[225] Maître et disciple
- Par Jean Baechler
Pages 585 à 592
Citer ce chapitre
- BAECHLER, Jean,
- BAECHLER, Jean,
- Textes rassemblés, annotés et introduits par ESCUDIER, Alexandre,
- Baechler, Jean.
- Baechler, J.
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- BAECHLER, Jean,
- BAECHLER, Jean,
- Textes rassemblés, annotés et introduits par ESCUDIER, Alexandre,
Notes
-
[1]
Paru in Commentaire, n° 28-29, 1985, p. 62-66 (rédaction : 17 avril 1984) [NdÉ].
-
[2]
N.d.l.r. : « Bien plus, l’autorité de ceux qui font profession d’enseigner est en général nuisible à ceux qui veulent apprendre. Ils cessent en effet d’employer leur jugement : ils tiennent pour concluant le jugement de celui qu’ils approuvent. »
Curieusement, Raymond Aron a peu insisté dans ses Mémoires sur deux aspects de ses activités multiformes : l’enseignement et l’édition. Pourtant, il fut, pendant environ un quart de siècle et en compagnie de Manès Sperber, directeur de collection chez Calmann-Lévy. De cette direction très éclairée sortit « Liberté de l’Esprit », qui maintint, pendant la traversée du désert intellectuel, la tradition que visait le titre. Qui plus est, la collection acquit avec le temps, auprès des libraires et du public, une existence indépendante des titres qui la composaient. L’exploit mérite d’être souligné, même si peu de gens sont à même d’apprécier la qualité très subtile du succès ou de l’échec d’un directeur de collection.
Je n’ai jamais connu Raymond Aron en tant que professeur à la Sorbonne. Je ne pris contact avec lui, très fugitivement, pendant la brève période qui sépara la fin de mes études de mon départ au service militaire, que pour lui soumettre un sujet de thèse – sur le Devenir –, qu’il eut la bonté de trouver saugrenu. Je m’étais adressé à lui comme à l’auteur de l’Introduction à la philosophie de l’histoire. En ce temps-là, du moins en ce qui me concerne, la séparation entre les disciplines était assez prononcée pour qu’entre l’histoire et la sociologie la communication fût très exactement nulle et que je ne connusse rien d’autre de son œuvre. Je repris contact avec lui deux ans plus tard, au retour du service militaire, en 1964. Comme j’étais professeur au lycée du Mans et que je montais fort rarement à Paris, mes rapports avec Raymond Aron ne devinrent plus étroits qu’après mon entrée au CNRS en 1966…
Date de mise en ligne : 16/10/2025
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