2. Les représentations de l'avenir
Pages 51 à 62
Citer ce chapitre
- DAHAN-SELTZER, Geneviève,
- TIXIER, Pierre-Eric
- et MAUCHAMP, Nelly,
- Dahan-Seltzer, Geneviève.
- Dahan-Seltzer, G.
- P. Tixier
- et N. Mauchamp
https://doi.org/10.3917/dec.tixie.2000.01.0051
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- Dahan-Seltzer, G.
- P. Tixier
- et N. Mauchamp
- Dahan-Seltzer, Geneviève.
- DAHAN-SELTZER, Geneviève,
- TIXIER, Pierre-Eric
- et MAUCHAMP, Nelly,
https://doi.org/10.3917/dec.tixie.2000.01.0051
Notes
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[1]
Dans une recherche précédente (Dahan-Seltzer, Mauchamp, 1997), nous exposions combien l’avenir de l’entreprise constituait une source d’interrogation majeure pour les agents. L’enquête de 1998 ne fait que confirmer et accentuer le propos.
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[2]
Selon Jean-Claude Abric, « les représentations sociales comportent deux composantes : le noyau central et les éléments périphériques, chaque partie ayant un rôle spécifique mais complémentaire de l’autre. Le noyau central est directement associé aux valeurs et aux normes, il définit les principes fondamentaux autour desquels se constituent les représentations. C’est la base commune proprement sociale et collective qui définit l’homogénéité d’un groupe à travers des comportements individualisés qui peuvent apparaître comme contradictoires. Ce noyau central joue un rôle essentiel dans la stabilité et la cohérence de la représentation, il en assure la pérennité, s’inscrit dans la durée et l’on comprend dès lors qu’il évolue – sauf circonstances exceptionnelles – de façon très lente. Le système périphérique est associé aux caractéristiques individuelles et au contexte immédiat et contingent dans lequel sont baignés les individus. Ce système permet une adaptation en fonction du vécu, une intégration des expériences quotidiennes et des modulations personnelles vis-à-vis d’un noyau central commun. Beaucoup plus souple que le système central, il le protège en quelque sorte en lui permettant d’intégrer des informations voire des pratiques différenciées, il en permet l’ancrage dans la réalité ».
-
[3]
Les producteurs autonomes se proposent de limiter le prix du KWH en s’installant aux portes des usines, ce qui supprime les frais liés au transport de l’électricité.
Dans l’entreprise, la question de l’avenir apparaît quasiment comme une question ontologique. Elle recouvre plusieurs thèmes : l’avenir de l’entreprise, celui de telle direction ou de tel établissement, celui des métiers et aussi l’avenir personnel des individus. Elle suscite chez les agents, toutes catégories confondues, des réflexions sur l’histoire du modèle fondateur (d’où venons-nous ?) et des scénarios projectifs (où allons-nous ?). Dans la mesure où l’entreprise EDF-GDF a représenté une sorte d’emblème de la société industrielle française et du « compromis fordiste » des Trente Glorieuses, qui a permis à plusieurs générations d’accéder à la société de consommation, à la protection sociale, à la promotion, la mise en cause du « modèle EDF » questionne les citoyens sur l’évolution ou la disparition du modèle de l’entreprise publique au profit de l’entreprise privée.
Les représentations (Abric, 1994) des différents acteurs de l’entreprise sur l’avenir, sur l’ouverture au marché, sont très diversifiées. Les imaginaires liés aux changements, aux bouleversements des repères politiques, temporels, territoriaux, professionnels, générationnels, s’élaborent en grande partie en fonction de l’ancienneté des agents, de leur trajectoire, de leur métier, mais à cela s’ajoute l’impact de la variable organisationnelle, à savoir la direction, le type d’activité de l’unité dans laquelle ils travaillent.
Pour comprendre les interactions entre l’élaboration des représentations sociales sur le devenir de l’entreprise et des situations réelles, il faut regarder comment les différents secteurs d’activité sont confrontés aux changements…
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