Chapitre d’ouvrage

6. Les objets a : pulsion, fantasme, désir

Pages 111 à 127

Citer ce chapitre


  • Freymann, J.-R.
(2006). 6. Les objets a : pulsion, fantasme, désir. Éloge de la perte : Perte d’objets, formation du sujet (p. 111-127). érès. https://shs.cairn.info/eloge-de-la-perte--9782749206561-page-111?lang=fr.

  • Freymann, Jean-Richard.
« 6. Les objets a : pulsion, fantasme, désir ». Éloge de la perte Perte d’objets, formation du sujet, érès, 2006. p.111-127. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/eloge-de-la-perte--9782749206561-page-111?lang=fr.

  • FREYMANN, Jean-Richard,
2006. 6. Les objets a : pulsion, fantasme, désir. In : Éloge de la perte Perte d’objets, formation du sujet. Toulouse : érès. Hypothèses, p.111-127. URL : https://shs.cairn.info/eloge-de-la-perte--9782749206561-page-111?lang=fr.

Notes

  • [1]
    J. Lacan, « Proposition du 9 octobre sur le psychanalyste de l’École », Autres écrits, Paris, Le Seuil, 2001.
  • [2]
    J. Bouveresse et J.-J. Rosat (sous la dir. de), Philosophie de la perception. Phénoménologie, grammaire et sciences cognitives, Paris, Odile Jacob, novembre 2003.
  • [3]
    Entre temps, nous sommes passés à un niveau médiatique de cette exclusion de la psychanalyse sous un jour polémique et opportuniste : Le livre noir de la psychanalyse.
  • [4]
    S. Freud, 1932, Les nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse, Paris, Gallimard, 1984.
  • [5]
    J. Lacan, 1965-1966, L’objet de la psychanalyse, séminaire XIII, inédit.
  • [6]
    P. Legendre, L’inestimable objet de la transmission, Paris, Fayard, 1985.
  • [7]
    S. Freud (1917), « Sur les transpositions de pulsions », dans La vie sexuelle, Paris, puf, 1970.
  • [8]
    Goethe, Faust, traduit et préfacé par André Lichtenberger, Aubier-Montaigne, coll. « Bilingue ».
  • [9]
    P. Legendre, L’amour du censeur, Le champ freudien, Paris, Le Seuil, 1974.
  • [10]
    J.-R. Freymann, « Frères humains qui... » Essai sur la frérocité, Arcanes-érès, 2003.
  • [11]
    F. Villon, Poésies, La Renaissance du Livre, Jean Gillequin & Cie Éditeurs.
  • [12]
    S. Kierkegaard, 1844, Le concept d’angoisse, Œuvres complètes, Paris, Éditions de l’Orante, 1973.
  • [13]
    J. Lacan, L’angoisse (1962-1963), Le séminaire livre X, Paris, Le Seuil, 2004.
  • [14]
    S. Freud, « Deuil et mélancolie » (1915), dans Métapsychologie, Paris, Gallimard (folio/essai), 1968.
  • [15]
    M. Balmary, Le moine et le psychanalyste, Albin Michel, 2005.
  • [16]
    Goethe, Traité des couleurs, Triades, 2000.
  • [17]
    J. Bouveresse, « Y a-t-il une logique des couleurs » dans Jacques Bouveresse et Jean-Jacques Rosat (sous la dir. de), Philosophie de la perception. Phénoménologie, grammaire et sciences cognitives, Paris, Odile Jacob, novembre 2003.

Qu’est-ce qu’un objet pour la psychanalyse en regard du triptyque : Umwelt, Autre, Innenwelt ? C’est là, le centre d’un débat actuel ou, plus exactement, d’un débat par rapport au discours environnant et, comme le fait remarquer Lacan, par rapport à « la place de la psychanalyse dans notre monde ». Ce qui m’avait décidé à prendre pour thème la question : « perte des objets, formation du sujet », c’était un livre de Jacques Bouveresse, qui m’avait beaucoup bousculé, ce livre tournant autour des philosophies plurielles de la perception. Or, dans cet ouvrage, issu d’un séminaire au Collège de France, la psychanalyse est rigoureusement absente voire forclose. Ce livre qui s’intitule Philosophie de la perception : Phénoménologie, grammaire et sciences cognitives est au fond le symptômemême de ce qui est en train de se passer. Le Collège de France, c’est le reflet de la vie intellectuelle qui existe dans notre pays. On voit à quel point la place de l’inconscient, la place de la psychanalyse – là il faut les mettre bout à bout – a été complètement évacuée sur le plan culturel. Il ne s’agit pas du plan purement médiatique. C’est vraiment le plan culturel, au sens de celui des penseurs. Alors, si on veut que le champ analytique poursuive sa lancée, il faut bien créer de temps en temps des institutions ou des groupes qui essaient, un peu, de laisser une place à ce discours avec les effets que cela peut provoquer. Dans sa préface, Jacques Bouveresse nous dit la chose suivante :
« Le but de ce séminaire était, comme son titre l’indique, de susciter une confrontation entre trois approches différentes du problème de la perception : celle de la phénoménologie, qui continue à représenter pour beaucoup de philosophes la tradition majeure dans le domaine de la philosophie de la perceptio…


Date de mise en ligne : 01/04/2012

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