Pourquoi rêve-t-on ?
En proposant un modèle structuré sur le rêve comme « voie royale d’accès à l’inconscient », Freud a apporté une avancée majeure pour comprendre le mécanisme onirique et le relier au fonctionnement d’ensemble de l’appareil psychique. Pourtant, la théorie freudienne du rêve a rencontré très tôt de nombreuses critiques. À partir du milieu du XXe siècle, deux courants ont contesté son hégémonie sur l’objet-rêve: la neurobiologie et la sociologie.
Tout le monde rêve. Toutes les nuits. Et partout dans le monde. Certains affirment même qu’on passerait jusqu’à 25 % de notre vie à rêver. Pourtant, les processus du rêve restent très incompris. Si bien que sur l’une des plus grandes énigmes de l’humanité, les questions restent ouvertes : comment se fabrique un rêve ? Quelle est sa signification ? Quelle est sa fonction pour le rêveur ?
Depuis l’Antiquité, les théories du rêve se succèdent pour tenter de déchiffrer l’indéchiffrable. Organisées d’abord à partir des croyances religieuses ou symboliques (comme chez Artémidore de Daldis, au Ier siècle avant J.C, auteur de La Clé des songes), elles ont endossé à l’époque moderne une ambition scientifique. Parmi elles, la psychanalyse a connu la postérité la plus célèbre. En proposant un modèle structuré sur le rêve comme « voie royale d’accès à l’inconscient », Freud a apporté une avancée majeure pour comprendre le mécanisme onirique et le relier au fonctionnement d’ensemble de l’appareil psychique.
Pourtant, la théorie freudienne du rêve a rencontré très tôt de nombreuses critiques. À partir du milieu du XXe siècle, deux courants ont contesté son hégémonie sur l’objet-rêve. La neurobiologie, d’un côté, dont les apports ont invalidé la psychanalyse dans un premier temps avant d’en confirmer récemment certaines observations. La sociologie, de l’autre, qui a insisté sur la dimension sociale, culturelle et anthropologique du rêve. En affirmant qu’on ne rêve pas de la même chose selon qu’on est à Paris ou en Australie, un homme ou une femme, jeune ou âgé, etc…