« Une menace pour notre “identité” »
Pages 104 à 114
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- BISIAUX, Sophie-Anne,
- Bisiaux, Sophie-Anne.
- Bisiaux, S.-A.
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- Bisiaux, Sophie-Anne.
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Notes
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[1]
Alors que le groupe a été dissous en France en mars 2021, en raison de discours discriminatoires incitant aux violences et à la haine, ses membres continuent à porter des actions sous d’autres bannières.
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[2]
Voir Audrey Travère, « Pourquoi la mission du navire antimigrants en Méditerranée est illégale », Le Monde, 9 août 2017.
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[3]
Alain Roy, Les Déclinistes, Montréal, Écosociété, 2023.
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[4]
Catherine Wihtol de Wenden, « Comment l’immigration contribue à définir l’identité européenne », Hommes et Migrations, n° 1223, Regards croisés France-Allemagne, janvier-février 2000, p. 5-11.
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[5]
Étienne Balibar, « Europe, pays des frontières », in Cosmopolitique. Des frontières à l’espèce humaine. Écrits III, Paris, La Découverte, 2022, p. 219-259.
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[6]
Camille Louis et Étienne Tassin, « L’Europe au prisme de son rapport aux autres », Noesis, n° 30-31, 2018.
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[7]
« Le temps du débat, ultradroite : la menace est-elle d’un genre nouveau ? », France Culture, 2 janvier 2023.
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[8]
« European Union Terrorism Situation and Trend Report 2022 », Europol, 26 août 2022.
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[9]
Ined-Insee, enquête « Trajectoires et origines 2 », 2019-2020.
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[10]
Il s’agit d’estimations. Il n’existe pas en France, de recensement de la population en fonction de sa religion.
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[11]
L’étude de l’Ined et de l’Insee indique que les musulman·es représentent 44 % de la population immigrée et 48 % des descendant·es de deux parents immigrés (contre à peine 1 % des Français·es sans ascendance migratoire).
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[12]
Agnès de Feo, « Pourquoi ces données sur le nombre de musulmans en Europe ne sont pas fiables », Slate, 20 décembre 2017.
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[13]
Cris Beauchemin, Christelle Hamel et Patrick Simon (dir.), « Trajectoires et origines. Enquête sur la diversité des populations en France », Ined, coll. « Grandes Enquêtes », 2016.
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[14]
Marongiu-Perria Omero, En finir avec les idées fausses sur l’Islam et les Musulmans, Paris, Éditions de l’Atelier, 2025.
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[15]
Nadia Henni-Moulaï, « Olivier Roy : “Ce n’est pas la lecture du Coran qui pousse à la radicalité” », Jeune Afrique, 1er mai 2021.
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[16]
Nicolas Cadène, En finir avec les idées fausses sur la laïcité, Ivry-sur-Seine, Éditions de l’Atelier, 2023.
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[17]
Ce rapport, qui a été cité par divers ministres pour justifier des mesures islamophobes, relativise en réalité la force du radicalisme musulman. Voir Christophe Ayad et Louise Couvelaire, « Après la diffusion du rapport sur l’“entrisme” des Frères musulmans, des spécialistes dénoncent une instrumentalisation politique », Le Monde, 22 mai 2025.
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[18]
Le multiculturalisme se réfère à des sociétés qui, comme en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, acceptent la coexistence de plusieurs cultures, souvent encouragée par une politique volontariste.
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[19]
Il faut noter que le contrat d’intégration républicaine – comme d’autres « contrats » liés aux minima sociaux – n’a de contrat que le nom : il est imposé aux primo-arrivants quand ils obtiennent un titre de séjour.
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[20]
Marie-José Bernardot, Étrangers, immigrés : (re)penser l’intégration. Savoirs, politiques et acteurs, Rennes, Presses de l’EHESP, 2019.
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[21]
Comme l’expliquent de nombreux·ses sociologues, l’affirmation ostensible de ces différences par certain·es immigré·es et une partie de leurs descendant·es est souvent une forme de résistance aux discriminations et aux violences qu’ils et elles subissent.
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[22]
Voir les deux conceptions de l’intégration (éthique et politique) telles que les conçoit Jürgen Habermas in L’Intégration républicaine, Paris, Fayard, 1998.
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[23]
Insee, « Immigrés et descendants d’immigrés, Discriminations », 20 mars 2023.
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[24]
Alice Picard, Olivier Esteves et Julien Talpin, La France, tu l’aimes mais tu la quittes, Paris, Seuil, 2024.
Au nom de la protection de l’« identité européenne », des voix d’extrême droite, un peu partout en Europe, défendent une idée de la « civilisation européenne » conçue comme blanche et chrétienne, qui serait menacée par une immigration « massive » et par l’influence d’autres cultures.
C’est le cas par exemple de Génération identitaire, groupuscule de quelques centaines d’adhérent·es qui faisait régulièrement parler de lui grâce à des actions « coup de poing », abondamment relayées par les médias (un bateau affrété en Méditerranée pour empêcher les bateaux de migrant·es d’accoster en Europe, des barrières déployées en pleine montagne pour dissuader les exilé·es de traverser les frontières franco-italienne ou franco-espagnole…). Pour ces personnes, l’union des Européen·nes se justifie par la nécessité de lutter contre des ennemis communs, les « migrant·es », les « noir·es » ou les « musulman·es » qui mettraient en danger l’identité européenne. Témoignant de l’évolution de la tradition purement nationaliste de l’extrême droite classique, cette idéologie est notamment portée au Parlement européen par le groupe politique « Europe des nations souverainistes », créé par le parti allemand d’extrême droite AfD.
Les thèses que les groupuscules d’extrême droite véhiculent convoquent un imaginaire et un programme politique que l’on retrouve chez de nombreux·ses dirigeant·es au sein de l’Union européenne, et ce, bien au-delà des figures les plus radicales. Qu’on se souvienne par exemple d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, issue de la droite conservatrice, qui, au lendemain des élections européennes de 2019, a proposé d’intituler le portefeuille du commissaire en charge des migrations « Protection du mode de vie européen », lequel, à la suite des critiques, s’est finalement transformé en « promotion » du même mode de vie européen…
Date de mise en ligne : 12/05/2026
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