Chapitre d’ouvrage

Le seizième siècle

Pages 32 à 50

Citer ce chapitre


  • Stalloni, Y.
  • et Bergez, D.
(2025). Le seizième siècle. Écoles et courants littéraires (p. 32-50). Armand Colin. https://shs.cairn.info/ecoles-et-courants-litteraires--9782200641184-page-32?lang=fr.

  • Stalloni, Yves.
  • et al.
« Le seizième siècle ». Écoles et courants littéraires, Armand Colin, 2025. p.32-50. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ecoles-et-courants-litteraires--9782200641184-page-32?lang=fr.

  • STALLONI, Yves
  • et BERGEZ, Daniel,
2025. Le seizième siècle. In : Écoles et courants littéraires. Paris : Armand Colin. Cursus, p.32-50. URL : https://shs.cairn.info/ecoles-et-courants-litteraires--9782200641184-page-32?lang=fr.

Notes

  • [1]
      Yvonne Bellenger, Op. Cit., p. 59.

Contrairement à certains autres mouvements littéraires, la Pléiade est une école assez facile à dater, à partir du milieu du xvie siècle en s’arrêtant à une date, 1549, parution de la Défense et illustration de la langue française de Joachim Du Bellay. Mais si la naissance du mouvement est aisée à établir, sa gestation est cependant plus diffuse et liée à des sources diverses.L’École lyonnaise. Le début du xvie siècle se caractérise, en France, par une authentique effervescence poétique. Après l’expérience, souvent abusivement dévalorisée, des « Grands Rhétoriqueurs » (Pierre Fabri, Georges Chastelain, Jean Meschinot, Jean Molinet, Guillaume Crétin), et la production abondante et contestée d’un virtuose indépendant, Clément Marot, puis celle de son disciple, Mellin de Saint-Gellais, c’est à Lyon que se développe, à partir de 1530, un actif foyer de poésie regroupé autour de Maurice Scève. Ce disciple et continuateur de Pétrarque, auteur de Délie, recueil de 449 dizains, attire auprès de lui divers compagnons (Guillaume Des Autels, Pontus de Tyard) et favorise la poésie féminine dans sa ville : Louise Labé, Pernette du Guillet et ses deux propres sœurs, Claudine et Jeanne.Louise Labé, surnommée « la Belle Cordière » (car mariée à un fabriquant de cordes) nous laisse une poésie délicate où il est question essentiellement du mal d’amour ; elle anima dans sa ville un salon littéraire. Il peut paraître excessif de parler, comme on a l’habitude de le faire, d’« École lyonnaise », mais ce foyer provincial dans une ville particulièrement ouverte aux échanges, à la diplomatie et à l’art marque une étape importante dans l’histoire littéraire du temps …


Date de mise en ligne : 12/08/2025

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