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Chapitre IV. Le Drancy français de la Solution finale (juillet 1942-juillet 1943)

Pages 79 à 152

Citer ce chapitre


  • Poznanski, R.,
  • Peschanski, D.
  • et Pouvreau, B.
(2025). Chapitre IV. Le Drancy français de la Solution finale (juillet 1942-juillet 1943) Drancy, un camp en France (p. 79-152). Flammarion. https://shs.cairn.info/drancy-un-camp-en-france--9782080486103-page-79?lang=fr.

  • Poznanski, Renée.,
  • et al.
« Chapitre IV. Le Drancy français de la Solution finale (juillet 1942-juillet 1943) ». Drancy, un camp en France, Flammarion, 2025. p.79-152. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/drancy-un-camp-en-france--9782080486103-page-79?lang=fr.

  • POZNANSKI, Renée,
  • PESCHANSKI, Denis
  • et POUVREAU, Benoît,
2025. Chapitre IV. Le Drancy français de la Solution finale (juillet 1942-juillet 1943) In : Drancy, un camp en France. Paris : Flammarion. Champs, p.79-152. URL : https://shs.cairn.info/drancy-un-camp-en-france--9782080486103-page-79?lang=fr.

Difficile de trouver carte plus parlante ! Nous sommes en août 1942. La ligne de démarcation sépare toujours une zone occupée et une zone dite libre.
La centralité de Drancy est signalée par la convergence des convois : ce camp est devenu le lieu de transit pour les Juifs de France promis à la déportation. Il a donc changé de statut. Les camps d’internement en général acquièrent dès lors une nouvelle fonction, qui prend souvent le pas sur la précédente : destinés à l’exclusion, ils sont devenus des lieux de rassemblement et de transfert pour la mise en œuvre de la Solution finale. Les flèches venant du sud signent la participation de Vichy à ce processus. Un seul chiffre suffira : 10 000 Juifs ont été livrés par Vichy entre août et novembre 1942, soit avant même l’entrée des troupes allemandes en zone sud. Voilà qui exige des explications sur les stratégies allemande et française.
Parler de la « stratégie allemande » au singulier est toujours compliqué.
On a vu que les points de vue et les moteurs de l’action pouvaient varier d’un service à l’autre, d’un homme à l’autre. Pour autant le schéma d’ensemble était bien commun. Jusque-là, l’occupant s’était fixé deux priorités absolues : assurer la sécurité des troupes d’occupation et organiser la ponction des richesses du pays. Drancy était concerné sur ces deux plans : le vol des biens dans le cadre de l’aryanisation qui toucha les déportés – futurs ou potentiels – s’inscrivait directement dans le second de ces objectifs, tandis que la transformation, à l’automne 1941 et au printemps 1942, du « camp des Juifs » en réserve à otages relevait du premier…


Date de mise en ligne : 26/05/2026

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