140. Des institutions démocratiques pour l’Afrique
- Par Jean Baechler
- et Alexandre Escudier
Pages 583 à 605
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- BAECHLER, Jean
- et ESCUDIER, Alexandre,
- Baechler, Jean.
- et al.
- Baechler, J.
- et Escudier, A.
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- Baechler, J.
- et Escudier, A.
- Baechler, Jean.
- et al.
- BAECHLER, Jean
- et ESCUDIER, Alexandre,
La démocratie est à l’ordre du jour. Ne peuvent s’en étonner que ceux pour qui est venue comme une surprise la faillite générale et souvent tragique, dans tous les domaines y compris militaires, des régimes totalitaires et autoritaires.
La démocratie apparaît comme le recours, parce qu’il n’y en a pas d’autre et que l’exemple embelli de l’Occident a fini malgré tout par faire entrer dans les têtes idéologisées l’idée évidente que la modernité est une variable dépendante de la démocratie politique, et non l’inverse, comme a prétendu nous en convaincre une tradition née au xixe siècle.
Trois positions théoriques sont possibles pour tous ceux qui voudraient instaurer des démocraties sur les ruines des autres régimes. Une première, courante en Occident et tout particulièrement aux États-Unis, considère que la démocratie est une invention de l’Europe et de l’Occident, au même titre que la science, la technique et l’industrie. Il suffit de reproduire à l’identique des institutions politiques qui ont eu d’aussi heureux résultats depuis deux ou trois siècles. Cette « vision rationaliste » dans la bonne tradition des Lumières se heurte aux expériences multiples de transplantations manquées. L’Amérique latine libérée de l’Espagne et du Portugal au début du xixe siècle a copié scrupuleusement l’Europe et les États-Unis, comme l’Afrique a cherché à imiter scrupuleusement la France et la Grande Bretagne dans les années 1960. Ni ici, ni là, les résultats n’ont été convaincants, pour dire le moins…
Date de mise en ligne : 01/07/2025
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