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Chapitre 5. Au défi de l’État : le rôle des paradiplomaties en Europe

Pages 155 à 191

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  • Badel, L.
(2021). Chapitre 5. Au défi de l’État : le rôle des paradiplomaties en Europe. Diplomaties européennes : XIXe-XXIe siècle (p. 155-191). Presses de Sciences Po. https://shs.cairn.info/diplomaties-europeennes--9782724626902-page-155?lang=fr.

  • Badel, Laurence.
« Chapitre 5. Au défi de l’État : le rôle des paradiplomaties en Europe ». Diplomaties européennes XIXe-XXIe siècle, Presses de Sciences Po, 2021. p.155-191. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/diplomaties-europeennes--9782724626902-page-155?lang=fr.

  • BADEL, Laurence,
2021. Chapitre 5. Au défi de l’État : le rôle des paradiplomaties en Europe. In : Diplomaties européennes XIXe-XXIe siècle. Paris : Presses de Sciences Po. Académique, p.155-191. URL : https://shs.cairn.info/diplomaties-europeennes--9782724626902-page-155?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Birte Wassenberg, « La diplomatie territoriale », art. cité.
  • [2]
    Ibid.
  • [3]
    Martin Nagelschmidt, « Les relations internationales des Länder allemands et l’évolution du système fédéral dans l’Union européenne : le cas du Bade-Wurtemberg », Études internationales, 30 (4), 1999, p. 679-699.
  • [4]
    Walter Leisner, « À propos de la répartition des compétences en matière de conclusion des traités dans la République fédérale d’Allemagne », Annuaire français de droit international, 6, 1960, p. 291-312.
  • [5]
    Philippe Gautier, « Le régime des traités dans l’État fédéral », Revue belge de droit international, 1, 1994, p. 31-57, ici p. 37-38.
  • [6]
    Merci à Birte Wassenberg d’avoir attiré notre attention sur cette loi.
  • [7]
    Étienne Bassot, « Le Comité des régions. Régions françaises et Länder allemands face à un nouvel organe communautaire », Revue du Marché commun et de l’Union européenne, 371, septembre-octobre 1993 ; Muriel Rambour, « L’Europe, menace ou tremplin pour les régions ? », dans Marie-Thérèse Bitsch (dir.), Le Fait régional et la construction européenne, Bruxelles, Bruylant, 2003, p. 235-252.
  • [8]
    Renaud Payre et Mili Spahic, « Le tout petit monde des politiques urbaines européennes. Réseaux de villes et métiers urbains de l’Europe : le cas du CCRE et d’Eurocities », Pôle Sud, 37 (2), 2012, p. 117-137, ici p. 121-124 ; Olivier Costa, « Les représentants des entités infra-étatiques auprès de l’Union. Processus de professionnalisation diversifiés et intérêts communs », dans Didier Georgakakis (dir.), Les Métiers de l’Europe politique, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2002.
  • [9]
    Renaud Payre et Mili Spahic, « Le tout petit monde des politiques urbaines européennes », art. cité, p. 130.
  • [10]
    Cyril Trépier, « L’indépendance de la Catalogne, un débat européen d’abord politique », L’Espace politique [en ligne], 21 (3), 2013, mis en ligne le 17 décembre 2013, page consultée le 25 novembre 2019.
  • [11]
    Michel Huysseune et Theo Jans, « Bruxelles, capitale de l’Europe des régions ? », Brussels Studies [en ligne], 16, mis en ligne le 25 février 2008, page consultée le 25 novembre 2019.
  • [12]
    Martial Libera, « Les jumelages économiques franco-allemands. Le cas des chambres de commerce et d’industrie de Colmar et Fribourg-en-Brisgau », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, 49 (1), 2017, p. 209-222.
  • [13]
    Corine Defrance, Tanja Herrmann et Pia Nordblom (Hrsg.), Städtepartnerschaften in Europa im 20. Jahrhundert, Göttingen, Wallstein, 2020.
