2. Qui finance l’éducation ?
Pages 36 à 52
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- PAUL, Jean-Jacques,
- Paul, Jean-Jacques.
- Paul, J.-J.
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- Paul, J.-J.
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Le financement de l’éducation n’est pas une question triviale, à laquelle l’économiste devrait répondre d’emblée que le droit à l’éducation suppose sa prise en charge intégrale par la collectivité. En dehors du fait que le financement public peut être opéré par différents agents (comme le ministère de l’Éducation nationale ou les collectivités locales), il n’impose pas d’emblée que l’éducation soit dispensée par un établissement public. Ainsi, l’État peut fournir aux parents des « vouchers », ou bons d’éducation, pour envoyer leur enfant dans l’école de leur choix, qu’elle soit publique ou privée. Le prix Nobel d’économie Milton Friedman est à l’origine de cette idée. Si ce système reste officiellement peu pratiqué en Europe (le système français de conventionnement de l’enseignement privé et de versement d’un forfait par élève ne s’en rapproche-t-il pas ?), le Chili ou certains États des États-Unis y recourent.
Le financement public et l’école publique ne vont donc pas de soi et s’inscrivent dans un contexte historique lié à une dominante philosophique et un rapport de forces entre groupes sociaux déterminés. Mais quels outils analytiques l’économie de l’éducation met-elle en œuvre pour traiter de telles questions ?
Dans ce chapitre, nous considérerons tout d’abord le financement de l’éducation en France en nous intéressant à l’évolution de la part des différents financeurs. Puis nous examinerons les différents modèles de financement dans le monde, avant de nous consacrer à la discussion de la problématique spécifique du financement de l’enseignement supérieur…
Date de mise en ligne : 20/05/2022
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