III. « Jean Ricardou » : écrits, théorie
Pages 59 à 74
Citer ce chapitre
- TOURNIÈRE, Jean-Christophe,
- CALLE-GRUBER, Mireille,
- AVELOT, Marc
- et TRONCHET, Gilles,
- Tournière, Jean-Christophe.
- Tournière, J.-C.
- M. Calle-Gruber,
- M. Avelot
- et G. Tronchet
https://doi.org/10.3917/herm.calle.2020.01.0059
Citer ce chapitre
- Tournière, J.-C.
- M. Calle-Gruber,
- M. Avelot
- et G. Tronchet
- Tournière, Jean-Christophe.
- TOURNIÈRE, Jean-Christophe,
- CALLE-GRUBER, Mireille,
- AVELOT, Marc
- et TRONCHET, Gilles,
https://doi.org/10.3917/herm.calle.2020.01.0059
Notes
-
[1]
Il est possible de se faire une idée de cette discipline en consultant, notamment, Un aperçu de la textique de Gilles Tronchet, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2012.
-
[2]
Dans les écrits de théorie de « JR », il s’opère une distinction entre auteur et scripteur. Or cette distinction est problématique dans la mesure où la définition textique qu’ils attribuent au concept de scripteur (« tout agent accomplissant des opérations d’écriture ») est si générale qu’elle englobe aussi bien ce que « JR » nomme auteur. Il y aurait donc une cohérence, au sein de la textique, à penser l’auteur en tant que scripteur particulier, et donc sous le concept de scripteur appropriateur.
-
[3]
Paru dans le volume Ateliers d’écriture, colloque de Cerisy, Grenoble, L’Atelier du Texte (Ceditel), 1993, p. 7-22, et dans le recueil des contributions de Jean Ricardou à des colloques de Cerisy intitulé Du Nouveau Roman à la Textique, Conférences à Cerisy (1964-2015), Paris, Hermann, 2018, p. 261-272.
-
[4]
Paru dans le volume dirigé par Pierre Bazantay, Christelle Reggiani et Hermes Salceda Roussel : hier, aujourd’hui, colloque de Cerisy, Rennes, PU de Rennes, 2014, p. 55-74, et dans ledit recueil Du Nouveau Roman à la Textique, op. cit., p. 539-557.
-
[5]
« Avec le Nouveau Roman, le récit est en procès : il subit à la fois une mise en marche, et une mise en cause. » (Jean Ricardou, Le Nouveau Roman, Paris, Seuil, coll. « Écrivains de toujours », 1973, p. 43).
-
[6]
La bibliographie des écrits de « JR » établie par lui-même (mais qui ne mentionne ni le massif théorique Intellection textique, ni ses fiches cortextiennes, ni ses contributions semtextiennes) est consultable sur deux sites web : le site <textique.org> (<textique.org/page/j.r.>) à l’élaboration duquel il a contribué dans certaines desdites fiches ; et le site <jeanricardou.org> (<jeanricardou.org/bibliographie-generale/>) qui semble s’être attaché à faire ce que « Jean Ricardou » s’est précisément appliqué à… ne pas faire, à savoir reproduire ce qu’il nomma la « sempiternelle idéologie d’Auteur », tel site, notamment avec la section « Chronologie » (qui déploie une mythifiante « Biographie »), se trouvant placer un travail opérant la ferme critique de cette idéologie à l’… intérieur même de cette idéologie, bref concourir à ce qui prend le nom de récupération.
-
[7]
Ces deux phrases introduisent La logique de la découverte scientifique de Karl Popper, Paris, Payot, 1968, p. 23.
-
[8]
La phrase de l’illustration 07 est extraite de l’écrit intitulé Le capital de Karl Marx, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 1985, p. 222.
-
[9]
Ce passage est extrait de l’étude intitulée Figures 1 de Gérard Genette (Paris, Seuil, coll. « Points », 1976 [1966], p. 253) dont il sied de préciser qu’il cite une phrase, non point de Tel Quel en tant que nom de la défunte revue qui jadis le porta, mais bien de Tel Quel en tant que titre d’un livre de Paul Valéry.
-
[10]
Jean Ricardou, Grivèlerie, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2012, p. 20.
-
[11]
À noter que, une citation demandant toujours un acte de foi du lecteur en l’écrit citant (puisque l’écrit d’origine, sauf à le « scanner », n’est la plupart du temps jamais reproduit comme tel), ce lecteur ne sera jamais assez encouragé à systématiquement contrôler, geste qui lui réservera souvent des surprises, la justesse des citations qui, un peu partout, lui sont données à lire.
-
[12]
Alain Robbe-Grillet, Pour un Nouveau Roman, Paris, Minuit, 1961, p. 32.
-
[13]
Jean Ricardou, Intelligibilité structurale du trait, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2012, p. 30-31.
Après avoir indiqué le nom du domaine qui lui fournit sa méthode, le présent exposé s’attachera à expliciter ce qui précède son commencement, à savoir son titre.
S’agissant du domaine qui outille cet exposé, il est celui qui porte le nom de textique, c’est-à-dire, au plus sommaire, la discipline initiée par « Jean Ricardou » ayant pour objectif d’élaborer une théorie des structures de l’écrit et des opérations de l’écriture.
S’agissant du titre qui désigne cet exposé, il peut être éclairci en focalisant l’attention sur chacun de ses trois éléments.
L’un de ces éléments est le vocable « écrits ».
Si est entendu par écrit tout ensemble de zones différenciées, représentatives ou non, formant les parties d’un tout plus ou moins cohérent et plus ou moins volumineux, une pluralité d’écrits constitue donc un ensemble formé d’au moins deux écrits dès lors qu’ils se trouvent associés, cet ensemble pouvant recevoir le nom d’interscrit.
Un autre élément du titre, le premier, est le nom de « Jean Ricardou ».
Sitôt qu’apparaît le nom de « Jean Ricardou » (qui sera, ensuite, souvent abrégé par ses initiales « JR »), il est permis de concevoir l’idée de quelque « homme » ayant commis un certain nombre d’écrits, soit un certain interscrit.Or, s’agissant d’évaluer le rapport qui lie un « homme » ou une « femme » aux écrits qu’il ou elle a produits, il pourrait bien être utile de faire appel à un trio de concepts avisés par la textique.
Le premier, unificateu…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
18,59 €
Acheter ce chapitre
5,00 €