Chapitre d’ouvrage

Dispositifs psychothérapeutiques au sein d’un service de médecine lourde

Pages 267 à 294

Citer ce chapitre


  • Riazuelo, H.
(2021). Dispositifs psychothérapeutiques au sein d’un service de médecine lourde. Dans
  • M. Gargiulo,
  • S. Korff-Sausse
  • et R. Scelles
Dispositifs psychothérapeutiques : maladies graves et handicaps : Une nécessaire créativité (p. 267-294). érès. https://doi.org/10.3917/eres.gargi.2021.01.0267.

  • Riazuelo, Hélène.
« Dispositifs psychothérapeutiques au sein d’un service de médecine lourde ». Dispositifs psychothérapeutiques : maladies graves et handicaps Une nécessaire créativité, érès, 2021. p.267-294. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/dispositifs-psychotherapeutiques-maladies-graves--9782749271002-page-267?lang=fr.

  • RIAZUELO, Hélène,
2021. Dispositifs psychothérapeutiques au sein d’un service de médecine lourde. In :
  • GARGIULO, Marcela,
  • KORFF-SAUSSE, Simone
  • et SCELLES, Régine,
Dispositifs psychothérapeutiques : maladies graves et handicaps Une nécessaire créativité. Toulouse : érès. Connaissances de la diversité, p.267-294. DOI : 10.3917/eres.gargi.2021.01.0267. URL : https://shs.cairn.info/dispositifs-psychotherapeutiques-maladies-graves--9782749271002-page-267?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.gargi.2021.01.0267


Notes

  • [1]
    Par traumatisme, je m’appuie sur la définition qu’en donne Freud : « Le traumatisme est une expérience d’absence de secours dans les parties du moi qui doivent faire face à une accumulation d’excitation, qu’elle soit d’origine externe ou interne, et qu’il ne peut maîtriser » (Freud, 1926, p. 97).
  • [2]
    Hémodialyse en centre, à domicile, en autodialyse et trois fois par semaine, en quotidienne ou encore en longue nocturne.
  • [3]
    Les associations de patients participent beaucoup à l’évolution de certaines terminologies.
  • [4]
    Dans la réalité, la peau du patient dialysé se fragilise avec les années.
  • [5]
    Il y a des réunions pluridisciplinaires dans les différents services. Elles peuvent être hebdomadaires comme dans le service d’hospitalisation, ou avoir lieu tous les quinze jours comme en centre.
  • [6]
    A. Béchu, doctorante de l’ea 4430 et psychologue clinicienne, effectue actuellement une thèse sur les soignants face à la mort. Certaines réflexions que nous avons régulièrement ensemble se retrouvent dans ces lignes.
  • [7]
    À nouveau, soigner en néphrologie ce n’est pas guérir une personne de la maladie, c’est lui permettre de survivre.
  • [8]
    Avec le Réseau international des psychologues en néphrologie, nous souhaitons écrire un nouveau livre pour les plus grands et un autre (un manga) à destination des adolescents.

« On ne s’en rend pas toujours compte, tant son travail est silencieux, mais le rein est un organe essentiel, et quand il ne fonctionne plus, qu’on est, comme moi, en insuffisance rénale aiguë, toutes les autres fonctions sont en détresse : si on ne fait rien, on meurt empoisonné » (Rheims, 2019, p. 18). Nathalie Rheims, écrivain, raconte sa maladie dans Les reins et les cœurs. Ses mots explicitent avec justesse la maladie et, ici, la maladie rénale chronique.
Les patients souffrent d’une maladie chronique et mortelle suite à la perte de la fonction vitale assurée par le rein. Comme alternative, ces malades, y compris les plus jeunes, n’ont pas d’autres choix que la dialyse, la greffe ou la mort. Ils se trouvent alors dans la situation de survivants, et certains parmi eux présentent des états traumatiques extrêmes, soit épisodiquement, soit chroniquement. Face à la machine de dialyse, un rein artificiel, nécessaire trois fois par semaine, le terme de « chronique » prend tout son sens. Les désorganisations somatiques sont graves, le corps et la psyché peuvent se cliver. Le patient est confronté à son corps dans tout ce qu’il a d’organique, et à la perte pour une part de ce qui vient le libidinaliser. Régulièrement, une carence d’affects s’observe chez certains patients, ainsi qu’une modification de la trame représentationnelle (au sens de Green). La pensée est régulièrement sidérée par le poids de la réalité. Il s’agit d’une « clinique du réel » (Raimbault, 1982), d’une « clinique de l’extrême » (Pommier et Scelles, 2011, entre autres), selon les auteurs…


Date de mise en ligne : 26/08/2021

https://doi.org/10.3917/eres.gargi.2021.01.0267

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