Mauss dans son article princeps sur les techniques du corps (1934). Mais les idées que les populations se font de la santé de l’enfant, de ses rythmes de développement, des valeurs à cultiver au cours de son éducation influent également sur les comportements de soins. À l’arrière-plan de ces idées, on retrouve des croyances, des idéologies, des représentations collectives concernant la maternité, l’enfance, la place de l’individu dans chaque société…
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