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Chapitre 3. De l'amitié avant toute chose

Pages 91 à 150

Citer ce chapitre


  • Porcher, J.
(2002). Chapitre 3. De l'amitié avant toute chose. Éleveurs et animaux, réinventer le lien (p. 91-150). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/eleveurs-et-animaux-reinventer-le-lien--9782130532149-page-91?lang=fr.

  • Porcher, Jocelyne.
« Chapitre 3. De l'amitié avant toute chose ». Éleveurs et animaux, réinventer le lien, Presses Universitaires de France, 2002. p.91-150. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/eleveurs-et-animaux-reinventer-le-lien--9782130532149-page-91?lang=fr.

  • PORCHER, Jocelyne,
2002. Chapitre 3. De l'amitié avant toute chose. In : Éleveurs et animaux, réinventer le lien. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Partage du savoir, p.91-150. URL : https://shs.cairn.info/eleveurs-et-animaux-reinventer-le-lien--9782130532149-page-91?lang=fr.

Notes

  • [1]
    N. Sillamy, Dictionnaire usuel de psychologie, p. 17.
  • [2]
    En italiques dans le texte.
  • [3]
    A. G. Hadricourt, « Domestication des animaux, culture des plantes et traitement d’autrui », p. 277.
  • [4]
    J. Serpell, In the Company of Animals, p. 58.
  • [5]
    Zeuner, 1963, cité par A.G. Haudricourt et P. Dibie, « Que savons-nous des animaux domestiques ? »,
    p. 76.
  • [6]
    K. Lorenz, Il parlait avec les mammifères, les oiseaux, les poissons, p. 256.
  • [7]
    J. Serpell, 1986, op. cit., p. 15.
  • [8]
    R. Esposito, 2000, Extrait de sa conférence à l’Université de tous les savoirs le 6 déc. 2000, Le Monde, 19 déc. 2000.
  • [9]
    K. Lorenz, 1985,. op. cit., p. 13.
  • [10]
    T. Grandin, Penser en images, p. 242.
  • [11]
    J.-P. Sartre, Esquisse d’une théorie des émotions, cité par J. Cosnier, Psychologie des émotions et des sentiments, p. 13.
  • [12]
    J. Bowlby, Attachement et perte. L’attachement, vol. 1, p. 249.
  • [13]
    M. Salmona, Les paysans français…, p. 40
  • [14]
    R. Zazzo, « L’attachement, une nouvelle théorie sur les origines de l’affectivité », p. 27.
  • [15]
    D. Anzieu, « Le moi-peau », p. 196.
  • [16]
    J- Bowlby, 1978, op. cit., p. 493.
  • [17]
    Ibidem, p. 253.
  • [18]
    R. Zazzo, 1979, op. cit., p. 32.
  • [19]
    Ibidem, p. 21.
  • [20]
    J. Bowlby, « Note sur le contexte historique de la théorie de l’attachement », p. 267.
  • [21]
    Ibidem, p. 250.
  • [22]
    R. Zazzo, 1979, op. cit., p. 27.
  • [23]
    J. Bowlby, 1978, op. cit., p. 252.
  • [24]
    B. Cyrulnik, Mémoire de singe et paroles d’homme, p. 149.
  • [25]
    J. Bowlby, 1978, op. cit., p. 252.
  • [26]
    R. Zazzo, 1979, op. cit., p. 211.
  • [27]
    Ibidem, p. 212.
  • [28]
    J. Bowlby, 1978, op. cit., p. 406.
  • [29]
    Harlow, 1979, op. cit., p. 202.
  • [30]
    J. Bowlby, 1978, op. cit., p. 304 et s.
  • [31]
    D. Anzieu, 1974, op. cit., p. 195.
  • [32]
    R. Spitz, 1968, cité par F. Dagognet, La peau découverte, p. 152.
  • [33]
    D. Anzieu, 1979, in Zazzo R. (dir.), L’attachement, p. 150.
  • [34]
    J. Bowlby, 1979, op. cit., p. 134.
  • [35]
    B. Cyrulnik, 1983, op. cit., p. 151.
  • [36]
    M. Salmona, 1994, op. cit., p. 41.
  • [37]
    Ibidem.
  • [38]
    A. Gautier, La domestication. Et l’homme créa l’animal, p. 248.
  • [39]
    M. Canto-Sperber (dir.), Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale (art. « Amour »).
  • [40]
    J. Maisonneuve, « Les joies de l’amitié », Sciences Humaines, n° 75, août/sept. 1997, p. 36.
  • [41]
    J. Maisonneuve, Introduction à la psychosociologie, p. 94.
  • [42]
    M. Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, t. I, p. 907.
  • [43]
    M. Proust, Le côté de Guermantes, t. II, p. 688.
  • [44]
    M. Proust, Le temps retrouvé, t. IV, p. 454.
  • [45]
    Troisième enquête dans trois régions conduite auprès de 97 éleveurs de bovins et de porcs.
  • [46]
    Groupement agricole d’exploitation en commun.
  • [47]
    E, Straus, Du sens des sens, p. 385 et s.
  • [48]
    D. Jaques, Voyages au pays des Montbéliardes, p. 156.
  • [49]
    E. Straus, op. cit., p. 377.

L’affectivité est définie comme « l’ensemble des sentiments, des émotions et des passions d’un individu [...] Bien plus qu’une simple composante de la vie psychique, l’affectivité en est la base. C’est par elle que l’être humain se situe dans le monde et dans ses relations avec autrui [...] tout trouble affectif a pour conséquence un dérèglement de la communication avec autrui... ». Affectivité et communication sont profondément liées. L’affectivité a également un rôle considérable dans l’exercice de la pensée. Damasio a ainsi mis en évidence les effets négatifs sur la rationalité des comportements de lésions affectant des zones du cerveau impliquées dans les émotions. Des auteurs comme Wallon, Piaget, Cyrulnik, ont montré la relation forte qui existe entre émotions (exmovere : faire sortir de, mettre en mouvement) et communication, et entre affectivité et apprentissage. La place de l’affectivité dans le travail en élevage a été soulignée par Salmona en référence au concept d’attachement théorisé par Bowlby et par Harlow. Salmona met l’accent sur l’importance des conduites affectives en élevage et sur les aptitudes qui relèvent de ce domaine ; le corps, les sens, la voix, la parole occupant une place prépondérante dans ces conduites.
Quoique le domaine de l’affectivité soit très présent dans l’importante littérature qui existe sur la relation entre hommes et animaux, notamment dans les rapports à l’animal familier, cette notion garde un caractère flou et non dénué d’ambiguïté comme s’il y avait quelque indécence à creuser ce sujet, quelque risque de sombrer dans une coupable zoophilie…


Date de mise en ligne : 01/07/2014

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