Présentation
- Par Cédric Lagandré
Pages 7 à 11
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- LAGANDRÉ, Cédric,
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- Lagandré, C.
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La religion a commencé par être tout, par être la société humaine elle-même, et n’existait pas au début sous une forme séparée. Puis on l’a repérée, isolée, on lui a donné un nom, cessant de la confondre avec la nature même des choses. Toutes les autres dimensions de l’existence humaine versèrent alors dans le profane, les unes après les autres : des activités économiques, par exemple, purent avoir lieu indépendamment de toute préoccupation religieuse et de toute référence au sacré. Puis les temps modernes sont arrivés, qui ont balayé en Occident jusqu’au souvenir de cette imprégnation. On ne comprend plus très bien l’importance de la religion parmi les hommes d’autrefois. Pourtant la religion persiste, remplissant une fonction probablement bien différente de celle qu’elle assumait quand, par exemple, les religions offraient aux dieux des sacrifices. Sommées de se justifier, et peinant à le faire, les religions se recroquevillent sur leur socle littéral, renouant en apparence avec les siècles pré-scientifiques et pré-philosophiques où toute question avait sa réponse toute prête, et où le monde, aux yeux des hommes, tournait absolument rond.
L’incompréhension est si générale que les positions sur la question se sont figées jusqu’au ridicule. D’un côté on trouve donc une religiosité résiduelle d’autant plus « littérale » et fondamentaliste qu’elle se sent assiégée de toute part, de l’autre un athéisme « scientiste » qui prétend avoir résolu la question à laquelle la religion propose une réponse…
Date de mise en ligne : 18/12/2024
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