  • [14]
    Cité par Léa Sebbab, « L’action internationale de la ville de Paris (1956-1995) », mémoire de master d’histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, juin 2019, p. 45.
  • [15]
    Saskia Sassen, The Global City : New York, London, Tokyo, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 2001, p. 3-4 : « Beyond their long history as centers for international trade and banking, these cities now function in four new ways : first, as highly concentrated command points in the organization of the world economy ; second, as key locations for finance and for specialized service firms, which have replaced manufacturing as the leading economic sectors ; third, as sites of production, including the production of innovations, in these leading industries ; and fourth, as markets for the products and innovations produced ».
  • [16]
    Yves Viltard, « Diplomatie des villes : collectivités territoriales et relations internationales », Politique étrangère, 3, automne 2010, p. 593-604, ici p. 598.
  • [17]
    Ainsi dans Benjamin Puybareau et Renaud Takam Talom, « Diplomaties sub-étatiques : régions, parlements et collectivités locales », art. cité.
  • [18]
    Léa Sebbab, « L’action internationale de la ville de Paris (1956-1995) », mémoire cité, p. 24-31.
  • [19]
    Laurent Joseph, « Le rôle des autorités locales dans la résolution des conflits et la construction de la paix », Mouvement communal, novembre 2008.
  • [20]
    Yves Viltard, « Diplomatie des villes… », art. cité, p. 594-596.
  • [21]
    Renaud Payre et Pierre-Yves Saunier, « Municipalités de tous pays, unissez-vous ! L’Union internationale des villes ou l’Internationale municipale (1913-1940) », Amministrare, 30 (1-2), 2000, p. 217-239 ; Oscar Gaspari, « Alle origine del movimento comunale europeo : dall’Union Internationale des Villes al Consiglio dei comuni d’Europa 1913-1953 », Memoria e ricerca, 1997.
  • [22]
    Laura Dumazert, « À l’origine de la francophonie institutionnelle. La création de l’Association internationale des maires francophones », Relations internationales, 174 (2), 2018, p. 125-141.
  • [23]
    http://www.eurocities.eu/eurocities/about_us/history, page consultée le 11 avril 2020.
  • [24]
    Birte Wassenberg, Histoire du Conseil de l’Europe (1949-2009), Bruxelles, Peter Lang, 2012, p. 276.
  • [25]
    Philippe Péjo, « La diplomatie parlementaire, actrice émergente de communications diplomatiques démocratisées », Hermès. La Revue, 81 (2), 2018, p. 73-81.
  • [26]
    Birte Wassenberg, Histoire du Conseil de l’Europe, op. cit., p. 370-371.
  • [27]
    Ibid., p. 375.
  • [28]
    Sandi E. Cooper, « Pacifism in France, 1889-1914 : International Peace as a Human Right », French Historical Studies, 17 (2), automne 1991, p. 359-386.
  • [29]
    Didier Maus, « Le cadre institutionnel de la diplomatie parlementaire », Parlement[s]. Revue d’histoire politique,17 (1), 2012, p. 14-36.
  • [30]
    La Diplomatie parlementaire. Colloque organisé sous la présidence de Raymond Forni et Christian Poncelet, Paris, Sénat, 2001, voir https://www.senat.fr/evenement/diplomatie/dossier.html
  • [31]
    Émilia Robin Hivert, « Les contacts parlementaires avec l’Est (1947-1958) : des relations tributaires de la guerre froide », Parlement[s]. Revue d’histoire politique, 17 (1), 2012, p. 37-49.
  • [32]
    Laurence Badel, Diplomatie et grands contrats, op. cit., p. 299.
  • [33]
    Birte Wassenberg et Sylvain Schirmann, « Culture politique et dynamiques du Parlement européen, 1979-1989 », Parlement européen, EPRS | Service de recherche du Parlement européen, 2019, p. 87-88.
  • [34]
    Fadi Kassem, « Le Parti socialiste français et le socialisme d’Europe du Sud dans les années 1970 : à la recherche d’un “compromis” eurosocialiste. Une nouvelle approche de l’histoire du Parti socialiste français (PSF) », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 119-120 (1-2), 2016, p. 11-16.
