Conclusion
Pages 225 à 228
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- GUILLARMÉ, Jean-Jacques,
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- Guillarmé, J.-J.
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Notre monde global se transforme, et les aides spécialisées dans l’école doivent s’enrichir et s’adapter à de nouvelles réalités. Consolidant, autant que faire se peut, l’élève dans l’élève, ces aides ont d’abord, on le sait, favorisé le rattrapage. La méthode était simple : multiplier et répéter les exercices scolaires avec les élèves les plus lents ou les plus « excentriques » et, pour le reste, s’interroger collectivement sur les contenus d’enseignement et sur les apprentissages différenciés des enfants. Cette démarche persiste actuellement : elle a pour nom « Programme personnalisé de réussite éducative » (PPRE), « Projet personnalisé d’aide et de progrès » (PPAP) et « socle commun de connaissances ». Elle conduit d’ailleurs aujourd’hui parfois, hors l’école, à une médicalisation paradoxale du rattrapage et à une commercialisation de moins en moins discrète de la « mise à niveau » des savoirs, au sein d’un processus de marchandisation progressive des aides à la personne. Goûter de l’enfant, bain tiède, soutien scolaire, dîner bien chaud, la séquence devient ainsi publicitaire. « Mesdames, Messieurs, profitez de l’aubaine : payable à la commande, la somme est pour moitié déductible de vos impôts ! ». Heureuse situation, qui exonère désormais le parent de tout souci scolaire le soir pour sa progéniture et vise à lui donner pour quelques pièces l’illusion redoutable qu’il « investit » dans ses études, alors qu’il paye seulement son propre renoncement.La seconde période de l’aide spécialisée, en saisissant à pleines mains et parfois rude désir l’inconscient du sujet, du parent et du maître, a contribué tout au contraire à confronter l’enfant à…
Date de mise en ligne : 01/04/2012
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