XI. Une économie prospère dans un océan d’auto-subsistance
- Par Ahmed Henni
Pages 145 à 174
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- HENNI, Ahmed,
- Henni, Ahmed.
- Henni, A.
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Notes
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[168]
Charles Natte, Projet d’établissement d’une ferme-village à Tipasa (Algérie), Senès, Marseille, 1854.
Louis de Baudicour, Histoire de la colonisation de l’Algérie, Paris, Challamel, 1860.
Gaston Ferrand, La colonisation militaire du maréchal Bugeaud 1841-1847, Larose, Paris, 1909.
Henri Lemoine, Les Colonies agricoles de l’Algérie (1848-1851), Paris, 1931. -
[169]
Louis Lebeau, L’agriculture algérienne, Alger, 1954, p. 28.
-
[170]
Georges Catroux, L’agriculture algérienne, Lahure, Paris 1939, p. 221. Voir aussi la structure (analogue) que donne Robert P. in Les agrumes dans le monde et le développement de leur culture en Algérie, Société d’éditions techniques coloniales, Paris, 1947.
-
[171]
Nouvelle revue de l ’économie contemporaine, 1954, n° 50.
-
[172]
En particulier celle d’Arghiri Emmanuel, in L’échange inégal, Maspéro, Paris, 1969.
-
[173]
Exemple de Jacques Marseille in Empire colonial et capitalisme français…, op. cit.
-
[174]
Les historiens « cartiéristes » n’ont jamais évalué ces dépenses militaires laissant ainsi presque sous-entendre comme le publiciste Raymond Cartier, qui, lui, est excusable, que les transferts monétaires de la métropole vers les colonies bénéficiaient à ces colonies. D’autre part, aucune recherche n’a été effectuée pour évaluer les taxes perçues par le Trésor français et générées grâce à la possession de colonies.
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[175]
L’historien André Nouschi note que « les fêtes du Centenaire célébrées avec faste sont le champ d’un cygne dont personne ne comprend qu’il est à bout de souffle », in L’Algérie amère…, op. cit., p. 125.
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[176]
Cf. l’arrêt dans l’affaire Bouguedra à Rio Salado, 1914, et Michel Meyer, Le régime des eaux en Algérie, Blida, 1953.
-
[177]
Série Études, n° 32, nov. 1967, pp. 106-108.
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[178]
Ces données assimilent l’emploi non-agricole à un emploi urbain, ce qui est une approximation, puisque dans le moindre village colonial il existe des employés de mairie, des instituteurs, des garçons de café, employés de maison, etc. Cette approximation est opérée ici uniquement pour donner une idée des tensions pouvant exister sur le marché de l’emploi dans les deux catégories de population.
-
[179]
Voir pour un cas exemplaire : Camille Brunel, La Question indigène en Algérie. L’affaire de Marguerite devant la cour d’assises de l’Hérault, Challamel, Paris, 1906.
-
[180]
Annales africaines, 13 février 1914.
-
[181]
Délégations financières, 14 juin 1924.
-
[182]
Gastu M., Agriculture de Constantine, janvier 1929.
-
[183]
Montpellier, 1960.
-
[184]
Galtier, ibid., p. 196.
-
[185]
Jacques Marseille, Empire colonial et capitalisme français, op. cit., p. 199.
-
[186]
F.A.O., Projet de développement méditerranéen (1954), p. 21.
-
[187]
Jacques Marseille, Empire colonial et capitalisme français, op. cit., p. 129.
-
[188]
décoré par le Maréchal.
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[189]
dont le minotier Duroux est co-propriétaire.
-
[190]
Ahmed Henni, La Banque et le Khammès, in Le Cheikh et le Patron, OPU, Alger, 1993.
-
[191]
Jacques Marseille, Empire colonial et capitalisme français, op. cit., p. 68.
-
[192]
Ibid., p. 88.
-
[193]
André Nouschi, L’Algérie amère, op. cit., p. 73.
-
[194]
Ibid., p. 88.
-
[195]
Ibid., p. 15.
-
[196]
Au service de l’industrialisation de l’Algérie, p. 53.
-
[197]
Jean Pelletier, Alger 1955. Essai d’une géographie sociale, Les belles lettres, Paris, 1959.
-
[198]
André Nouschi, Les armes retournées. Colonisation et décolonisation françaises, Belin, Paris, 2005, pp. 274-277.
-
[199]
On s’est posé en Algérie indépendante la question de savoir qui étaient les rats encerclant les personnages européens de La Peste. Voir aussi le film célèbre Pépé le moko (1936).
-
[200]
Charles-Robert Ageron, Politiques coloniales au Maghreb, Paris, PUF, 1973 et Annie Rey-Goldzeiguer, Le Royaume arabe, op. cit.
L’économie de l’Algérie durant la colonisation présente trois phases
distinctes :
1. Jusqu’à la fin du Second Empire, une présence européenne – de
Français venus de France – qui, lorsqu’elle n’est pas spéculative sur les
opérations foncières et menée par des financiers aventureux (les « bandes
noires »), consiste en militaires absorbés par leurs campagnes de conquête
du territoire et en petits colons concessionnaires de lots attribués par
l’Administration. Ceux-ci, utilisant les mêmes techniques culturales que
les natifs, vivotent en s’intégrant au système d’approvisionnement des
armées (vente de grains, paille, fourrages, etc.). On ne peut parler, durant
cette période, d’une économie propre aux colons.
L’exploitation modèle serait de 30 ha, consacrés principalement à la
culture de céréales et la production de fourrage. Le mode de faire valoir
est l’assolement biennal copié sur les natifs ou triennal faisant alterner
blé, orge et fourrage. Le revenu net est médiocre : 100 q environ.
Mais, durant cette première phase, des mécanismes se sont mis en
place qui démultiplieront la dynamique coloniale d’après 1870-80 :
Constitution de vastes réserves foncières aux mains de la puissance
coloniale (au détriment des natifs) qui serviront de base matérielle au
développement d’une agriculture coloniale florissante ;
Mise en place d’un embryon de système de crédit – la Banque
d’Algérie est créée en 1851 ;À la même date, réaménagement du tarif douanier français
qui permet aux produits coloniaux d’entrer librement sur le marché
métropolitain …
Date de mise en ligne : 25/03/2022
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