  • [35]
    Dorota Dakowska, « Des acteurs partisans dans la politique étrangère : les fondations politiques allemandes », Revue internationale et stratégique, 55 (3), 2004, p. 27-34 ; Patrik von zur Mühlen, Die internationale Arbeit der Friedrich-Ebert-Stiftung : von den Anfängen bis zum Ende des Ost-West-Konflikts, Bonn, Dietz, 2007, p. 7 ; Henning von Vieregge, Parteistiftungen : zur Rolle d. Konrad-Adenauer-, Friedrich-Ebert-, Friedrich-Naumann- u. Hanns-Seidel-Stiftung im polit. System d. Bundesrepublik Deutschland, Baden-Baden, Nomos, 1977.
  • [36]
    Manfred Glagow et Uwe Schimank, « Korporatistische Verwaltung : das Beispiel Entwicklungspolitik », Politische Vierteljahresschrift, 24 (3), 1983, p. 253-274.
  • [37]
    Cf. thèse d’histoire en cours de préparation de Kodzo Gozo, « Les ambivalences des relations germano-togolaises : entre mémoire, intérêts et partenariat d’égaux, 1960-1990 », Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/Humboldt-Universität zu Berlin, sous la co-direction de Laurence Badel et Andreas Eckert.
  • [38]
    Christoph Wagner, « Die offiziöse Außen- und Entwicklungspolitik der deutschen politischen Stiftungen in Lateinamerika », dans Manfred Mols et Christoph Wagner (Hrsg.), Deutschland, Lateinamerika. Geschichte, Gegenwart und Perspektiven, Francfort-sur-le-Main, Vervuert Verlag, 1994, p. 167-228.
  • [39]
    Pour l’Espagne, cf. Ramón Baeza Sanjuán, « Agregados laborales y acciôn exterior de la organizaciôn sindical española. Un conato de diplomacia paralela (1950-1962) », thèse d’histoire, Université Complutense de Madrid, sous la direction de Juan Carlos Pereira Castañares,1995.
  • [40]
    Thomas Medvetz, « Les think tanks aux États-Unis. L’émergence d’un sous-espace de production des savoirs », Actes de la recherche en sciences sociales, 176-177 (1-2), 2009, p. 82-93.
  • [41]
    Ludovic Tournès, « Entre soft power et société civile, un siècle de diplomatie philanthropique en Europe », dans Ludovic Tournès (dir.), L’Argent de l’influence, Paris, Autrement, 2010, p. 185-194.
  • [42]
    James Onley, « Britain’s Native Agents in Arabia and Persia in the Nineteenth Century », Comparative Studies of South Asia, Africa and the Middle East, 24 (1), 2004, p. 133.
  • [43]
    Kévin Wursthorn, « La Compagnie française des pétroles au Moyen-Orient : une diplomatie d’entreprise à l’avant-garde de la présence française dans les années 1950 », Relations internationales, 171 (3), 2017, p. 85-96.
  • [44]
    Simone Derix, « Gruppenbild mit Industrielandschaft : Wie Krupp die Bundesrepublik Deutschland bei Staatsbesuchen bebilderte », dans Johannes Paulmann (Hrsg.), Auswärtige Repräsentationen.Deutsche Kulturdiplomatie nach 1945, Cologne, Böhlau Verlag, 2005, p. 165-184.
  • [45]
    Laurence Badel, « Diplomatie économique, diplomatie d’entreprise », dans Thierry Balzacq, Frédéric Charillon et Frédéric Ramel (dir.), Manuel de diplomatie, op. cit., p. 243-261.
  • [46]
    Sergio Ristuccia, « Fondazioni », dans Enciclopedia delle scienze sociali, Rome, Treccani, 1994.
  • [47]
    Sabine Rozier, « Le mécénat culturel d’entreprise dans la France des années 1980-1990 : une affaire d’État », Genèses, 109 (4), 2017, p. 80-99.
  • [48]
    Léo Rivaud, « Collectionneurs d’art, mécènes et diplomates. Les nouveaux ambassadeurs de la France à l’étranger », mémoire de fin d’études, MRIAE, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
  • [49]
    RTL, « Bernard Arnault dévoile l’exposition “Icônes de l’art moderne, la collection Chtchoukine” », le 14 octobre 2016 : http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/bernard-arnault-devoile-l-exposition-icones-de-l-art-moderne-la-collection-chtchoukine-7785277948
  • [50]
    Jean-Michel Tobelem, « Le musée Guggenheim, entre économie et culture », dans Jean-Michel Tobelem (dir.), L’Arme de la culture. Les stratégies de la diplomatie culturelle non gouvernementale, Paris, L’Harmattan, 2007, p. 241-264.
  • [51]
    Alan Cassels, Mussolini’s Early Diplomacy, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 1970, p. 379.
  • [52]
    David Schoenbaum, La Révolution brune : la société allemande sous le IIIe Reich, Paris, Gallimard, 2000, p. 243.
  • [53]
    Karl-Dietrich Bracher, Hitler et la dictature allemande. Naissance, structure et conséquences du national-socialisme, Paris, Complexe, 1995.
  • [54]
    Yury Akimov, « Ascension et chute de la paradiplomatie identitaire des républiques nationales de la Fédération de Russie, du début des années 1990 au début des années 2000 », dans Birte Wassenberg et Marion Aballéa (dir.), La Diplomatie des collectivités territoriales des années 1980 à nos jours.Local and Regional Authorities as New Diplomatic Actors Since the 1980’s, Paris, L’Harmattan, 2019, p. 185-206.
  • [55]
    Laura Dumazert, « À l’origine de la francophonie institutionnelle », art. cité.
  • [56]
  • [57]
    Cité dans Judith Bonnin, Les Voyages de François Mitterrand. Le PS et le monde (1971-1981), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014, p. 223.
  • [58]
    Yann-Arzel Durelle-Marc, « Nature et origines du droit de pétition », Revue administrative, numéro spécial « L’individu face au pouvoir : les pétitions aux assemblées parlementaires », 2008, p. 47-60.
  • [59]
    Johannes Paulmann, « Reformer, Experten und Diplomaten : Grundlagen des Internationalismus im 19. Jahrhundert », dans Hillard von Thiessen et Christian Windler (Hrsg.), Akteure der Außenbeziehungen. Netzwerke und Interkulturalität im historischen Wandel, Cologne, Böhlau, 2010, p. 173-198.
  • [60]
    Sébastien Farré, « La Commission for Relief of Belgium : neutralité, action humanitaire et mobilisations civiles durant la Première Guerre mondiale », Relations internationales, 159 (3), 2014, p. 69-82, p. 70.
  • [61]
    Birte Wassenberg, « La place des ONG au Conseil de l’Europe de 1952 à nos jours », Relations internationales, 152 (4), 2012, p. 77-92.
  • [62]
    Commission européenne, « Un dialogue ouvert et structuré avec les groupes d’intérêt », COM, 2 décembre 1992. Cf. Hélène Michel, « La transparence dans l’Union européenne : réalisation de la bonne gouvernance et redéfinition de la démocratie », Revue française d’administration publique, 165 (1), 2018, p. 109-126.
  • [63]
    Marie Törnquist-Chesnier, « La table ronde de la Commission européenne sur l’accès aux médicaments anti-sida : un exemple original d’interaction entre ONG et instance internationale », Relations internationales, 152 (4), 2012, p. 93-103, ici p. 98.
  • [64]
    Heiner Hänggi, Ralf Roloff et Jürgen Rüland, Interregionalism and International Relations, Londres, Routledge, 2006 ; Mathew Doidge, The EU and Interregionalism. Patterns of Engagement, Farnham, Ashgate, 2011.
  • [65]
    Audrey Pageaut, « The Current Members of the European Round Table : A Transnational Club of Economic Elites », French Politics, 8 (3), 2010, p. 275-293 ; Maria Green Cowles, « L’ERT (European Round Table of Industrialists). Les grands industriels et la promotion du grand marché européen », dans Éric Bussière, Michel Dumoulin et Sylvain Schirmann (dir.), Milieux économiques et intégration européenne au xxe siècle. La relance des années quatre-vingt, Paris, CHEFF, 2007, p. 233-240.
  • [66]
    Céline Marie d’Avigneau, « Un dialogue interrégional inédit : genèse et débuts du Transatlantic Business Dialogue (TABD) », mémoire de master d’histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, juin 2016.
  • [67]
    Sur la genèse de l’AEBF, cf. Laurence Badel, « Interrégionalisme, rivalités économiques et cultures diplomatiques : une approche historique du processus Asie-Europe (ASEM) », dans Sebastian Santander (dir.), Concurrences régionales dans un monde multipolaire émergent, Bruxelles, PIE-Peter Lang, 2016.
  • [68]
    Anna Maria Smolinska (dir.), Droit international des relations diplomatiques et consulaires, Bruxelles, Bruylant, 2015, p. 227.
  • [69]
    Giovanni Barberini, L’Ostpolitik della Santa Sede. Un dialogo lungo e faticoso, Bologne, Il Mulino, 2007.
  • [70]
    Alberto Melloni, « L’Ostpolitik e i suoi uomini », dans Alberto Melloni et Maurilio Guasco (a cura di), Un diplomatico vaticano fra dopoguerra e Ostpolitik. Mons. Mario Cagna (1911-1986), Bologne, Il Mulino, 2003, p. 241-242.
  • [71]
    Marco Lavopa, « Mgr Agostino Casaroli, un habile “tisseur de dialogues européens” (1963-1975) », Revue de l’histoire des religions, 1, 2014, p. 101-115, ici p. 105.
  • [72]
    Ibid.
  • [73]
    Alain Brouillet, « La médiation du Saint-Siège dans le différend entre l’Argentine et le Chili sur la zone australe », Annuaire français de droit international, 25, 1979, p. 47-73.
  • [74]
    Marie Gayte, « La médiation du pape François entre La Havane et Washington : rupture ou continuité dans la diplomatie pontificale ? », IdeAs [en ligne], 10, automne 2017-hiver 2018, mis en ligne le 19 décembre 2017, page consultée le 13 janvier 2020.
  • [75]
    Olivier Prat, « “La Paix par la jeunesse”. Marc Sangnier et la réconciliation franco-allemande, 1921-1939 », Histoire@Politique, 10 (1), 2010.
  • [76]
    Charles Mercier, « Les fondations de la Communauté de Sant’Egidio et de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Essai de mise en parallèle », Archives de sciences sociales des religions, 149 (1), 2010, p. 55-71.
  • [77]
    Marie Balas, « “C’est différent des diplomates et des chercheurs”. Genèse et institutionnalisation d’un hybride : les médiations de Sant’Egidio », Les Champs de Mars, 26 (1), 2015, p. 123-135 ; Pierre Anouilh, « Sant’Egidio au Mozambique : de la charité à la fabrique de la paix », Revue internationale et stratégique, 59 (3), 2005, p. 9-20.
  • [78]
    Charles Tenenbaum, « Négociations et médiations », art. cité, p. 262 ; Guillaume Devin (dir.), Faire la paix : la part des institutions internationales, Paris, Presses de Sciences Po, 2009.
  • [79]
    Anne Bazin et Charles Tenenbaum, « Des experts de la paix ? Une sociologie des acteurs et des pratiques de la pacification européenne », dans Anne Bazin et Charles Tenenbaum (dir.), L’Union européenne et la paix. L’invention d’un modèle européen de gestion des conflit, Paris, Presses de Sciences Po, 2017, p. 39-62, ici p. 47.
  • [80]
    Lucien Bély, Les Relations internationales en Europe, xviie-xviiie siècles, Paris, Puf, 4e éd., 1992, p. 344.
  • [81]
    Laurence Badel, Un milieu libéral et européen. Le grand commerce français 1925-1948, Paris, CHEFF, 1999, chap. IV.
  • [82]
    Peter Hoeres, Außenpolitik und Öffentlichkeit. Massenmedien, Meinungsforschung und Arkanpolitik in den deutsch-amerikanischen Beziehungen von Erhard bis Brandt, Munich, Oldenbourg Verlag, 2013, p. 378 : « Das klandestine back channel-System […] kennzeichnet Bahrs und Kissinger Politikstil », p. 371-387.
  • [83]
    Éditorial du Monde du 11 mars 2011.
  • [84]
    Geoffrey R. Berridge, Talking to the Enemy : How States without ‘Diplomatic Relations’ Communicate, Basingstoke, Macmillan, 1994, p. 113-116.
  • [85]
    Francesco Morini, « Adapting Dynamically to Change in Diplomacy : A Comparative Look at Special Envoys in the International Arena », The Hague Journal of Diplomacy, 13 (4), 2018, p. 545-571, ici p. 550.
  • [86]
    Ibid., p. 551 : « special emissaries once bearing titles of ‘agent’, ‘delegate’ and ‘commissioner’ began to be referred to as ‘envoy’, ‘representative’, ‘adviser’, ‘co-ordinator’, or occasionally ‘ambassador-at-large’ ».
  • [87]
    Marie-Christine Kessler, « Les ambassadeurs thématiques », dans Maurice Vaïsse (dir.), Diplomatie française. Outils et acteurs depuis 1980, Paris, Odile Jacob, 2018, p. 211-214.
  • [88]
    Francesco Morini, « Adapting Dynamically to Change in Diplomacy », art. cité, p. 555.
  • [89]
    Entretien de Laurent Fabius, « La France dans la bataille de la diplomatie économique », Géoéconomie, 65 (2), 2013, p. 7-18.
  • [90]
    Andrew Cooper, Celebrity Diplomacy, Boulder (Colo.), Paradigm Publishers, 2008.
  • [91]
    Violaine Hacker, « Javier Solana, chef diplomate de l’Union européenne », Les Champs de Mars, 18 (1), 2007, p. 53-75. Cf. Marcin Kulczyk, « La naissance d’une diplomatie européenne : vers la mise en place du Service européen pour l’action extérieure : le regard polonais », thèse de doctorat en histoire contemporaine, sous la direction de Jean-Christophe Romer, Université de Strasbourg, 2014, p. 298-301.

Les acteurs paradiplomatiques sur la scène internationale relèvent de deux catégories. L’action des premiers (acteurs publics et parapublics) est encadrée par la constitution des États : elle est mise en pratique par les États fédérés, les régions, les villes, les parlements. Ils œuvrent la plupart du temps (mais pas toujours) de manière complémentaire avec la diplomatie étatique. L’action des seconds (organisations intermédiaires) est portée principalement, mais pas toujours, par des acteurs privés individuels ou collectifs. Le regroupement d’individus, unis par la défense du même type d’intérêts ou la promotion du même type de cause, en associations ou groupes de pression, est un phénomène marquant de l’histoire contemporaine. Ces acteurs ont défendu des causes à prétention universelle (anti-esclavagisme, droits de l’homme, paix, santé, environnement, etc.) ou des causes sectorielles correspondant souvent à une segmentation de la société (enfants, femmes, communautés nationales à l’étranger, anciens combattants) et les ont introduites sur l’agenda international. Or leur mode d’action transnational est venu parfois heurter, de manière conflictuelle, les objectifs de la diplomatie d’État.
Ces paradiplomaties se sont déployées avec une grande vigueur en Europe et hors d’Europe dans le contexte des rivalités et des crises impériales au xixe siècle, puis dans celui de l’affrontement idéologique de l’entre-deux-guerres ou de la non-reconnaissance mutuelle de systèmes antagonistes pendant la guerre froide…


Date de mise en ligne : 22/02/2021

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